BERNARD SOBEL
Bernard sobel
BERTOLT BRECHT

29 SEPT > 24 OCT 2008
2 supplémentaires : jeudi 23 et ven 24
du lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche mercredi, jeudi
Salle Christian Bourgois

Texte Bertolt Brecht
Traduction Pierre Deshusses

Mise en scène Bernard Sobel
en collaboration avec Sophie Vignaux
Lumières Lauriano de la Rosa
Son Bernard Valléry
Musique Olivier Bernaux, Eva Hernandez, Vimala Pons
Costumes Mina Ly
Assistantes costumes Emilie Delannoy, Clotilde Lerendu

avec
Jérémie Bédrune, Olivier Bernaux, Priscilla Bescond, Chloé Chevalier, Christophe Degli Esposti, Adama Diop, Caroline Espargilière, Eva Hernandez, Noémie Rosenblatt, Sylvain Sounier, Marianne Téton, Clio Van De Walle, Geneviève Voisin, Slimane Yefsah

Coproduction Compagnie Bernard Sobel, Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique

Coréalisation MC93 Bobigny

avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

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Informations utiles
Durée du spectacle 2h30
Pour réserver ce spectacle :
Réservation en ligne MC93
Billetterie en ligne de la Fnac
Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h à 19h
Pour les relais : 01 41 60 72 78
Télécharger (format PDF) :
La fiche spectacle
Le dossier de presse
Le plan d'accès
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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Dans la presse
xxx La crise de 1929 revisitée par Brecht à la MC93 de Bobigny, par Jean-Pierre Thibaudat, 19 oct 2008, Rue89
A écouter
Ecouter un extrait. Kathleen Evin reçoit Noémie Rosenblatt, Sylvain Sounier et Clio Van De Walle dans son émission "Humeur vagabonde" sur France Inter, jeudi 18 septembre de 20h10 à 21h.
Laure Adler reçoit Bernard Sobel dans son émission "Studio Théâtre" sur France Inter, samedi 27 septembre de 18h10 à 19h.
Joelle Gayot reçoit Bernard Sobel dans son émission Comme au théâtre, France Culture
Lundi 6 OCT 2008 en direct de 21h à 22h
Bruno Tackels reçoit Bernard Sobel dans son émission Autour du plateau sur France Culture, jeudi 9 octobre 2008 à 22h15.
 
A lire ou relire
Bertolt Brecht
Sainte Jeanne des abattoirs,
L’Arche editeur
traduction Pierre Deshusses
nouvelle édition à paraitre en septembre 2008
Walter Benjamin
Oeuvres
Michael Löwy
Walter Benjamin-Avertissement d’incendie PUF
Karl Marx
Le capital
Paul Claudel
La ville
Goethe
Faust 1, Faust 2
Upton Sinclair
La jungle
Brecht est un grand poète et il est temps de l’entendre ainsi. théâtre de la parabole plus que théâtre didactique, Sainte Jeanne des Abattoirs plonge le spectateur au cœur même de la violence inhérente à la vie en société, c’est une fresque implacable sur l’Amérique de 29, la crise, le système qui broie l’homme.
À travers l’histoire croisée de la jeune femme, entrée à l’armée du Salut pour soulager la misère des ouvriers des abattoirs de Chicago, et du capitaliste appliquant les principes de l’entreprise libérale, ce sont toutes les contradictions qui traversent chaque individu qui sont ici exposées sans aucun manichéisme. ni entièrement bons ni entièrement mauvais, mais parcourus intensément par des questionnements vitaux, les héros de Bertolt Brecht sont matière à expérimentation dans ce « théâtre laboratoire » qui nous amène au plus près des sentiments d’angoisse, de peur qui traversent chaque homme quand il s’interroge sur sa place dans un monde sans cesse bouleversé et instable. Jouée par une troupe de jeunes acteurs qui s’échangent les rôles, offrant ainsi toute une palette d’interprétations possibles pour chaque personnage, cette Sainte Jeanne refuse tout dogmatisme, tout didactisme au profit d’une profonde réflexion « faustienne » et jubilatoire sur notre condition humaine. Si, comme l’écrivait le philosophe Roland Barthes : « pour Brecht, les maux des hommes sont entre les mains des hommes », Bernard Sobel, une fois encore nous permet de mieux appréhender ces « maux » en metteur en scène toujours engagé dans la recherche d’un théâtre vivant et remuant, qui refuse les faux-semblants, le préfabriqué de la pensée et le consensus mou, un théâtre où l’on est heureux de prendre ensemble le temps de la réflexion.
