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Taverne hellénique
Le jour des grecs / Clôture du festival

8 > 24 FEV 2008

LA MORT D'HERCULE

20 > 24 FEV 2008
mercredi à samedi à 20h30, dimanche à 19h
Salle Christian Bourgois

D'après
Les Trachiniennes de Sophocle
Textes français Daniel Loayza

Mise en scène Georges Lavaudant
Dramaturgie Daniel Loayza
Scènographie, Costumes Jean-Pierre Vergier
Son Jean-Louis Imbert
Lumières Georges Lavaudant
Maquillage Sylvie Cailler

avec Astrid Bas, Laurent Ménoret, André Wilms, Grigoris Vassilas
et la présence de Danya Belaïd

Coproduction MC93 Bobigny, MC2 Maison de la Culture de Grenoble, LG Théâtre
avec la participation du Jeune Théâtre National

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© J.P. Maurin
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Informations utiles
Durée : 1h
Pour réserver ce spectacle :
Réservation en ligne MC93
Billetterie en ligne de la FNAC
Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h à 19h
Pour les relais : 01 41 60 72 78
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Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
 
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On vous attendait à la MC2 avec Chimères, un « collage » de texte de Gracq, De Nerval et Rodansky... et on vous rencontre plongé dans le théâtre grec avec La Mort d'Hercule. Quelle réflexion vous a amené vers ce changement ?

Georges Lavaudant : Tout simplement l'envie de m'attaquer à un texte plus structuré. Ca ne veut pas dire que le projet de Chimères est mineur mais je ne pense pas que c'était le bon moment pour le faire. Je n'ai d'ailleurs pas abandonné cette idée, mais je crois que j'ai besoin de la laisser encore mûrir. Du coup, effectivement, je suis parti à l'opposé, vers le théâtre grec, mais tout de même avec un point d'appui : il y a une dizaine d'années, j'avais monté un spectacle sur le même modèle, Ajax et Philoctète. D'un côté, on avait Philoctète, ce personnage gangrené, quasi pourrissant et de l'autre, le jeune et beau Ajax, qui faisait le choix de se suicider. Les deux pièces avaient des échos mais s'écartaient beaucoup. Là, je pensais faire la même chose : lier d'un côté Les Trachiniennes de Sophocle et de l'autre Hercule furieux d'Euripide, mais j'ai finalement choisi de ne me consacrer qu'à Sophocle et abandonné cette partie d'Euripide. Malgré des variations notables, ces deux pièces racontaient deux fois l'histoire.

A quel moment, dans votre parcours théâtral, avez-vous senti le besoin, mais aussi le courage, d'une certain façon, de vous lancer dans le théâtre grec ?

G.L : Je connais beaucoup de metteurs en scène qui disent qu'ils ne pourront jamais s'attaquer à Tchekhov ou à Shakespeare par exemple, parce qu'ils ont presque trop de respect, trop d'amour pour ces auteurs. Moi, sur les Grecs, c'était plus confus : je pensais que c'était un théâtre très difficile et comme je n'ai pas fait Lettres Classiques, il me semblait que je n'avais pas accès à la mythologie et tout cela me paraissait donc très loin. Et puis, comme toujours, il y a des déclencheurs. Pour moi, ce fût Jean-Christophe Bailly avec qui j'ai fait beaucoup de spectacles et qui connaît très bien ce théâtre et puis Daniel Loayza, le traducteur avec lequel je travaille. Eux deux m'ont pratiquement mis au défi en me disant que ça n'était pas possible, pour un homme de théâtre, de ne pas fréquenter les grecs ! Que c'était en quelque sorte comme de ne jamais retourner à son origine. J'ai donc débuté modestement, avec Ajax et Philoctète, un spectacle où on retrouvait seulement deux acteurs.

Vous parliez à l'instant du travail de traduction de Daniel Loayza. On imagine qu'il est capitaldans ce genre de projet ?

G.L : Absolument. Ce que j'aime beaucoup dans le travail de Daniel, c'est qu'il ne fait pas fioritures, il traduit au plus près du grec. C'est à la fois une énorme qualité car même sans connaître la langue, on sent bien qu'il est extrêmement précis, mais cela comporte aussi un défaut : parfois, le texte peut nous paraître mal construit, bizarre. Mais est-ce que ça n'était pas ça, le théâtre grec ? Je ne voulais pas qu'on délaye la langue pour la rendre plus claire car je voulais qu'on ne perdre rien au niveau de la nervosité, ni de l'obscurité de l'oeuvre.

C'est la principale difficulté de ce genre de projet ?

