| BOUBACAR TRAORE, NAHAWA DOUMBIA, DOUSSOU BAGAYOKO, NAINY DIABATE |
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| FESTIVAL AFRICOLOR |
| 24 DEC 2008 à 20h Salle Oleg Efremov |
| Boubacar
Traoré chant, guitare et Madieye Niang, calebasse Vincent Bucher, harmonica Nahawa Doumbia chant et Drissa Sidibé, kamale n’goni Arouna Samaké, kamale n’goni Alhassane Sissoko, djembé Mamadou Diarra, doumdoum N’Gou Bagayoko, guitare Doussou Bagayoko Nainy Diabaté et Cheick Diabaté, guitare Barou Diabaté, calebasse, Fatoumata Traoré, Oumou Sissoko, Maimouna Kouyaté, chœur, balafon, n’goni, doumdoum, basse Production Accent Aigu Le festival Africolor est soutenu par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, par la DRAC Ile-de-France - Ministère de la culture et de la communication, le Ministère des Affaires Etrangères, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Conseil Régional d’Ile-de-France, le FCM, la SACEM, le CNV, l’ADAMI, la SPEDIDAM. En partenariat avec l'émission "Couleurs du monde" de Françoise Degeorges, France Musique Mercredi 31 décembre, 20h-22h30 Soirée spéciale africolor |
| Durée 3h50 | |
| L'Associaton des Africains de Bobigny vendra Jus de bissap et de gingembre. Une restauration légère malienne sera proposée au bar. | |
| Pour réserver ce spectacle : | |
| Réservation en ligne MC93 COMPLET | |
| Très peu de places seront en vente en dernières minutes à 19h50, ce soir avant le concert. Pas de réservation. | |
| Par téléphone : 01
41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
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| La fiche spectacle | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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© DR
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Pour son 20ème anniversaire, le festival Africolor renoue avec le Noël mandingue. Grand rendez-vous pour un public complètement bigarré, Maliens et Franciliens, rockeurs, fans de jazz ou de musiques d’ailleurs, habitants de la Seine-Saint-Denis, de Paris et de partout. Le succès de ce Noël faisant exploser la jauge des théâtres, il fallait un nouveau lieu d’accueil comme la grande salle de la MC93... C’est chose faite ! Rendez-vous avec quelques-unes des stars qui ont fait la réputation du noël mandingue : Nahawa Doumbia, sa fille Doussou Bagayoko, la griotte Niany Diabaté et le bluesman Boubacar Traoré débarquant tous de Bamako. |
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©DR Doussou Bagayoko |
| Boubacar
Traoré "KarKar" - July 13, 2007 lien vers youtube ![]() |
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| Nainy Diabaté Sankoy djely - 7 mai 2007 lien vers daylimotion ![]() |
| Extrait de Fatien de
Nahawa Doumbia site |
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| Ecouter
Jiwe de
Nahawa Doumbia site |
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| Boubacar Traoré dit Kar Kar | |
Boubacar
Traoré dit Kar Kar est une contradiction harmonieuse, un musicien
dont l’art et la biographie surprennent moins par l’équilibre
que par les extrêmes. Dans les années soixante, une idole
pour toute la côte ouest africaine, oublié dans les années
soixante-dix, redécouvert dans les années quatre-vingt
et dans les années quatre-vingt-dix accomplissant de longues
tournées à travers l’Europe et les Etats-Unis. Voilà les données en gros de sa carrière. Il a été comparé avec de nombreuses stars de la musique pop. La comparaison avec Elvis Presley a été également mise à contribution ainsi qu’avec Robert Johnson, Johnny Hallyday ou Chuck Berry. On qualifie sa musique de blues. Toutes ces comparaisons montrent bien qu’il est impossible de définir les chansons de Ka Kar. Nous les Européens ou les Américains, nous avons besoin de telles comparaisons pour comprendre un artiste qui est, au fond lui-même, un monde musical en soi. Lorsque dans les états industriels occidentaux, nous entendons le terme de « blues », un pêle-mêle de centaines de sons nous rappelant tant de choses revient en notre mémoire ?, mais la musique de Kar Kar n’est pas de cet ordre. Il n’est pas non plus funky comme le Godfather of Soul James Brown avec lequel on le compare aussi à l’occasion. En tout et pour tout, ceci n’est qu’une expression du statut dont il jouit chez lui au Mali auprès de ses collègues musiciens et de ses compatriotes. Si l’on considère le « blues » non comme forme musicale mais comme expression de sentiments, on réussit à se rapprocher quelque peu de sa musique. Kar Kar fait ce qu’il a toujours voulu faire : de la musique. Pour lui, cette musique sont des mélodies, des chansons que son instrument accompagne en chantant la seconde voix. « La guitare m’a attiré comme par magie », c’est ainsi qu’il essaie d’expliquer ses rapports avec son instrument. Il n’entend pas sa guitare interpréter les accords de blues des chanteurs aux mêmes affinités musicales que lui dans les Etats du Sud, non, sa guitare pétille comme une kora. Par ailleurs, le blues du Mali n’a pas ces structures que nous connaissons de la version américaine. Le