fsi

La Flûte enchantée / Mario Tronco

Blackface / Orkater

Woyzeck / David Böch
Maison de poupée et Hedda Gabler / Daniel Veronese
 
Ballade catalane
Lecture et gastronomie
Piturrino fait le musicien / Carles Santos
2666 / Alex Rigola
 
La Toison d'or / Karin Beier
29 JAN > 19 FEV 2010
Dans le cadre de la
BALLADE CATALANE
Jeu 11, vend 12, sam 13 FEV à 18 h et dim 14 FEV 2010 à 14 h 30

Texte  Roberto Bolaño
Adaptation Pablo Ley, Alex Rigola

Mise en scène Alex Rigola

Scénographie Max Glaenzel, Estel Cristià
Costumes Berta Riera, Georgina Viñolo
Caractérisation Mariona Trias
Lumières Maria Domènech (a.a.i.)
Chorégraphie Feran Carva jel
Vidéo David Vericat
Espace sonore Sila Son Ramon Ciércoles
Assistant à la mise en scène
Pau Carió

avec Chantal Aimée, Pere Arquilué, Andreu Benito, Cristina Brondo, Joan Careras, Feran Carva jal, Manuel Carlos Lilo, Julio Manrique, Alícia Pérez, Fèlix Pons, Alba Pujol, Xavier Ruano

Coproduction Teatre Lliure, Festival de Barcelona Grec 2007, Teatro Cuyás del Cabildo de Gran Canaria

avec le soutien de l'ONDA
Spectacle en castillan surtitré
Création en 2007
Reset
Up
Down
ros ribas
© Ros Ribas
Reset
Up
Down
Informations utiles
Durée du spectacle 5 h avec 4 entractes
Pour réserver ce spectacle
tr Réservation en ligne MC93
tr Billetterie en ligne de la Fnac
tr Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h è 19h
tr Pour les relais : 01 41 60 72 78
Télécharger (format PDF) :
tr La fiche spectacle
tr La fiche du festival
tr Le dossier de présentation
tiret Le plan d'accès
Pour en savoir plus : contacts
Reset
Up
Down
 
ros ribas
© Ros Ribas
Reset
Up
Down
2666, spectacles en 5 parties
LA PARTIE DES CRITIQUES, LA PARTIE D’AMALFITANO, LA PARTIE DE FATE, LA PARTIE DES CRIMES,
LA PARTIE D’ARCHIMBOLDI
Lorsque Roberto Bolaño meurt en 2003, il a tout juste cinquante ans. Considéré comme l’un des écrivains les plus importants d’Amérique Latine, il est régulièrement comparé à Melville, Proust ou Pynchon. 2666, cette oeuvre posthume est un voyage au coeur des ténèbres du monde.
L’auteur a entremêlé cinq parties, qui pourraient être des romans indépendants les uns des autres. Cela commence avec la quête bientôt obsessionnelle de quatre professeurs de littérature, à la recherche du mystérieux écrivain allemand Benno von Archimboldi. Elle finit par les mener jusqu’au Mexique, au milieu d’une criminalité omniprésente. Derrière la fictive Santa Teresa se dissimule la ville de Ciudad Juárez, où a eu lieu une incroyable série de meurtres de femmes, jamais élucidée. Ici se perd la trace d’Archimboldi – jusqu’à ce que le parcours biographique de l’écrivain et ancien soldat de la Wehrmacht noue au final les différents fils de l’histoire. Ceux-ci relient deux continents, s’étendent sur un siècle et son impitoyable réalité : entre le carnage systématique de la Seconde Guerre mondiale et les crimes de Santa Teresa se dresse l’Homme, pour qui la violence devient une fin en soi. De ces mille pages, Àlex Rigola s’est risqué à faire une version pour la scène et il a trouvé pour chaque partie une forme appropriée. Comme une mosaïque, le récit se compose peu à peu. Là où Bolaño cisèle la psychologie de ses personnages, Rigola parcourt l’abîme des relations humaines. Il cite le cinéma de David Lynch et le film noir avant même que n’apparaissent sur la scène les images filmées de l’histoire réelle. L’oeuvre de Bolaño est à la fois roman de formation et polar, science-fiction et reportage ; la mise en scène d’Àlex Rigola en explore toutes les dimensions.
Reset
Up
Down
Rencontre >>>Salle des machines

tr

Théâtre populaire, tentative de définition à l’heure des industries culturelles dominantes
samedi 6 février à 15 h 30
   
A lire ou relire
tr 2666 de Roberto Bolaño, dans la traduction de Robert Amutio, est publié chez Christian Bourgois éditeur
Reset
Up
Down
entretien
Conversation avec Alex Rigola

Comment est né ce projet ?
J’avais envie de raconter une histoire nouvelle, actuelle et la fascination que je ressens pour l’œuvre de Bolaño et plus précisément pour ce roman m’ont amené à travailler sur l’adaptation de ce texte exceptionnel. Un spectacle, un roman offrent des matériaux très différents. La poésie qui se dégage d’un roman est complètement différente de celle de la scène. (…).
Dans ce roman, le monde à représenter est tellement vaste, que cela laisse une grande place à la création, à l’imagination. Les intrigues du roman se déroulent dans des endroits très différents. Cela demande un effort considérable d’invention à cause des espaces différents et aussi de la longueur du roman.

