| JEAN-YVES RUF |
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| WILLIAM SHAKESPEARE |
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7 NOV > 2 DEC 2008 à 20h30 |
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Texte WILLIAM SHAKESPEARE Assistante à la mise en scène Christelle
Carlier Le Chat Borgne Théâtre, compagnie subventionnée par la DRAC Alsace |
| extrait video Mesure pour Mesure |
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© Mario
Del Curto |
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| Durée du spectacle 2h45 avec entracte | |
| Pour réserver ce spectacle : | |
| Réservation en ligne MC93 | |
| Billetterie en ligne de la Fnac | |
| Par téléphone : 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
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| La fiche spectacle | |
| Le dossier de presse | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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« Ne jugez point afin de n'être
pas jugés. Car selon que vous aurez jugé, on vous jugera,
et selon la mesure dont vous aurez mesuré, on vous mesurera ».
C'est à partir de cette sentence extraite de l'évangile
selon Saint Mathieu que Shakespeare construit une de ses Oeuvres les
plus problématiques, ce « grand poème indéfinissable » qui
mêle comédie, tragédie et farce. Peuplée
de personnages tous plus ambigus les uns que les autres, cette pièce
expose toutes les contradictions qui traversent chaque homme lorsqu'il
est confronté au désir, au pouvoir, à la frustration, à la
morale… Luxure ou chasteté, moralité publique
ou immoralité privée, justice clémente ou rigorisme
aveugle, autant de thèmes qui s'entrecroisent dans ce qui peut
apparaître comme une course folle vers la perdition que contemplerait
un prince pervers et manipulateur. Au moment où les intégrismes
de tout bord semblent submergés la planète, Jean-Yves
Ruf a voulu mettre en scène ces interrogations shakespeariennes
qui paraissent si proches des nôtres : peut-on imposer la
vertu publique et privée par la terreur ? Le désir
de pureté est-il envisageable sans frustrations destructrices
et mutilantes ? A travers l'aventure d'Angelo, le puritain qui
découvre la violence du désir, et d'Isabelle qui refuse
de sacrifier son honneur pour sauver son frère, c'est le grand
théâtre des passions, charnelles, mystiques, politiques
qui se met en scène… et comme toujours avec l'immense
Shakespeare c'est le théâtre qui s'interroge sur lui même
en interrogeant le spectateur sans lui apporter de réponses... |
| Rencontre | |
| Le
désir… dans les pièces de Shakespeare ! Avec Jean-Michel Rabeux, Jean-Yves Ruf, metteurs en scène ; André Markowicz, traducteur ; Daniel Sibony, écrivain, psychanalyste, auteur notamment d’Avec Shakespeare : éclat et passion en douze pièces. Samedi 22 novembre 08 à 17h Salle Christian Bourgois VIDEO Extrait 1 de la rencontre , Extrait 2, Extrait 3, Extrait 4 |
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| A lire ou relire | |
| >>> 7
novembre, journal n°7 >>> 6 novembre, journal n°6 >>> 4 novembre, journal n°5 >>> 31 octobre, journal n°4 >>> 28 octobre, journal n°3 >>> 24 octobre, journal n°2 >>> 17 octobre, journal n°1 |
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| Dans la presse | |
| Les frères Ruf chez Shakespeare. Odile Quirot, Le nouvel observateur, 20 nov 2008. |
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| Mesure pour Mesure. Nunzio (Nonce) Télérama, 18 nov 2008. | |
| Mesure pour Mesure. Les tenants de l'ordre moral ne sont pas les derniers à transgresser les règles absurdes qu'ils édictent. ... Les Inrockuptibles, 18 nov 2008. | |
| Deux frères à la ville, deux frères sur les planches. B. Bouvet. LA Croix, le 14 nov 2008. | |
| Une passionnante "pièce à problèmes" de Shakespeare à la MC93. Par Fabienne Darge, 13 nov 2008, Le Monde. | |
| Petits arrangements avec la vérité. Par Marie-Josée Sirach, le 12 nov 2008, L'Humanité | |