G.L : Oui, je crois que c'est effectivement de ne jamais lâcher la traduction, car quand on a la clarté dans ce domaine, on a la clarté du spectacle. Comme c'est un théâtre compliqué, si les acteurs ne savent pas absolument ce qu'ils sont en train de dire, c'est catastrophique. Il ne faut surtout jamais être faussement lyrique, jamais dans une représentation emphatique de ce théâtre, hurler je ne sais pas quoi. Il faut être dans une simplicité totale et jamais psychologique. On ne raconte pas l'histoire d'une femme qui croit qu'elle est trompée par son mari. On raconte le drame d'une femme qui est hantée par des monstres et qui devient l'instrument d'un destin. Dès qu'on veut enlever à ce théâtre sa fausse grandeur, on peut tomber dans une mièvrerie psychologisante. Il faut donc sans cesse retenir la tension de la langue, mais sans en faire trop. Encore une fois, c'est un spectacle en sourdine, obscurcit par quelque chose, par la puissance d'un destin. Il faut qu'il soit voilé, qu'on le préserve des éclats.

C'est l'idée qui vous a guidé pour le mettre en scène ?

G.L : Ce qu'il y a de formidable dans Les Trachiniennes de Sophocle, c'est que la pièce est déjà un diptyque. Janir, la femme d'Hercule et ensuite Hercule était d'ailleurs joués, à l'origine, par un seul acteur, car les deux héros parlent chacun l'un de l'autre sans jamais se rencontrer. Moi, ce théâtre, j'aime bien l'inscrire dans une chose du quotidien. Sur scène, il y a par exemple une télévision, comme si on était dans un bar grec des années 50 et non pas dans un péplum avec plissés et sandales ! Mais la langue, elle, conserve les énigmes de son écriture d'origine. Nous ne l'avons ni adaptée ni simplifiée. Cela reste un texte écrit il y a 2400 ans avec des références à la mythologie qui, pour certaines, se sont enfouies. Cela reste un mélange d'histoire de familles complexes où se mêlent des Dieux et des humains.

Comment leurs destins se mêlent-ils ?
G.L : D'un côté, c'est un peu l'histoire d'un demi-dieu qui tombe de son piédestal, comme si on retrouvait un champion de base-ball dopé tétraplégique et abandonné. Dans la pièce, il le dit lui-même : « je suis devenue un vraie femme », ce qui, malheureusement, dans la bouche des grecs, était la pire des insultes ! D'un autre, c'est l'histoire d'une jeune femme très humaine et très belle qui n'est courtisé que par des monstres ! Son premier prétendant, un fleuve qui prend des aspects différents, est tué par Hercule qui peut donc ainsi l'épouser. Le jour de son mariage, elle manque d'être violée par un centaure qu'Hercule tue aussi. Puis, elle est aimée par ce demi-dieu qui la délaisse puisqu'il est en train d'accomplir ses douze travaux.
Un mot sur les comédiens ?

G.L : Avec André Wilms, on se connaît depuis très longtemps mais c'est très récent que l'on travaille ensemble. Jusque-là, nous n'avions fait qu'un spectacle musical car en plus d'être un magnifique acteur « traditionnel », il a la qualité d'avoir beaucoup travaillé avec des musiciens. Il a notamment était la star d'un compositeur qui s'appelle Heiner Goebbels et a joué Max Black quasiment dans le monde entier, seul sur scène. Il est donc capable d'être totalement dans la musicalité et pas dans la psychologie, ce qui est très important dans le théâtre grec. Astrid Bas, c'est très différent : elle sort du conservatoire de Paris et on a fait beaucoup de choses ensemble. Elle a aussi cette expérience du théâtre musical. Enfin, il y a Laurent Ménoret, un jeune acteur, lui aussi issu du conservatoire de Paris, avec qui je collabore pour la première fois. Tous les trois ont quelque chose très important à défendre.

Un musicien vous accompagnera également sur scène ?

G.L : Oui, un musicien grec, Grigoris Vassilas, qui nous arrive en direct des tavernes d'Athènes. Il joue de la vraie musique populaire, pas du sirtaki pour touristes mais au contraire une musique un peu sauvage, une musique de voyous comme peut l'être le flamenco. J'ai eu l'occasion de le voir dans un spectacle et non content d'être un merveilleux musicien, il a une présence scénique. Quelque chose de sombre, de mystérieux mais simple. Quitte à mettre de la musique dans le spectacle, je me suis dit que ce serait formidable que ce soit quelqu'un comme lui qui la joue en direct.

La Mort d'Hercule, qui reste une petite forme, est destinée à tourner dans beaucoup de lieux. Quels sont vos autres projets en cours et comment vivez-vous voter nouvelle vie ?