Jean-François Perrier
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presentation
Brecht est un grand poète et il est temps de l’écouter autrement. Sainte Jeanne des Abattoirs plonge le spectateur au cœur même de la violence inhérente à la vie en société, c’est une fresque implacable sur l’Amérique de 29, la crise, le système qui broie l’homme. À travers l’histoire croisée de la jeune paysanne, entrée à l’Armée du Salut pour soulager la misère des ouvriers des abattoirs de Chicago, et du capitaliste appliquant les principes de l’entreprise libérale, ce sont toutes les contradictions qui traversent chaque individu qui sont ici exposées sans aucun manichéisme. Ni entièrement bons ni entièrement mauvais, mais parcourus intensément par des questionnements vitaux, les héros de Bertolt Brecht sont matière à expérimentation dans ce « théâtre laboratoire » qui nous amène au plus près des sentiments d’angoisse, de peur qui traversent chaque homme quand il s’interroge sur sa place dans un monde sans cesse bouleversé et instable. Jouée par une troupe de jeunes acteurs qui s’échangent les rôles, offrant ainsi toute une palette d’interprétations possibles pour chaque personnage, cette Sainte Jeanne refuse tout dogmatisme, tout didactisme au profit d’une profonde réflexion « faustienne » et jubilatoire sur notre condition humaine. Si, comme l’écrivait le philosophe Roland Barthes : « Pour Brecht les maux des hommes sont entre les mains des hommes », Bernard Sobel une fois encore nous permet de mieux appréhender ces « maux » en metteur en scène toujours engagé dans la recherche d’un théâtre vivant et remuant, qui refuse les faux semblants, le préfabriqué de la pensée et le consensus mou, un théâtre où l’on est heureux de prendre ensemble le temps de la réflexion.
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Bernard Sobel
Le théâtre de Gennevilliers a été fondé en 1963. Au début des années 1970, le Ministère de la Culture participe progressivement au financement de l’ensemble théâtral de Gennevilliers, qui devient Centre Dramatique national en 1982. Bernard Sobel et le collectif de travail qu’il a constitué ont assuré depuis le début une programmation et des créations puisant dans des répertoires très divers et révélant souvent des auteurs peu connus en france, comme Heiner Müller, Alexandre Ostrovski, Richard Foreman et Kuan Han Ching. Au cours de ces trente années d’existence, le théâtre de Gennevilliers est devenu une sorte de laboratoire où des metteurs en scène comme Patrice Chéreau, Stéphane Braunschweig, Bruno Bayen ont pu créer à leurs débuts, ainsi que des hommes comme Didier-Georges Gabily, Richard Foreman Marc François. Il a mis en scène Maria Casarès, Philippe Clévenot, Daniel Znyk, Anne Alvaro, Denis Lavant, Pascal Bongard, Charles Berling, Sandrine Bonnaire…
En 1974, Bernard Sobel créait la revue Théâtre/Public. De 1964 à 2006, au théâtre de Gennevilliers, Bernard Sobel a mis en scène Tanker Nebraska de Herb Tank, Antigone de Bertolt Brecht, La Farce du Poulier (anonyme), La Farce de Maître Pathelin (anonyme), Cœur ardent d’Alexandre Ostrovski, Ruzzante revient de guerre d’Angelo Beolco, Vietnam une résistance héréditaire (montage), L’Exception et la règle de Bertolt Brecht, Jeppe de la montagne de Ludwig Holberg, Enquête pour un fait divers de Claude Prin, Première de cavalerie de Vsevolod Vichnievski, Du millet pour la VIIIème armée de Loo Ding, Chang Fan, Shu Nan, L’Opéra du gueux de John Gay, Philoctète de Heiner Müller, California Story de Hanns Eisler et Ernst Otwald, Homme pour homme de Bertolt Brecht, Le Candidat de Gustave Flaubert, Timon d’Athènes de William Shakespeare, Madame Legros de Heinrich Mann, Têtes rondes et têtes pointues de Bertolt Brecht, Don Juan de Molière, La Tempête de William Shakespeare, Le Précepteur de Jakob Michel Reinhold Lenz, Marie d’Isaac Babel, Le Pavillon au bord de la rivière de Kuan Han Chin, Le Juif de Malte de Christopher Marlowe, Les Paysans d’après Honoré de Balzac, Timon