| À la MC93 de Bobigny, William Shakespeare dans sa plénitude. Par Armelle Héliot, 12 nov 2008, Le Figaro. | |
| Mesure sans mesure, par Armelle Héliot le 9 novembre 2008, Le Figaro | |
| Shakespeare l'indépasable, par Joshka Schidlow, samedi 8 novembre 2008 | |
| William Shakespeare Mesure pour Mesure Aux Solitaires Intempestifs Cette nouvelle traduction d’André Markowicz sera éditée en novembre 2008 |
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| Jan Kott Shakespeare notre contemporain Essais Payot |
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| Marienstrass Le proche et le lointain Editions de Minuit |
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| Giuseppe Tomasi Lampedusa Shakespeare Editions Allia |
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| Michel Foucault Surveiller et punir TEL Gallimard |
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| LECTURES | |
| Nocturnes
balbyniennes. Second rendez-vous à la MC93 : Jean-Yves Ruf lira Les Oiseaux de Tarjei Vesaas le samedi 15 NOV 2008 à 18h30 |
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| Désir, pouvoir
et bouffonneries Christelle Carlier, Noémie Dujardin, Jacques Hadjaje, Alexandre Soulié, Laurent Menoret, ces comédiens du spectacle vous liront quelques extraits de cette pièce de William Shakespeare Jeudi 20 novembre 2008 à 18h30 Médiathèque Georges Brassens Drancy-Le Bourget 65 Avenue Marceau 93700 DRANCY Tel : 01 48 96 45 71 mail : mediatheques@drancy.fr Entrée libre
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© Mario
Del Curto |
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Après
une formation littéraire et musicale, Jean-Yves
Ruf intègre l’Ecole nationale supérieure
du Théâtre National de Strasbourg de 1993 à 1996
puis l’Unité nomade de formation à la mise en
scène en 2000, lui permettant notamment de travailler avec
Krystian Lupa à Cracovie et avec Claude Régy. |
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| Mesure pour Mesure sera votre second spectacle shakespearien | |
Oui,
je poursuivais alors une voie de travail qui est encore la mienne
dans des spectacles comme Silures, présenté à la
MC93 en 2006, c’est-à-dire des créations où le
texte n’est pas premier. Je cherchais à faire un spectacle
sur l’excitation et la peur qu’on ressent en se perdant
dans une forêt. En accumulant du matériau, je suis tombé sur
Comme il vous plaira, Shakespeare visait exactement ce que je voulais
décrire, je n’ai pas pris le risque de rivaliser et
j’ai monté sa pièce… En travaillant j’ai
vraiment été transformé par cet auteur inépuisable.
Mesure pour Mesure est la suite logique, une pièce assez cousine
dans sa forme à Comme il vous plaira.
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| Pourquoi monter Mesure pour Mesure considérée comme une des trois pièces « à problème » de Shakespeare ? | |
Parce
que plus qu’à problème ce sont des pièces à jubilation.
Cette pièce est monstrueuse dans la forme puisqu’elle
est écrite à la fois en vers, vers blancs et vers rimés,
et en prose, parfois dans la même scène il y a une alternance… Monstrueuse
aussi puisque ça commence comme une pièce politique,
tragique, puis ça devient une comédie avec déguisements
au troisième acte et qu’entre temps on est parfois dans
du tragi-comique. Il me semble que la langue est primordiale et c’est
la raison pour laquelle j’ai demandé à André Markowicz
de faire une nouvelle traduction. Il faut trouver le ton particulier
de cette langue, souvent impertinente, et surtout comprendre pourquoi
il y a ces changements de formes. Par exemple ce n’est pas
par hasard si le Duc se met à parler en prose au troisième
acte quand commence la comédie du déguisement. Il y
a presque un ton particulier pour chaque scène et souvent
un ton surprenant que l’on n’attend pas, comme si Shakespeare
voulait nous surprendre sans cesse.