G.L : Ça se passe plutôt très bien, magnifiquement bien même. C'est une période passionnante mais complexe en terme de gestion de calendrier mais il vaut mieux ça que d'attendre près de son téléphone ! Dès que je suis parti de L'Odéon, j'ai été très sollicité, presque un peu trop, mais l'avantage c'est qu'aujourd'hui je peux m'investir dans des travaux très variés. Dès le lendemain de la première à Grenoble, je pars en Espagne finir un FEYDEAU, puis je vais à Montpellier mettre en scène le dernier opéra du directeur de la Comédie. Ensuite, je vais faire un Attila de VERDI à Vérone puis je file au Japon pour Les Géants de la montagne. C'est passionnant, ces pays et ces formes différentes. Quant à La Mort d'Hercule, c'est vrai que l'idée était d'en faire un spectacle relativement léger de sorte qu'il puisse voyager le plus possible. J'ajoute d'ailleurs que le fait de pouvoir créer ce spectacle à Grenoble a été quelque chose de fantastique : c'est toujours un immense bonheur de revenir travailler dans un théâtre et de s'y sentir aimé, en paix, chez soi...

Propos recueillis par Bruno Garcia
28 nov 2007
 
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I. La scène est à Trachis, en Grèce continentale, un peu à l'ouest de l'île d'Eubée, douze ans après le début des travaux d'Héraklès (que les Latins nomment Hercule). Déjanire attend le retour de son époux, dont elle est sans nouvelles depuis quinze mois. La période est critique : d'après un premier oracle, le destin d'Héraklès doit se décider après ce délai ; d'autres prophéties indiquent que les épreuves du héros doivent prendre fin après douze ans, et que l'Eubée est le lieu où son sort doit se décider. Or Hyllos, fils d'Héraklès, vient d'apprendre que son père s'y trouve : il serait en guerre contre Eurytos, seigneur de la cité d'Oechalie. Sans tarder, Hyllos part lui prêter main-forte.
Un messager, Lichas, se présente au palais pour annoncer qu'Héraklès revient en triomphateur. Lichas ramène des captives ; parmi elles, Déjanire en remarque une, et interroge en vain Lichas sur son identité. Lorsqu'elle apprend enfin que cette captive n'est autre qu'Iole, fille d'Eurytos, et qu'Héraklès a ravagé Oechalie par amour pour elle, Déjanire décide, pour préserver son mariage, de recourir à la magie.
Bien des années plus tôt, Le Centaure Nessus avait tenté de violer Déjanire, avant d'être abattu par une flèche d'Héraklès. Agonisant, le Centaure avait persuadé la malheureuse que son sang, mêlé au venin de la flèche, constituerait un philtre d'amour infaillible. Qu'elle le conserve donc à l'abri de la chaleur et de la lumière ; le jour venu, elle n'aurait qu'à en frotter une tunique que porterait son époux, et jamais il ne pourrait aimer une autre femme plus qu'elle. Devant la menace que représente Iole, Déjanire suit les conseils de Nessus et remet à Lichas la tunique fatale, pliée dans un coffret.
Cependant, un signe effrayant replonge Déjanire dans l'angoisse : le flocon de laine dont elle s'est servie pour frotter la tunique, et qu'elle a distraitement jeté en pleine lumière après usage, vient de se consumer sur place. Hyllos revient alors pour confirmer ses craintes : Héraklès, tourmenté par le poison, a tué Lichas ; certain que Déjanire est coupable, il a demandé à être transporté à Trachis. Déjanire rentre au palais sans répondre aux accusations de son fils. Quelques instants plus tard, un témoin fait le récit de son suicide, ainsi que du désespoir d'Hyllos, qui a entretemps été informé de la vérité.

II. Héraklès, transporté jusqu'à Trachis, se réveille dans des souffrances abominables. Il veut d'abord tirer vengeance de son épouse, mais Hyllos lui explique qu'elle a été trompée par le Centaure Nessus. Héraklès comprend alors qu'il n'a plus le moindre espoir : un dernier oracle lui avait en effet prédit que nul être qui respire ne pourrait causer sa perte – or Héraklès succombe sous le coups d'un mort et d'une morte. Le héros, convaincu que sa fin est arrivée, fait jurer à Hyllos d'accomplir ses dernières volontés. Celles-ci sont au nombre de deux : Hyllos doit déposer son corps sur un bûcher funèbre, au sommet du mont Oeta ; il doit aussi épouser Iole, afin que nul autre homme ne puisse partager la couche de celle qui fut la compagne d'Héraklès. Malgré son horreur, Hyllos, lié par son serment et craignant la toute-puissante malédiction paternelle, se résigne à obéir, tout en laissant à Héraklès la responsabilité d'un tel testament.

III. Selon le mythe, une fois consumé sur le mont Oeta, Héraklès devait connaître l'apothéose : divinisé, il rejoignait sur l'Olympe son père Zeus et les autres Immortels. Sophocle ne fait pas la moindre allusion à ce destin posthume. Ses Trachiniennes se concentrent rigoureusement sur les souffrances du héros, qui apparaît aussi mortel que Déjanire.

