
La "VO"
En France, le débat sur la version originale «la Vo» n’est (incroyable mais vrai) toujours pas terminé (85 ans que ça dure !).
Louis Jouvet disait d’un film doublé, qu’il perdait la moitié de son intérêt («doublé», c’est-à-dire en version française «VF», avec des acteurs français parlant à la place des acteurs qui ont fait le film). On ne peut certes pas comparer théâtre et cinéma. Mais les techniques nouvelles de sous-titrage (surtitrage au théâtre et à l’opéra) ont permis de voir des œuvres majeures sur les scènes de France. Accepter la VO au théâtre est cependant loin d’être un combat gagné. Paradoxe car la langue qu’on parle aujourd’hui en France intègre toujours plus d’anglicismes ou d’arabismes, pour ne citer que ces deux emprunts. Mais assister à du théâtre dans une autre langue que le français, tabernacle ! Cachez cette langue que je ne saurais voir... Le théâtre, c’est être curieux du monde, curieux «des autres».

► En échos à cette question des spectacles en langues originales, quelques extraits audio du débat en janvier 2009 :
"Programmations internationales des théâtres et des festivals à l'heure des réseaux, des échanges et du marketing."
Reportée à une date ultérieure
Rencontre avec Patrick Sommier et un invité
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