blues nous sert de terme général, tel un essai d’explication parce que le Kassonké, il a grandi dans cette tradition musicale, ne pourrait être une description compréhensible pour nous. On entend ses origines dans sa musique, lui qui est issu de l’ouest du Mali : Kayes, sa patrie et sa nostalgie en parts égales. Son amour pour cette patrie et ses habitants est grand même s’il critique de temps en temps avec dureté les administrateurs de ce pays et ses compatriotes. Quarante années dures et remplies de tribulations sont tissées dans les histoires calmes de ses chansons et pourtant ce sont la chaleur et l’amour qui dominent. Kar Kar est un conteur d’histoires et puisqu’il refuse à donner des explications, à interpréter ces histoires, il ne nous rend pas la tâche facile, nous qui voulons comprendre le sens et le fond de ces histoires, nous qui sommes si assoiffés d’images. Il parle des traditions africaines dont le symbolisme et l’exotisme ne livrent souvent pas leurs secrets aux blancs. Il chante l’amour avec toutes ses nuances humaines et tragiques, l’amour pour sa première femme décédée, pour ses enfants sans que la douleur qui pèse sur le destin tragique de cet amour, n’alourdisse ou ne fasse souffrir ses chansons sous le poids de l’affliction. Boubacar Traoré n’est pas un musicien dont les chansons peuvent être expliquées, dont on doit analyser les images et les états d’âme. On doit se livrer corps et âme à elles. Et alors on fera peut-être l’expérience d’une Afrique au-delà des clichés et des préjugés. |
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| Nahawa Doumbia | |
Nahawa
Doumbia est la reine incontestée du Didadi (un rythme sur lequel
les jeunes gens se défient lors des cérémonies
et des soirées de fête). Une étoile du Mali. Dotée d'un physique de petite fille mutine, Nahawa Doumbia fait partie des grandes chanteuses maliennes de renommée internationale. Elle est née à Mafélé, petit village proche de la frontière ivoirienne, et a été élevée à Bougouni (chef-lieu du Wassoulou, région située au sud de Bamako et riche d'une tradition musicale spécifique). Mais, au-delà des kilomètres qui peuvent séparer ces deux agglomérations, la petite Nahawa revient de bien plus loin. Sa mère est morte en la mettant au monde et son père, pris de folie et de douleur, a voulu enterrer ce bébé maudit à la naissance. Nahawa n'eut la vie sauve que grâce à l'intervention de sa grand-mère qui la recueillit. Mais, décidément, le destin semblait s'acharner sur ce nouveau-né puisque la vache de la grand-mère était trop âgée pour donner du lait. On trouva donc en catastrophe une autre vache pour nourrir l'enfant mais un orage éclata et la vache mourut, frappée par la foudre. La grand-mère de Nahawa fit alors le tour du village, quémandant du lait aux femmes qui venait d'accoucher. Sont-ce ces débuts dans la vie qui ont façonné le chant de Nahawa, toujours empreint de mélancolie ? On devine sans peine que l'histoire de sa naissance et de sa survie miraculeuse a dû lui être raconté un certain nombre de fois, lui forgeant une légende à l'âge où d'autres se contentent de faire leurs premières dents. Par la suite, son parcours est plus classique. Découverte par les agents du ministère de la Culture alors qu'elle chantait en groupe avec ses amis, elle participe aux « Semaines de la Jeunesse » à l'échelon local tout d'abord puis régional. En 1980, elle prend part à la « Biennale de la jeunesse » - qui se regroupait tous les deux ans à Bamako - et gagne avec Tinye De Be Laban. Forte de son succès, elle se présente alors au « Concours Découvertes » de Radio France International dont elle a été lauréate en 1981. Elle a réalisé une série d'enregistrements, mais c'est en revenant à une formule traditionnelle acoustique fidèle à la tradition musicale du Wassoulou (balafon, kamele, n'goni, guitares et percussions) que Nahawa Doumbia a gagné ses galons sur la scène internationale. Ses textes ont une dimension sociale, donnant des conseils sur la conduite à tenir ou commentant des évènements de la vie. C'est ainsi que dans la chanson Yankaw (sur l'album éponyme), elle s'adresse aux émigrés sans papiers face aux diverses vicissitudes imposées par l'administration française (pays où la communauté malienne émigrée est très forte). Bien qu'elle ne sache ni lire ni écrire, Nahawa Doumbia est l'auteur de la majeure partie de ses textes et de ses musiques. Elle puise son inspiration dans la vie de tous les jours, dans sa propre histoire comme miroir de la douleur du monde. Douleur qu'elle connaît malheureusement bien puisque, avant de devenir une chanteuse à succès, elle a travaillé pendant douze ans comme infirmière « parce que c'est important, expliquait-elle dans une interview accordée au magazine français « Vibration », de soigner et d'aider les autres ». Et, lorsqu'elle a un peu de temps, il lui arrive d'aller donner un coup de main à l'hôpital de Bougouni. Pour ne pas perdre le contact avec les gens, avec la réalité. |
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| Doussou Bagayoko | |