d’Athènes de William Shakespeare, Maximilien Robespierre de Bernard Chartreux et Jean Jourdheuil, Don Juan et Tartuffe de Molière, Mario et le Magicien d’après Thomas Mann, Le Porteur d’eau ou les deux journées (opéra de Luigi Cherubini), Va et Vient et Pas Moi de Samuel Beckett, Edouard II de Christopher Marlowe, La Chute de l’égoïste Johann Fatzer de Bertolt Brecht, L’Éléphant d’or d’Alexandre Kopkov, Coriolan de William Shakespeare, Marie Stuart de Johann Christoph Friedrich Schiller, La Cruche cassée d’Heiner von Kleist, Philoctète d’Heiner Müller, Entre chien et loup ou La Véritable Histoire d’Ah Q de Christoph Hein, L’Ecole des Femmes de Molière, Nathan le Sage de Gotthold Ephraim Lessing, Le Cyclope d’Euripide (opéra de Betsy Jolas), La Ville de Paul Claudel, La Charrue et les Etoiles de Sean O’Casey, Le Roi Lear de William Shakespeare, Hécube d’Euripide, Les Amis font le philosophe de Jakob Michel Reinhold Lenz, La Forêt d’Alexandre Ostrovski, Les Tu et Toi ou la parfaite égalité de Dorvigny, La Bonne âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht, Tartuffe de Molière, Vie de la révolutionnaire Pélagie Vlassova de Tver de Bertolt Brecht d’après La mère de Gorki, Il Prigioniero (opéra de
luigi Dallapiccola), Vie et Mort du Roi Jean de William Shakespeare, Cache-cache avec la mort de Mikhaïl Volokhov, Threepenny Lear de William Shakespeare, Les Géants de la montagne de Luigi Pirandello, Les excursions de Monsieur Broucek et L’Affaire Makropoulos de Leos Janacek, Cœur ardent d’Alexandre Ostrovski, Napoléon ou les Cent-Jours de Christian Dietrich Grabbe, Zakat d’Isaac Babel, Des perles aux cochons de Richard Foreman, Les Nègres de Jean Genet, La Tragédie Optimiste de Vsevolod Vichnevsky, La fameuse tragédie du riche Juif de Malte de Christopher Marlowe, Couvre-feu de Roney Brett, Manque (crave) de Sarah Kane, Bad Boy Nietzsche de Richard Foreman, Le Mandat de Nikolaï Erdman, L’Otage de Paul Claudel, Ubu roi d’Alfred Jarry, En attendant Godot de Samuel Beckett, Le Pain dur de Paul Claudel, Innocents coupables d’Alexandre Ostrovski, Un homme est un homme de Bertolt Brecht, Troïlus et Cressida de William Shakespeare et en 2006 Don, mécènes et adorateurs d’Alexandre Ostrovski. En octobre 2007, il crée au théâtre national de Strasbourg Le Mendiant ou la mort de Zand de Iouri Olécha. germaniste, il a participé à de nombreux travaux de traduction, notamment la version française de Hitler, un film d’Allemagne de Hans Jürgen Syberberg (scénario publié aux éditions Laffont Seghers).
Par ailleurs, Bernard Sobel est aussi réalisateur à la télévision. on lui doit un certain nombre de documentaires, sur le peintre et graveur Hogarth, sur Machiavel, sur le musée du Havre et la Closerie des Lilas. Il a réalisé plusieurs dramatiques notamment Jeppe des collines de Ludwig Holberg, Le Candidat de Gustave Flaubert, Marie d’Isaac Babel ainsi que Mourir pour Copernic et Un ennemi du Peuple sur des scénarios écrits par des membres de son collectif au théâtre de Gennevilliers. Il a effectué pour la télévision l’enregistrement de plusieurs spectacles, dont l’opéra Lulu d’Alban Berg présenté à l’opéra de Paris, le Mephisto et L’Indiade d’Ariane Mnouchkine, Peer Gynt et Lucio Silla mis en scène par Patrice Chéreau et pour la télévision allemande, celui de Faust mis en scène par Klaus-Michael Grüber, et le Wozzeck d’Alban Berg, mise en scène de Patrice Chéreau en 1994. Il a également tourné Bérénice mis en scène par Klaus Michael Grüber et pour la télévision française L’Ecole des Femmes, Nathan le Sage, Hécube, L’Orestie, Les Tu et Toi ou la parfaite égalité et La Bonne âme du Se-Tchouan. En 1996, il a réalisé Citizen Mann, portrait de Thomas Mann, dans le cadre de la série «un siècle d’écrivains» pour France 3.
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Rencontre avec Bernard Sobel
Bertolt Brecht écrit cette pièce en 1930. Est-ce le contexte de crise sociale et économique de l’allemagne à cette époque qui justifie cette œuvre ?