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| Quels thèmes avez-vous envie de privilégier ? | |
On
ne peut privilégier un thème en particulier. Cette
pièce est une des plus contrapunctiques qu’ait écrite
Shakespeare. Elle est difficilement réductible à une
thématique tant les lignes de forces qui la traversent sont
nombreuses. Disons que j’ai été stupéfait
par le caractère extrême des figures d’Angelo
et d’Isabelle, qui naviguent au bord de la folie, en niant
toute possibilité de désir. Il y a chez eux un rêve
de pureté qui m’intrigue et qui m’inquiète.
Ils ignorent volontairement la dimension complexe et contradictoire
du réel. Le Duc est au contraire une figure plus trouble,
plus complète, c’est une planète à lui
seul, qui assume le pire et le meilleur. Un personnage trouble, féminin,
sensuel, mélancolique et joueur. C’est lui le metteur
en scène qui, déguisé en moine, fait basculer
la pièce dans une farce incroyable.
Je monte ce texte en partie pour les deux scènes entre Angelo et Isabelle, qui sont centrales. Ce sont deux longues scènes magnifiques, où Angelo rencontre la future religieuse Isabelle qui vient lui demander d’épargner son frère. Angelo, qui a toujours réfréné tout désir en lui, en est submergé devant elle et ne peut nier ce désir longtemps retenu, irrationnel et, qui plus est, profanateur (pour une future religieuse). Il se demande ce qui lui arrive, est perdu, tente de prier pour retrouver ses repères, en vain. Dans la seconde scène, lui qui s’est toujours rêvé comme une figure de la justice et de la pureté, se voit en train de tourner autour d’elle comme un fauve, et lui proposer de sauver son frère en échange d’une nuit d’amour. C’est parfois monté comme des scènes de raisonnement théologique entre deux religieux, Angelo, l’homme du texte et de la justice implacable, et la jeune Isabelle qui tente de défendre une justice plus humaine et compassionnelle. Oui, évidemment ce niveau existe, mais si l’on ne met pas en scène le désir physique d’Angelo, désir irrépressible, bestial, augmenté encore par sa position dominante (c’est lui qui a le pouvoir), on passe à côté. En face, une Isabelle qui commence timide et maladroite et finit la première scène dans une colère magnifique et généreuse (c’est là qu’Angelo la désire le plus : quand elle l’insulte !). Ce sont deux scènes violentes, troublantes, où pouvoir, sexe, et religion sont intriqués. Un des nœuds de la pièce réside sans aucun doute dans la décision d’Isabelle, prête à sacrifier son frère pour sauver son honneur de femme, et qui lui demande de se réjouir de mourir ainsi. Il y a là pour moi une manière de vivre sa foi qui glorifie l’autre monde, la mort (tout rêve de pureté aboutit à cela) au détriment de la complexité du vivant. Comme Angelo il y a une négation de la vie, un refus de compromission avec la vie, qui est toujours trouble, dangereux, contradictoire. On pourrait imaginer qu’Angelo et Isabelle sont des secs, des arides. Angelo est décrit comme un ascète froid, Isabelle rentre au couvent, renonce au monde. Mais Shakespeare ne s’intéresse pas aux états, mais aux mouvements et aux intensités. Et le mouvement qu’il décrit est une violente libération, du désir chez Angelo, des humeurs colériques chez Isabelle. On devine qu’Angelo s’impose une vie d’anachorète, qu’Isabelle se prépare à s’enfermer au couvent, non par renoncement, mais pour contenir un trop plein d’intensité. En partant de ces figures extrêmes et complexes, Shakespeare développe nombres de lignes : désir animal, désir de pouvoir, désir de Dieu, désir de mort, vertu publique, vice privé, justice humaine, justice divine. Comme toujours avec lui tout se mêle et se démêle en laissant des parts d’ombre importantes. C’est cela qui rend d’ailleurs le travail passionnant avec ce genre de pièce : rien n’est simple et tout est complexe comme peut l’être, la nature humaine. |
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| N’y a-t-il pas une grande modernité dans l’analyse du pouvoir politique par Shakespeare ? | |
Oui,
on peut avoir la sensation d’être au cœur du politique
avec ce texte, surtout avec le désir exprimé de redressement
moral, dès le début de la pièce. C’est
aussi la justice et tous les problèmes qu’elle peut
poser à la société qui sont exposés et
disséqués ici. Prisons engorgées, justice rendue
trop rapidement, justice aveugle qui applique la loi sans tenir compte
du contexte et des hommes… Tout cela est, en effet, au centre
de préoccupations très contemporaines.