Daniel Loayza
 
La mort d'Hercule : Notes sur les Trachiniennes par Daniel Loayza

Déjanire est l'une des figures féminines les plus travaillées de tout le théâtre de Sophocle. Son attente, son choix et sa fin occupent près des deux tiers des Trachiniennes. Elle-même nous raconte sa vie, qui semble placée sous une étrange et mélancolique conjonction : celle de la beauté et de l'effroi. De l'une à l'autre, le lien s'opère sous le signe d'Eros. Dès sa jeunesse, Déjanire est en butte au désir d'êtres divins ou monstrueux. Son premier prétendant est un dieu, le fleuve Achélôos, qui la sollicite de son père en revêtant des formes terrifiantes : taureau, serpent, tête bovine sur tronc humain. A peine Héraklès l'en a-t-elle délivrée que le Centaure Nessus tente de la violer (il est curieux de noter qu'un autre fleuve, l'Evénos, a ici son rôle à jouer). Héraklès, qui purgea le monde de tant de monstres, est aussi le héros qui protège Déjanire des atteintes d'un désir inhumain ou bestial. Mais Héraklès lui-même est plus qu'un homme. La puissance même de ce fils de Zeus est une sorte de vocation à l'excès. A ses côtés, ou plutôt en son absence, l'existence de Déjanire reste hantée par la peur et l'angoisse. Depuis toujours, elle attend ; mais cette fois-ci, elle est d'autant plus inquiète qu'elle attend, elle le sait, pour la dernière fois. Qu'attend-elle donc ?

Héraklès et Déjanire, comme ces autres grandes figures sophocléennes que sont 'dipe ou Ajax, comprennent trop tard. Mais il ne suffit pas qu'une révélation intervienne après coup pour être tragique. Il faut aussi qu'elle éclaire d'un coup le miroir noir d'une destinée. Ce que l'épouse d'Héraklès doit comprendre, le sort qui lui est alloué, est chiffré dans son nom grec depuis le jour de sa naissance : Dêïanéïra signifie en effet, selon un étymologie populaire, « celle qui tue (ou consume) son époux ». Ce nom est aussi propre qu'il est fatal ' il la désigne exactement, il résume l'acte essentiel de son existence. Il la racontait à l'avance, et elle ne le savait pas. Il est donc comme un oracle de plus, dans une pièce qui pourtant n'en manque pas. Ce sont justement de tels oracles qu'il revient à Héraklès de comprendre : d'abord, quel sens le mot « repos » peut revêtir pour un homme voué depuis toujours aux plus durs travaux ; ensuite, par quelle voie un défunt pourrait le vaincre. Le « repos » ne peut pas consister pour lui, après une dernière épreuve surmontée, en un retour triomphal vers une jeunesse retrouvée aux côtés d'une nouvelle compagne ; cette compagne est au contraire le piège, l'occasion qu'attendait depuis toujours la vengeance d'un mort pour se manifester. Du héros le plus fort, ce n'est pas un être plus fort encore qui peut triompher, mais le plus faible, celui que l'on n'attendait pas : un ennemi (déjà tué), une femme (aimante). Sous le masque d'Eros, Thanatos ; dans la tunique offerte par l'épouse, le venin de la « brûleuse d'homme » attend sa proie.

En guise de philtre d'amour, Nessus avait offert à Déjanire son propre sang infecté par le venin de la pointe d'Héraklès ; et ce venin provenait d'une autre célèbre victime du héros, l'hydre de Lerne. Ce que Déjanire envoie à son époux n'est donc autre que le revers sinistre de sa carrière victorieuse, sa conséquence obscure, qui attendait depuis toujours, sous la garde d'une épouse au nom prédestiné, le moment d'atteindre sa cible, comme si la flèche infaillible décochée par Héraklès contre le Centaure n'avait jamais cessé de voler vers lui-même depuis ce jour-là. Ou comme si le passé, au fond, ne passait jamais tout à fait mais attendait son heure ' l'heure de prendre enfin tout son sens, à la façon d'une phrase tendue vers son point final (la métaphore textuelle n'est pas gratuite : les paroles de Nessus à Déjanire sont conservées dans sa mémoire, dit-elle, pareilles à une inscription ineffaçable sur une tablette de bronze, et l'oracle qu'Héraklès a recueilli à Dodone est également écrit « sous la dictée du chêne ). Ajax, de même, se suicide avec l'arme que lui avait jadis offerte son adversaire Hector. Et la figure la plus saisissante de cette présence d'un passé qui soudain surgit et se re-présente est évidemment 'dipe : toutes les réponses à toutes ses questions étaient là, à ses côtés, exposées dans la plus extrême intimité, dans la présence monstrueuse du corps de Jocaste.