Je ne crois pas que cette œuvre soit une réponse à la crise de 1930 mais elle est plutôt une réflexion plus générale sur l’humanité et sur l’organisation qui régit les rapports entre humains dans la société en allemagne et ailleurs, hier et aujourd’hui. aujourd’hui, en france en 2008, nous vivons avec la remise en cause quotidienne de l’idée même de révolution, bien que nous soyons les descendants d’une révolution, celle de 1789, qui marque encore notre vie collective aujourd’hui. certains remettent en cause la révolution au nom de la lutte contre la violence et au nom d’une société pacifiée. quand Bertolt Brecht écrit Sainte Jeanne des Abattoirs en 1930 ce n’est pas la crise économique qui l’intéresse mais l’envie de poser la question de la violence dans l’histoire. il travaille avec Walter Benjamin et Karl Korsch, cette question philosophique est au centre de leurs préoccupations. ils considèrent que la vie « est » violence. la révolution est donc l’état normal des choses puisqu’il n’y a pas de vie sans qu’il y ait violence. Bertolt Brecht considérait que ce troisième « essai », c’est ainsi qu’il appelait ses œuvres dans le sens que montaigne donnait au mot, était une réflexion sur l’évolution d’une des étapes de l’homme faustien, en référence au Faust de Goethe. (…)
Dans la présentation de sa pièce, Brecht ne dit rien d’autre sur cette œuvre. il est essentiel de comprendre que pour lui comme pour Shakespeare, comme pour Molière, comme pour la plupart des grands dramaturges, le théâtre c’est le moyen de faire des expériences et de les donner à voir. le plateau est comme une paillasse de chercheur dans un laboratoire, une paillasse sur laquelle on expérimente des solutions ou des tentatives de solutions pour répondre aux grands problèmes de l’aventure humaine. le théâtre grec, le
premier, est lui-même un lieu d’expérimentation et l’on peut considérer L’Orestie comme une recherche sur « comment sortir du cycle de la violence » ?
« C’est un spectacle que l’on peut regarder comme un film noir américain.
Bernard Sobel
Sainte Jeanne des abattoirs est donc une œuvre pour aujourd’hui?
Bien sûr, puisque la violence est notre quotidien même si l’on tente de la nier, de l’effacer, de faire semblant que le
progrès de l’humanité va vers une sorte de paix fictive et factice qui régulerait les rapports humains... il y a violence permanente, puisqu’il y a en permanence castration de nos pulsions. tout cela est contraire aux réalités et Brecht et Benjamin sont des outils opératoires pour nous, comme Beckett dans En attendant Godot, comme Claudel peut l’être aussi quand il écrit La Ville car ils se posent les mêmes questions sur l’expérimentation de la violence, dans des contextes historiques différents. claudel est à mes yeux un des grands auteurs matérialistes, un matérialiste
« pascalien » alors que Brecht serait, peut-être, un des derniers grands auteurs catholiques… même si dans Sainte Jeanne des Abattoirs, ce catholicisme secret à la recherche d’un homme bon n’est pas vraiment présent. ce poème dramatique est un outil tout à fait pertinent pour analyser ce qui nous entoure, surtout maintenant que nous sommes débarrassés de l’illusion de l’espoir. si l’on considère que l’être humain est membre d’une espèce et pas seulement un individu, il n’y a pas de doute que l’œuvre de Brecht est utile aujourd’hui, à un moment où l’on peut s’inquiéter de la disparition de l’espèce humaine. il ne faut jamais oublier que l’homme est une part de la nature et que ce n’est pas la nature qui est faite pour l’homme.
« L’avenir de l’humanité n’a d’intérêt que vu d’en bas.
Bertolt Brecht
Mais dans Sainte Jeanne il n’y a pas de « bons » ni de «méchants » ?
Non il n’y en a pas. il est essentiel de ne pas fonctionner dans le manichéisme du bien et du mal. si l’on en revient à l’idée de violence comme seule valeur de la vie et si l’on ne veut pas se raconter d’histoires lénifiantes, on doit considérer comme Pascal qu’« il serait bien et bon que ce qui est juste soit fort mais c’est ce qui est fort qui est juste ». Brecht invente pour son expérience de laboratoire un être ambigu, qui est un mélange de Pierpont mauler (le capitaliste) et de sainte Jeanne (la révolutionnaire). Les deux sont les deux faces de la même question : où est la violence dans la société qui nous entoure et que faire avec elle ? il n’y est pas question de morale. le monde qui aujourd’hui nous entoure est dans cette violence, qui crée l’inquiétude et l’angoisse de beaucoup. Violence qui est augmentée encore par les craintes de manques : manque de pétrole, manque d’eau, manque de nourriture… le centre de la tentative brechtienne dans Sainte Jeanne des Abattoirs est d’ailleurs plus près de nos préoccupations actuelles que de celles de 1930.
« Il n’y a pas de poème théâtral sans qu’il n’y ait de politique, car l’essence même du théâtre ne
peut pas ne pas être politique.
Bernard Sobel
Vous utilisez une nouvelle traduction inédite. Pourquoi ?