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| Cette pièce vous parait-elle aussi sombre qu’on a pu le dire ? | |
Pour
moi, c’est une comédie noire où la mort est omniprésente,
même dans les scènes les plus sensuelles. Le seul moment
où Isabelle parle de son corps et de sa nudité c’est
quand elle se propose de se dévêtir pour mourir. Il
y a un désir morbide très parallèle à la
dissimulation des passions et des désirs sensuels qui animent
la plupart des personnages.
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| La part théologique de l’œuvre vous parait elle aussi importante ? | |
Oui, évidemment,
et Shakespeare réussit le tour de force d’intriquer étroitement
disputation religieuse et désir des corps. Le transport mystique
a des liens étroits avec le transport amoureux. Entre le frère
et la sœur se tisse aussi un lien étrange, très
charnel, physique : « N’est-ce pas un inceste, prendre
vie / Sur la souillure de ta propre sœur ? »
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| Comment concevez vous le happy end matrimonial de la pièce ? | |
Comme l’ultime
farce du Duc, ou l’ultime perversion.
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| Pourquoi utilisez-vous une nouvelle traduction ? | |
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D’abord
pour le plaisir de travailler avec André Markowicz qui avait
déjà traduit Comme il vous plaira, mais aussi parce
que ce texte est un petit opéra, avec des alternances de formes
musicalement très diverses. André traduit à l’oreille,
c’est un musicien. |
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| Vous avez demandé à votre frère, Éric Ruf, sociétaire de laComédie-Française de vous rejoindre. Pourquoi ? | |
Parce
que nous avions le désir depuis longtemps de travailler ensemble
et que là j’ai pensé que le moment était
parfait. Quand je l’ai vu jouer Hippolyte dans Phèdre
monté par Chéreau, avec cette présence sourde
et violente, c’est là que j’ai eu l’intuition
qu’il ferait un magnifique Angelo. Et puis sans doute pour
des raisons plus profondes et secrètes qui ont à voir
avec la matière de la pièce. Nous sommes d’une
famille où la question religieuse à créé de
profondes scissions, de manière assez étrange et cyclique.
Travailler sur cette pièce avec mon frère n’est
pas innocent.
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| Vous dirigez le Conservatoire d’Art Dramatique de Lausanne. Cela ne gêne-t-il pas votre travail de metteur en scène ? | |
C’est
la Haute école de théâtre de Suisse romande que
je dirige, autrement nommée Manufacture. Cela ne gêne
rien, puisque cette école a voulu à sa tête un
metteur en scène en activité. Je dois simplement veiller à ne
pas exagérer le rythme des mises en scène, ce qui est
plutôt sain. J’ai beaucoup de plaisir à travailler
avec la Haute École et ses apprentis comédiens, qui
me rappellent que moi aussi j’ai été élève
dans une école, celle du TNS. Ces trois années à Strasbourg
ont été vraiment essentielles dans ma vie et j’avais
envie de pouvoir transmettre une certaine éthique, un certain
goût du plaisir de la découverte des textes et des hommes
de théâtre que j’ai acquis pendant mes études.