La tragédie d'Héraklès, comme celle d''dipe, est bien, elle aussi, une histoire de fils et de pères. Le héros est lui-même le fils d'un père terrible, Zeus en personne, qui le fait vendre en esclavage pour payer le meurtre d'Iphitos, puis qui le laisse revêtir la tunique fatale alors même qu'Héraklès est en train de lui offrir un somptueux sacrifice. A croire que la victime de ce sacrifice n'est autre, finalement, qu'Héraklès lui-même : le sommet de la montagne où le héros fait dresser son bûcher funèbre comme pour un holocauste est d'ailleurs consacré à Zeus, et Hyllos y a souvent sacrifié. Il est vrai ' et le public de Sophocle ne l'ignorait pas ' qu'Héraklès est promis à l'apothéose, et qu'avec son corps souffrant, c'est sa condition humaine qui va être consumée sur l'Oeta, ouvrant la voie à son immortalité. Mais le poète a choisi de cadrer rigoureusement l'intrigue sur la part mortelle du destin d'Héraklès. Ici, ni rédemption, ni compensation d'aucune sorte n'atténuent la cruauté de l'épreuve. Le fils-époux de Jocaste verra du moins, dans 'dipe à Colone, l'énigme de son horrible souillure être portée à la puissance du sacré ; pour Héraklès, en revanche, nulle autre consolation que celle d'être fidèle à une certaine idée de lui-même. Et pour l'être jusqu'au bout, le mourant va imposer à son tour sa loi atroce à son propre fils. C'est là l'une des surprises de cette tragédie. On parle souvent, depuis Hésiode et Platon, de la nécessité de tuer le père pour accéder à la pleine autonomie de l'âge adulte ; Héraklès, lui, priverait plutôt Hyllos de toute chance d'y arriver, précisément en lui imposant le parricide, ou peu s'en faut (et l'on pourrait dire, de même, qu'il le dépouille de sa virilité en l'accouplant de force avec Iole ' autrement dit, puisque celle-ci est la dernière compagne du père héroïque, en l'obligeant à une union qui n'est pas loin d'être incestueuse).
Karl Reinhardt, à propos des Trachiniennes, parlait de « tragédie du double déclin », en songeant aux destins de Déjanire et d'Héraklès, et en rapprochant l'oeuvre de l'Antigone, où Sophocle mène également un couple héroïque à sa perte. La remarque de Reinhardt est d'autant plus précieuse qu'elle fait ressortir deux différences essentielles. D'abord, alors que Créon et sa nièce Antigone se font face, Déjanire et Héraklès ne se rencontrent jamais ' c'est même cette non-rencontre, après une si longue attente, qui constitue le coeur fissuré de la pièce. Ensuite, une troisième figure se tient entre les deux principales, broyant l'une, broyée par l'autre : Hyllos, qui maudit sa mère avant de comprendre son erreur et de se voir imposer par son père l'effroyable double tâche que l'on sait. Dans Antigone, le sort de toutes les figures secondaires est réglé par rapport au couple principal (Hémon, par exemple, fiancé d'Antigone et fils de Créon, contribue par son suicide à aggraver l'horreur du destin de son père) ; dans Les Trachiniennes, une charge tragique propre est allouée à chaque figure, y compris à celle du fils. Car ici, c'est le fils qui survit, et non le père (comme dans Antigone). Telle est justement la tragédie (mineure) d'Hyllos : en ne lui laissant pas la possibilité de choisir la mort, Héraklès le prive de la dignité tragique à laquelle Déjanire a droit.
Deux couples, donc, et trois ou quatre solitudes mortelles. Entre elles, la flamme furieuse d'un Eros noir court comme une contagion (j'ai été frappé, en traduisant, par la récurrence du motif du contact : du Centaure Nessus portant la main sur le corps de Déjanire à Hyllos refusant de toucher au bûcher funèbre d'Héraklès, en passant, bien entendu, par la tunique collée à la chair du héros, Sophocle a imprimé dans sa pièce comme le filigrane d'un étrange parcours de corps en corps). Solitude de Déjanire, l'épouse qui attend, gardienne d'un foyer que l'époux ne cesse de déserter. Par amour, par souci de rester l'épouse, elle ne le reverra plus et va tout perdre. Solitude d'Héraklès, soumis dès sa naissance à une loi de labeur, et pour qui il n'est pas d'autre délivrance que la mort. L'homme invincible, le plus puissant et le plus patient des lutteurs, se voit réduit à une impuissance absolue, incapable de faire un pas, de porter son propre poids, à plus forte raison de se suicider (une sorte de locked-in syndrome avant la lettre, si l'on veut : dans sa déréliction et son impotence insondables, tout ce qui lui reste pour avoir quelque influence sur le cours des événements, c'est le pouvoir de la malédiction paternelle). Ce couple-là, qui se défait, n'est pas même uni dans l'au-delà : Déjanire la mortelle rejoint le royaume d'Hadès, Héraklès est promu (hors champ) à la dignité de divinité olympienne. Reste un autre couple, le fruit inattendu et improbable de toute cette dévastation, qui va unir, pour une existence dont Sophocle ne dira rien, deux autres solitudes. Celle d'Hyllos, qui par amour pour un père inégalable a renié une mère qu'il croyait meurtrière avant de se voir contraint par ce même père à un quasi-parricide et à un quasi-inceste. Celle, enfin, d'une captive orpheline, muette et sans patrie : Iole devant qui Déjanire s'était sentie saisie d'une pitié prophétique en découvrant une beauté funeste qui était à son insu l'image silencieuse de son propre destin.