Parce que souvent les traductions établissent un voile entre l’œuvre originale et la version française, ce qui n’est pas le cas avec la traduction de Pierre Deshusses, que les éditions de l’arche m’ont proposée. J’ai eu chaud au cœur en la lisant car elle est jouable assez facilement tout en respectant les alternances stylistiques de Brecht (prose et vers mélangés). Ce qui m’importe d’ailleurs c’est, que la dramaturgie de la pièce est notre quotidien d’aujourd’hui. Il suffit d’ouvrir un journal chaque matin pour être dans la pièce de Brecht, que ce soit les discours du patronat, la remise en cause de 1968, les émeutes de la faim au niveau planétaire… tout cela est dans Sainte Jeanne et il faut pouvoir l’entendre.
Vous avez créé ce spectacle avec des acteurs issus du
conservatoire national Supérieur d’art dramatique. Qu’est-ce
que cela vous a apporté ?
Le fait de travailler avec cette jeune équipe de comédiens m’a permis de faire jouer le même personnage par plusieurs acteurs différents et, d’une façon naturelle on a pu montrer ce que c’est que de jouer ce poème de Brecht en montrant les différentes facettes des personnages. Des personnages qui n’existent pas car ils ne sont que des données, des allégories. il y a une pureté naturelle dans le jeu qui permet de faire semblant « d’incarner » des personnages. ces jeunes gens étaient intensément pris par ce que Brecht écrit et qui leur rappelait ce qu’ils lisent tous les jours dans leurs journaux : délocalisation, retour du religieux, casse du contrat social. si vous jouez La Bonne âme de Se-Tchouan devant un public très bourgeois qui n’a pas grand-chose à
faire de ce qui se raconte sur le plateau, il est possible que les acteurs, eux aussi, ne se sentent plus très concernés. l’échange plateau-salle ne peut pas avoir vraiment lieu.
Sainte Jeanne des Abattoirs est-elle une pièce didactique ?
Non, c’est un apologue, une parabole. mais toutes les pièces de Brecht ont un point commun c’est qu’elles ont été écrites pour faire avancer les comédiens et les spectateurs dans la connaissance des choses. Brecht ne donne pas de leçons au public ou aux acteurs, mais il propose une maïeutique pour apprendre. et l’équipe d’acteurs avec laquelle j’ai travaillé a beaucoup appris dans la période troublée qui est la nôtre. ils ont appris historiquement, sociologiquement, philosophiquement à mieux comprendre l’univers dans lequel ils vivent. Brecht apprend aussi à se tromper, comme Shakespeare. Il y a de la joie à travailler sur ces textes même
en se trompant.
Pensez-vous, comme Roland Barthes, que : « Bertolt Brecht
à une pratique de la secousse discrète jamais installée ».
Oui et cela rejoint ce que je vous disais sur l’étonnement permanent que l’homme suscite chez Brecht. mais Brecht ne se situe jamais dans le cliché car il ne sait pas comment les hommes doivent se comporter et qu’il ne leur donne jamais de conseils sur la façon de se comporter. il considère que l’homme est l’atelier de lui-même car Brecht est aussi un philosophe, comme Karl Valentin et Raymond Devos. Sans arrêt il y a une lutte contre les calcifications et les pétrifications dans l’œuvre de Brecht, même si parfois, on
ne comprend pas toujours sa manière de lutter. L’art d’être naïf chez Brecht présuppose une grande culture. c’est un travail théorique qu’il effectue, comme celui de Marx sur la marchandise, qui nous enrichit et nous fait découvrir des angles d’accès qui modifient notre compréhension des choses et du monde. aujourd’hui on nous dit que le marxisme est fini mais on ne connaît pas le marxisme.
Comment le théâtre, et d’une façon générale les pratiques
artistiques peuvent-ils intervenir dans l’histoire ?
Les œuvres d’art sont le témoignage, à travers les siècles, de la vie. un tableau de cézanne, c’est vivant, un poème de Pétrarque c’est vivant puisqu’on peut le goûter aujourd’hui comme à l’époque de sa création. Donc l’art intervient sans cesse dans le vivant mais pas différemment aujourd’hui que dans les siècles passés. Si l’on en revient à Brecht, je dirai, d’une façon un peu provocante, qu’il a plus écrit pour aujourd’hui que pour sa propre époque. aujourd’hui on peut mieux comprendre les étapes de l’homme faustien, puisque l’humanité se pose plus de questions sur ce à quoi sert la science, le savoir, la maîtrise du monde. On découvre qu’il n’y a plus d’espoir dans un monde meilleur puisque le socialisme réel s’est écroulé et qu’à partir de là le questionnement change de nature. comme Marx le disait, l’humanité ne se pose des questions que lorsqu’elle peut y répondre… mais la réponse n’est en général qu’une autre question. il y a très peu d’artistes chez les metteurs en scène, peut-être Chéreau, Grüber, Marthaler, Bob Wilson sont des créateurs de forme et donc des artistes. Moi sans les poètes je n’existe pas, et je suis donc un prédateur plus
qu’un artiste.