Et puis c’est pour moi l’occasion rare de côtoyer,
de voir travailler, et d’échanger avec des artistes
que j’admire, comme Claude Régy ou Krystian Lupa entre
autres. Je continue à apprendre, et profite de l’école
autant que les étudiants.
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| Entretien mené par Jean-François Perrier en juin 2008 | |
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© Mario Del Curto |
Mesure
pour Mesure … dans l’histoire Jouée pour la première fois le 26 décembre 1604 au Palais Royal de White Hall à Londres, Mesure pour Mesure se situe entre Othello et Macbeth dans l’œuvre shakespearienne. Directement inspirée du Promos et Cassandre de George Whetstone publiée, mais jamais jouée, en 1578 et de Epitia de Cinthio parue en 1583. Avec Troïlus et Cressida et Tout est bien qui finit bien cette pièce appartient à ce que les analystes britanniques shakespeariens appellent les « Problem Plays », les « Pièces à Problèmes » compte tenu de la complexité des intrigues mises en place par l’auteur. Elle a toujours fasciné ses lecteurs et ses traducteurs. André Gide la trouvait « admirable », Swinburne la considère comme « un grand poème indéfinissable » et le poète Coolridge « souffrait à la lire ». Laissée dans l’ombre pendant tout le XIXème siècle, c’est en 1933 qu’elle réapparaît sur les plateaux grâce aux interprétations magistrales de Charles Laughton et de James Mason à l’Old Vic Theater de Londres. Depuis elle ne cesse d’être jouée et de donner lieu à des mises en scène marquantes dont celle de Peter Brook en 1950 avant Declan Donnellan, Peter Zadek et Stéphane Braunschweig qui l’a mise en scène avec des acteurs anglais. Jean-François Perrier |
Place et grandeur : des millions de
faux yeux Le Duc –- Acte IV |
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Ma soeur, laisse-moi vivre. Claudio - Acte III |
Oh, ma douce Isabelle, j'ai le ceour pâle de voir vos yeux si rouges : rassemble toute ta patience. Lucio –- acte IV |
| A écouter | |
| Jean-Yves Ruf invité de
l'émission "Autour
du plateau" de Bruno Tackels sur France Culture Jeudi 13 NOV 2008, 22h15 |
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| Jean-Yves Ruf invité de
l'émission "Comme
au théâtre" de Joëlle Gayot sur France Culture Lundi 10 NOV 2008, 21h à 22h |
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| Jean-Yves et Eric
Ruf invités de l'émission "Studio théâtre" de
Laure Adler sur France
Inter, en direct de la MC93 Bobigny Samedi 8 NOV 2008, 18h10 à 19h |
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| Jean-Yves et Eric Ruf invités
de l'émission "Tout
arrive" d'Arnaud Laporte sur France Culture Jeudi 6 NOV 2008, 11h50 à 13h30 |
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| Eric Ruf, invité de A portée de
mots par François Castang, lundi 20 octobre 2008 France Musique |
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| 4 > 6 décembre 2008 Scène nationale de Sénart, Combs-La-Ville |
| 10 > 13 décembre 2008 Opéra-Théâtre de Besançon |
| 16 > 19 décembre 2008 Théâtre de Caen |
| 7 > 10 janvier 2009 La Comédie de Reims, Centre Dramatique National |
| 15 > 17 janvier 2009 La Comédie de Clermont-Ferrand, Maison de la culture |
| 22 > 23 janvier 2009 ABC Association Bourguignonne Culturelle |
| 3 février 2009 Le carreau, Scène nationale de Forbach et de l'est Mosellan |
5 > 7 février 2009 |
10 février 2009 |
18 > 19 février 2009 |
23 février > 7 mars
200 |
10 > 11 mars 2009 |
14 > 16 mars 2009 |
19 > 20 mars 2009 |
| 24 > 25 mars 2009 Le Festin, Centre Dramatique National de Montluçon |
| 31 mars 2009 Nuithonie, Villars-sur-Glâne, Suisse |