Daniel Loayza
18 novembre 2007
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Après vingt années de théâtre à Grenoble, avec la troupe du Théâtre Partisan d'abord, puis à la codirection du Centre Dramatique National des Alpes (à partir de 1976), et de la Maison de la Culture de Grenoble (en 1981), Georges Lavaudant devient codirecteur du TNP en 1986. Sa première mise en scène au TNP en 1987, fut Le Régent de Jean-Christophe Bailly. Georges Lavaudant poursuivait ainsi la démarche commencée au début des années 70 à Grenoble : présenter des auteurs contemporains en alternance avec des classiques. Des textes de Denis Roche (Louve basse), Pierre Bourgeade (Palazzo Mentale), Jean-Christophe Bailly (Les Cépheïdes et Pandora), Michel Deutsch (Féroé, la nuit...), Le Clézio (Pawana) et, depuis peu d'années ses propres pièces : Veracruz, Les Iris, Terra Incognita, Ulysse/Matériaux, entrecroisés avec le théâtre de Musset, Shakespeare, Tchekhov, Brecht, Labiche, Pirandello, Genet...

Ses mises en scène, créées principalement à Grenoble jusqu'en 1986, puis à Villeurbanne jusqu'en 1996, ont vu également le jour à la Comédie Française (Lorenzaccio, Le Balcon, Hamlet) à l'Opéra de Paris (Roméo et Juliette de Gounod) ; à l'Opéra de Lyon (L'enlèvement au sérail de Mozart, Malcolm de Gérard Maimone, Rodrigue et Chimène de Debussy) et, au-delà des frontières, à Mexico : Le Balcon, Pawana; à Montevideo : Isidore Ducasse/Fragments ; à Bhopal : Phèdre ; à Hanoï : Woyzeck ; à Saint-Petersbourg : "Reflets". En 1995 et 1996, il a créé Lumières (I) "Près des ruines" et Lumières (II) "Sous les arbres", spectacles conçus par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch, Jean-François Duroure et lui-même. Il met en scène les comédiens du Théâtre Maly de Saint-Petersbourg dans l'adaptation russe de Lumières: Reflets, présenté à l'Odéon en 1997. La même année, il met en scène la création mondiale de Prova d'orchestra de Giorgio Battistelli à l'Opéra du Rhin. Georges Lavaudant a été directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe de mars 1996 à mars 2007.

Il y crée :
Le Roi Lear, de Shakespeare (1996)
Bienvenue, de Lavaudant (1996)
Reflets, de Jean-Christophe Bailly (1997)
Ajax et Philoctète, de Sophocle (Petit Odéon, 1997)
Histoires de France, en collaboration avec Michel Deutsch (1997)
La noce chez les petits bourgeois et Tambours dans la nuit de Bertolt Brecht (1998)
L'Orestie, d'Eschyle (1999)
Fanfares (2000)
Un Fil à la patte, de Feydeau (2001)
La Mort de Danton, de Büchner (2002)
Un Fil à la patte, de Feydeau (2001)
La Mort de Danton, de Büchner (2002)
El Pelele, de Jean-Christophe Bailly, mai 2003
La Cerisaie, de Tchekhov, janvier 2004
Hamlet [un songe], adapté de Shakespeare, en avril 2006, pour la réouverture de l'Odéon après travaux
Cassandre, d'après Christa Wolf, musique de Michaël Jarrell, en décembre 2006 et y reprend certaines de ses mises en scène récentes:
Un chapeau de paille d'Italie, d'Eugène Labiche (1997)
La dernière nuit, de Lavaudant (Petit Odéon, 1997)
Pawana, de Jean-Marie Le Clézio (1997)
Les Géants de la Montagne, de Pirandello (1999, en catalan)
La Rose et la hache (2004)
Les Cenci, d'après Antonin Artaud, musique de Giorgio Battistelli, en avril 2007
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Astrid Bas