Sans le poète, il n’y a pas de théâtre ?
Oui. Il témoigne comme un pionnier, un chercheur. C’est un gagarine de l’humanité. Il éclaire le monde, il fait découvrir des choses qui nous enrichissent.
Entretien réalisé par Jean-François Perrier en juin 2008.
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Jérémie Bédrune
Il a suivi la formation du conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes de Dominique Valadié, Andrzej Seweryn, Christiane Cohendy et Patrick Catalifo. en troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzales Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier.
Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Vincent Collet, Supermarché de Bilana Serbianovic, Claudia Stavisky La Cuisine d’Arnold Wasker, Michel Didym Divans (texte collectif), Pierre Pradinas L’Homme aux valises de Ionesco, Paul Chiributa Noces de sang de Federico Garcia Lorca et Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, Samuel Gallet Théâtre pour n’importe où de Samuel Gallet, Laurent Marty Robert Les superbes ou la glorieuse apologie du néant de Laurent Marty et Fabrice Cals Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès.
Olivier Bernaux
Il a suivi la formation du conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes de Dominique Valadié, Andrzej Seweryn, Christiane Cohendy et Patrick Catalifo. En troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzalès Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, il a joué dans La Mouette d’Anton Tchekhov mise en scène par Aurore Paris.
Au théâtre, il a joué dans plusieurs spectacles de rue d’Olivier Bernaux et Franck Willekens Instanf & Stiff puis Par-ci par-là paroles de Jacques Prévert ; de Vincent Martin Têtes de lectures, Les Dutunnels et Tourbillon. Il a également joué dans les mises en
scène de Valia Boulay Rêves de Wajdi Mouawad, Jacques Garsi L’Augmentation de Georges Perec, Valia Boulay Le Parc de Botho Strauss. Au cinéma, il a tourné dans Nos représailles de Nicolas Briand, Comme demain de Muriel Cravatte, Ruptures de Benjamin Rufi, La Fin des vacances de Geoffroi Heissler.
Priscilla Bescond
A près avoir été formé au cours Florent, elle intègre le conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) et suit les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Christiane Cohendy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers de Jean-Michel Rabeux Opérette de Witold Gombrowitcz, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Denis Guénoun La Nuit des buveurs d’après Le Banquet de Platon, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, elle a joué dans La Mouette d’Anton Tchekhov mise en scène par Aurore Paris.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène de Michel Vinaver et Gilone Brun L’ordinaire de Michel Vinaver, Jean-François Mariotti Gabegie de Jean-François Mariotti puis Les quatre jumelles de Copi, Jean-Paul Bazziconi La mère confidente de Marivaux.
Au cinéma, elle a tourné avec Emmanuel Mouret et Djibril Glissant
Fais-moi plaisir, Jeanne Biras Au suivant !, Isabelle Broue Tout le plaisir est pour moi, Zabou Breitman Bien dit !.
Chloé Chevalier
Elle a suivi la formation du conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Laurence Roy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Denis Guénoun La Nuit des buveurs d’après Le Banquet de Platon, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, elle a joué dans les mises en scène d’Aurore Paris, Erwan Larcher et Marianne Téton.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène de Pascal Papini L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et En attendant les beaux jours ou une tragédie du bonheur (écriture et jeu). De 2000 à 2004, elle a participé au Cabaret 2000, lecture de textes de Sébastien Joaniez.
Au cinéma, elle a tourné dans plusieurs courts métrages : Fais-moi plaisir d’Emmanuel Mouret et Djibril Glissant, Je n’ai pas vu de blessure de Dominique Beaumard, Un conte de fée de Pierre Dejon.
Christophe Degli Esposti
Il a suivi la formation du Conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Laurence Roy. En troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers de Bernard Sobel Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier.
Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Marie-Laure Girard Une noce d’Anton Tchekhov, Sylvie Hamelin Molière en sous-sol, Arthur Jugnot et Romain Thunin Le monde est petit, Les pygmées aussi de Philippe Bruneau, Arthur Jugnot King kong Palace de Marco-Antonio de la Parra.
au cinéma, il atourné dans Ben et Thomas de John Walkshire, Un café ? de Sandy Palenzuela, Migraine(s) de Simon Legros, Fausse route de Nicolas Christian Messie.