Fille
de Nahawa Doumbia et du guitariste N’Gou Bagayoko, Doussou Bagayoko
est devenue dès 20 ans l’une des chanteuses adulées
de la scène bamakoise. En 2006 elle a littéralement électrisé Africolor
lors d’un concert à Clichy-sous-Bois. |
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| Naïny Diabaté | |
C’est
aujourd’hui l’une des griottes les plus célèbres
du Mali À cinq ans, elle lance ses premiers chants quand elle fréquente le jardin d’enfants de la pharmacie populaire du Mali à Bamako. Dès cet âge, elle se fait remarquer par ses dons de cantatrice et ses aptitudes scéniques. À l’école primaire de Bozola (Bamako), elle poursuit parallèlement à ses études, des exécutions de chants populaires du Mandingue. Ces premières prestations spontanées lui sont inspirées par son origine. Elle est, en effet, née dans une famille de griots du Mandingue, aire culturelle riche en traditions orales qui couvre le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Gambie et le Sierra Leone. En 1976, Naïny Diabaté abandonne l’école pour se consacrer à la troupe théâtrale de son quartier Bozola. En 1978, elle représente son quartier dans la troupe du district de Bamako lors de la biennale artistique et culturelle des jeunes du Mali et remporte le 1er prix de chanteuse soliste en compétition inter-quartier de Bamako, signant ainsi le début d’une ascension régulière dans le monde de la chanson. En 1979, Naïny Diabaté abandonne la troupe pour se consacrer à une carrière solo où elle est accompagnée par des groupes de musiciens traditionnels (kora, n’goni, balafon, bolon et tambours) ou par des orchestres modernes. A 17 ans, elle donne son premier concert avec le Rail Band de Bamako, l'orchestre qui fut le tremplin d’autres vedettes comme Mory Kanté, Salif Kéïta ou Djély Mady Tounkara, avant de se produire à travers plusieurs régions du Mali. En 1981, la jeune diva se rend à Abidjan (Côte d’Ivoire) et pendant 1 an, elle anime une tournée à travers plusieurs villes de ce pays. De retour au Mali en 1982, Naïny Diabaté est l’invitée vedette de l’émission grand public de Radio Mali, « Rencontre avec les artistes ». Depuis cette date, elle participe à des soirées de gala en compagnie d’autres cantatrices confirmées de la musique malienne. Ainsi, l’étoile montante s’impose dans toutes les salles de spectacle du Mali et sur le petit écran de la toute jeune télévision malienne inaugurée en 1983. Certains de ses titres fétiches RTM, Diagné Kô, Diam Niagalé sont fréquemment diffusés par les animateurs des radios africaines et par la télévision du Mali. En 1986, la vraie consécration internationale de Naïny Diabaté vient du Festival d’Avignon qui l'invite au festival d’Avignon pour représenter son pays avec plusieurs instrumentalistes du Mali et de la Guinée. D’Avignon, elle se rend à Madrid pour plusieurs concerts. Au retour de cette première tournée européenne Naïny Diabaté enregistre sa première cassette audio en 1987. Depuis, elle a enregistré quatre autres cassettes dont Farafina Musow (Femmes d’Afrique) qui a fait l’unanimité des critiques africains. Quatre des six titres de cet album sont produits en clips vidéo assurant ainsi le relais d’une promotion plus soutenue de l’une des plus belles voix du Mali. L’un des titres de cette cassette aura sans doute été prémonitoire. Un an après l’enregistrement du titre Denko (Souci d’être mère), Naïny Diabaté a son premier enfant (un garçon) en 1993. Agé aujourd’hui de 9 ans, son petit garçon Gaoussou Diabaté dit « Chico » suit les traces de ses parents dans la musique. Il est déjà batteur dans un groupe de jeunes musiciens. |
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| A voir | |
| Je chanterai pour toi I'll sing for you. Un film de Jacques Sarrazin |
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| A écouter | |
| Boubacar Traoré - Cantos - CD Classic Titles | |
| A lire ou relire | |
| Lieve Joris Mali Blues Actes Sud- Babel |
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| A. Hampâté Bâ Amkoullel, l'enfant peul Actes Sud |
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| Manthia Diawara, Paris, Bamako, New-York, Présence Africaine |
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| Moussa Konaté L’empreinte du renard Points |
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| Erik Orsenna Madame Bâ Lgf |
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| Christophe Daum Les associations de Maliens en France, Karthala |
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| Massa Makan Diabaté Le boucher de Kouta Hatier international |
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| Festival Africolor site |
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| Nahawa Doumbia Mali Music |
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| L'Institut des Cultures d'Islam, partenaire du spectacle | |
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En partenariat avec l'émission "Couleurs
du monde" de Françoise Degeorges Mercredi 31 décembre, 20h-22h30 Soirée spéciale africolor |