Ancienne élève de l'Ecole du Théâtre National de Strasbourg et du Conservatoire national Supérieur d'Art Dramatique (où elle suit les classes de Madeleine Marion et de Dominique Valadié), Astrid Bas n'a pas encore achevé sa formation lorsqu'elle fait la rencontre de Georges Lavaudant, à l'occasion d'un stage qui débouchera sur une première création intitulée Six fois deux. Au théâtre 2007 Cassandre de Krysta wolf, théâtre de l'odéon. Les cenci d'antonin Artaud, théâtre de l'odéon. Mise en scène des Trois soeurs de Tchekhov, Atelier Berthier, en juin 2007. Començaments sense fi (Commencements sans fin), m.e.s. Georges Lavaudant au Théâtre National de Catalogne Le Satyricon de Bruno Maderna, m.e.s. Georges Lavaudant - Opéra - 2006 Hamlet [un songe] d'après Shakespeare, m.e.s. Georges Lavaudant - 2004 La Rose et la hache d'après Shakespeare et Carmelo Bene, m.e.s. Georges Lavaudant - 2002 La Mort de Danton, m.e.s. Georges Lavaudant - 2000 Tokyo Notes de Oriza Hirata, m.e.s. Frédéric Fisbach et Oriza Hirata - 1999 La Chair empoisonnée de Franz-Xaver Kroetz, m.e.s. Christophe Perton - 1998 La Nuit des rois de William Shakespeare, m.e.s. Hélène Vincent La Planète Durif, m.e.s. Eugène Durif - 1997 Aglavaine et Sélysette de Maurice Maeterlinck, m.e.s. Jean-Michel Potiron Ulysse-matériaux, atelier du CNSAD dirigé par Georges Lavaudant - 1996 6 fois 2, m.e.s. Georges Lavaudant Le Quartz-Brest - 1996 La Cour des comédiens, m.e.s. Georges Lavaudant - Cour d'Honneur du Palais des Papes, Festival d'Avignon 1997 - 1995 Anatole d'Arthur Schnitzler, m.e.s. Louis-Do de Lencquesaing Qu'une tranche de pain de Rainer Werner Fassbinder, m.e.s. Bruno Bayen Lézardes de et m.e.s. Martine Drai Astrid Bas a également travaillé sous la direction d'Alain Ollivier, Anatoli Vassilieff, Hélène Vincent, Eugène Durif, Christophe Perton, Frédéric Fisbach, Jean-Marie Patte, ou Yves Beaunesne, entre autres. Elle a elle-même dirigé en 1999 des lectures de Livres Perdus de Roger Dextre, au Petit Odéon, et signé la mise en scène de Matériau Platonov, spectacle présenté en 2003 dans les Ateliers Berthier. Au cinéma 1998 Pas de scandale, réal. Benoît Jacquot Astrid Bas a tourné depuis 1995 dans une demi-douzaine de films réalisés par Shiri Tsur, Arnaud Viard, ou Benoît Jacquot. Le bureau, film canal plus, realisation : Nicolas et Bruno, avec Francois Berleand .

Laurent Ménoret

Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique où il suit les classes de Dominique Valadié, Andrzej Seweryn, Nada Stancar, Muriel Mayette Jeune Théâtre national jusqu'en juin 2009 Ateliers de 3ème année présentés en public The Silver Tassie de Sean O'Casey Mise en scène de Matthias Langhoff Songes d'après August Strindberg et Ingmar Bergman Mise en scène de Lukas Hemleb Tailleur pour dames, Léonie est en avance ou le mal joli, Dormez, je le veux ! de Georges Feydeau Mise en scène de Alain Françon Un bal blanc nacré : spectacle chorégraphique Mise en scène de Caroline Marcadé Théâtre - 2007 Hiver de Jon Fosse Mise en scène de Emilie-Anne Maillet La Nuit de Madame Lucienne de Copi Mise en scène de Irina Solano - 2006 Les Géants de la Montagne de Luigi Pirandello Mise en scène de Laurent Laffargue Spectacle Jeune Théâtre National - 2002- Anton et ses filles de Julie Cordier Mise en scène de Charlotte Corman Cinéma Musée haut, Musée bas - Réalisation de Jean-Michel Ribes (nov.07) Good Job et Dans leur peau - Réalisation de Arnaud Malherbe (courts métrages, 2006-07) Featuring - Réalisation de Karine Arlot (FEMIS, court métrage) La mort de Paolo Maldini, La Lisière, Passion de Maure et Timothé, Le Chant des Oiseaux (documentaire sélection du Festival de Belfort 2005) - Courts métrages réalisés par Diego et Luka Governatori (Elèves réalisateurs à la FEMIS) Stage à la FEMIS sous la direction de Jean-Claude Brisseau Radios Dérapage de Cyril Vernet - Pièce radiophonique réalisée par Christine Bernard-Sugy L'instant de Jean-Marie Piemme - Réalisation de Christine Bernard-Sugy