Adama Diop
Après avoir suivi une formation à l’atelier de recherche du théâtre universitaire « isseu niang » de Dakar, Adama Diop intègre l’école supérieure d’art Dramatique du conservatoire national de région de montpellier puis en 2005 le Conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes de Dominique
Valadié, Andrzej Seweryn, Christiane Cohendy et Patrick Catalifo. En troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers de Denis Guenoun Le Banquet de Platon et d’Emmanuel Mouret et Djibril Glissant.
Au conservatoire dans le cadre des travaux d’élèves, il a mis en scène Le Masque Boiteux de Koffi Kwahulé et Homme pour Homme adapté de l’œuvre de Bertolt Brecht.
Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Marion Guerrero Les aventures de Nathalie Nicole de Marion Aubert, Christiane Cohendy La Cerisaie d’Anton Tchekhov, Cendre Chassane Le Triomphe de l’amour de Marivaux, Thibault Wenger Je m’appelle d’Enzo Cormann, Christelle Mellen Une Journée en mer de Thérèse Bonnettat, Richard Mitou Les Hommes de Terre de Marion Aubert, Yves Ferry Le Balcon de Jean Genet, Sellou Diallo et Gora Seck La Liberté enchaînée d’après Moha le fou Moha le sage de Tahar Ben Jelloun et L’Exclu de Mouza Pavlova.
Au cinéma, il a tourné avec Emmanuel Mouret et Djibril Glissant Fais-moi plaisir et Laurent Bonnotte Mémoires Blessées.
Caroline Espargilière
Après avoir suivi une formation au Kenyon college Drama Department aux Etats-Unis puis à l’Ecole Charles Dullin, elle rentre au conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié,
Nada Strancar, Daniel Mesguich. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers de Jean-Michel Rabeux Opérette de Witold Gombrowitcz, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène de Rodolphe Corrion Après la Pluie de Sergi Belbel, Nada Strancar La Thébaïde de Racine et Antigone ou La piété de Robert Garnier, Jean-loup Rivière Qui Parle ? de Christophe Pagnon, Andrzej Seweryn Les Perses d’Eschyle, Martine Delor La Méprise de Marivaux, François Gentil L’Exception et la Règle de Bertolt Brecht, Kyra Constantinoff Une Visite Inopportune de Copi et Shakespeare, Notre Contemporain d’après Michel Deutsch, Heiner Müller, Jan Kott et William Shakespeare, Jonathan Tazewell As You Like It de William Shakespeare au Bolton Theater, David Barbaud Mon Isménie d’Eugène Labiche. Elle met également en scène son propre texte What’s Hidden in your Closet? au Hill theater. Au cinéma, elle a tourné dans Fais-moi plaisir d’Emmanuel Mouret et Djibril Glissant, L’Accroissement du désert de Jonathan Desoindre et Le Prince Charmant ? de Ibtissame Bouchaddi .
Eva Hernandez
Elle a suivi la formation du conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Laurence Roy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers de Jean-Michel Rabeux Opérette de Witold Gombrowitcz, Bernard Sobel Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht, Denis Guénoun La nuit des buveurs d’après Le Banquet de Platon, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, au conservatoire, elle a joué a dans la mise en scène de Gabriel Dufay et Jean-Christophe Folly Le Silence et Le Mensonge de Nathalie Sarraute.
Au théâtre, elle a joué dans la mise en scène d’Adrian Claret Terres mortes de Kroetz.
Noémie Rosenblatt
Après avoir suivi une formation au cours Florent, elle rentre au conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Christiane Cohendy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène de Jacques Weber Jacques Weber raconte Molière et Ondine de Jean giraudoux ; Katharina Stegmann Quartett d’Heiner Müller ; Delphine Lalizout L’Hôtel du libre échange de Georges Feydeau et Claire Temkine La Dispute de Marivaux. Elle a également mis en scène Les fiancés de Loches de Feydeau. Au cinéma elle a tourné avec Denise Chalem Si on savait !..., Philippe Venault Boulevard du palais, Luc goldenberg Julie Lescaut.
Sylvain Sounier
Il a suivi la formation du conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, Laurence Roy. En troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, il a joué dans les mises en scène d’Aurore Paris La Mouette d’Anton Tchekhov, Maxime Kerzanet La Coupe et les lèvres d’Alfred de Musset, Damien Houssier Haute surveillance de Jean Genet.
Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Sarah Lepicard et Jeanne Candel Platonov d’Anton Tchekhov, Adrien Lamande Le café de Rainer Werner Fassbinder. Au cinéma, il a tourné dans A l’instant et bonsoir d’Adrien Lamande, Don Juan en construction d’Antonio Pires-Saboia, A cause d’elles de Lolita Chammah, Platonov, La nuit est belle de Mia Hansen-Love et Elie Wajman, Fais-moi plaisir d’Emmanuel Mouray et Djibril Glissant.