Grigoris Vassilas

A débuté comme joueur de bouzouki soliste en 1992, dans le Babis Goles's ensemble. En 1995 il commence à jouer avec Giota Lydia and Poly Panou. En 1996, il se produit sur scène, accompagnant des artistes grecs tels que D. Efstathiou, K. Skarpelis, G. Ksintaris and Th. Polykandriotis. En 1997, il joue en direct dans le cadre de spectacles de danse de D. Papazoglou and Mary Linda, puis il intègre l'orchestre de Alkistis Protopsalti, comme soliste au bouzouki. Par ailleurs, il reste un musicien très demandé par plusieurs artistes grecs : St. Vamvakaris, K. Mantzios, Opisthodromiki Kompania, Poly Panou et Antonis Kaloyannis... En 2000, il fonde avec Noah Zafirides et Yannis Papavassiliou le "Dromos" Bouzouki Band. Le répertoire du groupe tourne autour du Rebetiko, le blues Grec qui se joue dans les tavernes, cette musique « de mauvais garçons » qui se danse réunit les femmes et les hommes, les jeunes et les vieux, les notables et les prolétaires. Grigoris Vassilas est un des musiciens fameux de cette musique authentique grecque, bien loin des clichés touristiques. En 2004, les tournées du "Dromos" se développent tant en Grèce qu'à l'étranger et notamment en France où le groupe est invité par Francis Marmande et Patrick Sommier pour se produire à Paris à "La terrasse du sous-sol".

André Wilms

En tant que comédien, André Wilms a travaillé avec Armand Gatti sur plusieurs de ses spectacles, notamment au festival d'Avignon en 1977 pour Le Cheval qui se suicide par le feu. Il a régulièrement travaillé sous la direction de metteurs en scène tels que : Klaus-Michael Grüber (Faust de Goethe, La mort de Danton de Georg Büchner, Le Pôle de Vladimir Nabokov), André Engel (Baal de Brecht, En attendant Godot de Samuel Beckett, Hôtel Moderne d'après Kafka, La nuit des chasseurs d'après Woyzeck de Georg Büchner), Jean-Pierre Vincent (Le Palais de Justice, Vichy Fiction, La Peste de Bernard Chartreux), Jean Jourdheuil et Jean-François Peret (Paysage sous surveillance, de Heiner Müller, Les Sonnets de Shakespeare, La Nature des choses de Lucrèce), Deborah Warner (La Maison de poupée de Henrick Ibsen) et Michel Deutsch (Imprécation II, IV et 36). Au cinéma, Il a joué dans de nombreux films sous la direction notamment de Aki Kaurismaki, Etienne Chatilliez, Michel Deville, François Dupeyron... En 1993, il obtient à Berlin le prix «Félix» pour son rôle dans le film de Aki Kaurismaki, La Vie de bohême. Avec l'Atem (Atelier Théâtre et musique) créé par Georges Aperghis, il joue en tant que comédien en 1992 dans Fragments de Friedrich Hölderlin. En 1993, il joue dans une autre production de l'Atem Ou bien le débarquement désastreux ce qui lui donne l'occasion de travailler avec Heiner Goebbels avec qui il créera ensuite notamment Max Black en 1998 et Eraritjaritjaka en 2004. Depuis la fin des années 80, André Wilms signe ses propres mises en scène au théâtre et à l'opéra ; il a ainsi monté La conférence des oiseaux de Michael Levinas, Le Château de Barbe- Bleue de Béla Bartok, Le Château des Carpates de Philippe Hersant, Tollertopographie d'Albert Ostermaier, La Philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade, Pulsion de F.-X Kroetz, La Noce chez les petits bourgeois de Bertold Brecht, Kill Your Ego, La Vie de Bohème d'après Henri Murger et Aki Kaurismaki, Histoires de Famille de Biljana Srbljanovic. Il travaille avec T&M (anciennement Atem), en tant que metteur en scène pour plusieurs productions, en 1998 Alfred, Alfred de Franco Donatoni, en 2000 Medeamaterial de Pascal Dusapin, et en 2002 Momo de Pascal Dusapin également. En février 2005 il a mis en scène Les Bacchantes, d'Euripide, à la Comédie-Française.

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4 > 15 Décembre 2007
au MC2 Grenoble
autour du spectacle
Georges Lavaudant, invité de Laure Adler, Samedi 23 février à 18h10, dans Studio Théâtre sur France Inter.
Georges Lavaudant au répertoire des auteurs de Théâtre de La Chartreuse
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Georges Lavaudant. Un stratège de la tension. Par Jean-Pierre Léonardini. Le Festival d'Automne à Paris de 1972-1982, Ed. Messidor.
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Georges Lavaudant. L'endurance comme bonté. Par Jean-Christophe Bailly. Le Festival d'Automne à Paris de 1972-1982, Ed. Messidor.
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