Marianne Téton
A près avoir suivi une formation au conservatoire du 5ème arrondissement de Paris, elle rentre au conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Patrick Catalifo, Christiane Cohendy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers d’eric lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Denis Guénoun La nuit des buveurs d’après Le banquet de Platon, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier. Dans le cadre des travaux d’élèves, elle ajoué dans les mises en scène d’Aurore Paris La Mouette d’Anton Tchekhov et Juste un petit cancer. Elle a également écrit et mis en scène Il aurait mieux valu.
Au théâtre, elle a joué dans la mise en scène de Christiane Cohendy La Cerisaie d’Anton Tchekhov et à participer aux créations de Peter Schumann avec le Bread and Puppet (Vermont, etats-unis). Au cinéma, elle a tourné avec Sophie Fillière J’appelle dans le vide de Keren Ben Raphael.
Clio van de Walle
Après une formation au cours Florent, au conservatoire du 11ème arrondissement et des stages actor’s studio Jack Waltzer, elle intègre le conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, laurence roy. En troisième année, elle a suivi les stages et intégré les ateliers d’Eric Lacascade La Double Inconstance de Marivaux, Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Jacques Rebotier Ma vie est un roman qui m’intéresse beaucoup d’Hector Berlioz, Jacques Rebotier et Shakespeare, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier.
Au théâtre, elle a joué dans les mises en scène de laurent tixier Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas ; Odile Mallet et Geneviève Brunet Le Dindon de Georges Feydeau ; Jean-luc Jeener Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand ; Catherine Lombard Jardin en désordre d’Alan Ayckbourn et L’heure éblouissante d’Anna Bonacci ; Jean-Paul Bouron Le Bourgeois Gentilhomme de Molière. Elle a mis en scène La Leçon de Ionesco et Le Graphique de Boscop de Sotha Dumoulin. Au cinéma, elle a tourné dans De passage de Dounia Sidki.
Geneviève Voisin
Elle est comédienne autodidacte, elle a choisi de se former en participant à différents projets : Mademoiselle Julie d’August Strindberg, mis en scène Monique Donnay avec la Cie des royales marionnettes, avec Etienne Van der Belen, à des stages de butô,
de danse contemporaine japonaise et de clown. Elle a suivi la formation de Carlotta Ikéda, Yoshi Oïda, Garret List, Cédric Paga, Richard Cayre, Frédérick Rymen, S. Chapelle, qui rencontrent sa sensibilité artistique. Elle est auteur-interprète. Elle crée en 2004 sa compagnie : la Cie ah mon amour, qui a aujourd’hui quatre spectacles à son actif, dans lesquels elle est interprète. Contrenaissance d’un clown (solo de clown) mis en scène par Serge Maréchal, On nous a menti, duo clownesque pour adultes, mis en scène par Annick Funtowicz, Amour et Grivoiseries (cabaret pianochant) mise en scène Laurence Crémoux, Le retour du Grand Cirque Pagaille, deuxième duo clownesque avec Pascale Muret, mise en scène de Cédric Paga.
Slimane Yefsah
Après avoir suivi les cours du cours florent, il rentre au conservatoire national supérieur d’art Dramatique (Promotion 2008) dans les classes d’Andrzej Seweryn, Dominique Valadié,
Daniel Mesguich, Nada Strancar. En troisième année, il a suivi les stages et intégré les ateliers de Bernard Sobel Sainte Jeanne des Abattoirs de Bertolt Brecht, Mario Gonzalez Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque, Hugues Leroy, Laurent Gauthier,.
A u théâtre, il a joué dans les mises en scène de Fabio Alessandrini Deux frères de Fausto Paravidino ; Nada Strancar Antigone ou La Piété de Robert Garnier, La Thébaïde de Racine ; Quentin Delormes L’Autre Rive de Gao Xing Yang ; Jehanne Gascoin Les Enfants d’Edward Bond ; Christine Farenc Le Langue à langue des chiens de roches de Daniel Danis ; Kristel Pegeot Les Dingues de Knoxville de Joël Jouanneau ; Pauline Mendroux Montserrat d’Emmanuel Robles ; Amélie Gouzon L’Amour de Phèdre de Sarah Kane.
Au cinéma, il a tourné dans Nés en 68 de Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Un excellent dossier d’Arthus De Penguern, Cosi for Tutti de Mathilde de Romefort, Love Street de Raphaël Girault, Pue pue pue de David Grandbois.
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Atelier de 3e année
dirigé par Bernard Sobel
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