Il s’agit d’un récit en arborescence. Comment cela est-il transposé sur la scène ?
J’ai souhaité conservé la même forme que le récit. Une des multiples forces de ce roman est d’avoir choisi comme protagoniste non pas un personnage physique mais une ville. Elle représente, selon Bolaño, ce qu’il y a de pire en nous. Santa Teresa, la Ciudad Juarez réinventée par Bolaño, est une société en voie de désintégration où échouent progressivement les personnages, lesquels sont eux-mêmes en quelque sorte dans un processus de désintégration.

La structure en cinq parties du roman, est-elle maintenue dans le spectacle ?
Oui. Il y a une façon de travailler spécifiquement chaque partie. Dans la première, l’idée a été d’organiser une conférence où les participants sont les quatre protagonistes de cette histoire : ils commencent en la racontant de manière neutre, mais lentement ils s’impliquent de plus en plus. La deuxième partie a quelque chose de David Lynch, à cause de quelques faits paranormaux, surnaturels ou étranges qui arrivent, par exemple, le personnage commence à entendre la voix de son père mort qui lui indique le chemin qu’il doit suivre, et surtout le prévient de faire attention car la situation est dangereuse. La troisième partie est une sorte de roman noir, de film du cinéma noir. La quatrième est un oratoire avec douze voix qui récitent les noms des morts. Et dans la cinquième, l’idée est de retourner à une narration où le théâtre d’objets aura une certaine importance. C’est raconter l’histoire d’Archimboldi comme un grand carrousel de la vie.

Es-tu allé au Mexique avant de commencer les répétitions ?
Oui, les faits racontés dans le roman sont réels et palpables. Le roman donne une vision de la ville beaucoup plus noire de ce qu’elle est en réalité. J’ai essayé d’intégrer tout ce que j’ai pu observer et ressentir dans la mise en scène, il est important de rappeler que le roman se base sur des faits réels. J’ai intégré des images prises là-bas dans le spectacle. Ce n’est pas la même chose de raconter l’histoire de l’assassinat d’une femme, que de la raconter avec la photo de cette femme morte, projeté derrière. De la même façon peut apparaître l’image des endroits réels où se passe ce qui est raconté

Ta Santa Teresa, est-ce l’enfer de Bolaño ou la Ciudad Juarez réelle ?
C’est un mélange. C’est une ville où la mort et l’assassinat font partie de la vie quotidienne et tout le monde le vit comme normal. C’est pareil pour le « trafic » des gens qui traversent la frontière avec des passeurs (…).
Nous vivons dans un monde, dans une société, où nous ne voulons pas voir certaines choses. Bolaño définit la ville dans son roman Amuleto, comme un cimetière. On s’attache tout de suite aux événements particuliers, et par contre, on laisse échapper très souvent les choses importantes qui laissent l’empreinte d’une société et de ce que nous avons construit comme société.

Reset
Up
Down
video
ROBERTO BOLANO
Est né à Santiago du Chili en 1953. Après avoir vécu au Mexique, il retourne dans son pays d’origine au moment du coup d’État de Pinochet. Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique, il fonde « l’infraréalisme », groupe littéraire d’avant-garde, héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres. Vers la fin des années 70, il s’installe en Espagne où il exerce divers métiers, tel que vendeur de bijoux, ou veilleur de nuit dans un camping. Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son œuvre soit reconnue et qu’il soit perçu comme l’une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine contemporaine. Il est alors vivement remarqué sur la scène littéraire espagnole avec, d’abord, La littérature nazie en Amérique, puis Les détectives sauvages. Il a reçu le Prix Herralde en 1998, le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d’Amérique latine, en 1999. Héritier hétérodoxe de Borges, de Cortázar, de Artl, d’Onetti, à la fois poète et romancier, il saisit à bras le corps la littérature et l’histoire de sa génération, et est passé maître du brassage des registres, situations et personnages. Roberto Bolaño est mort en juillet 2003 à Barcelone à l'âge de 50 ans.
ALEX RIGOLA
Metteur en scène. Directeur du Théâtre Lliure depuis 2003.
Au théâtre, il a mis en scène les textes de Richard Wagner Le vaisseau fantôme, de Bernard-Marie Koltès La nuit juste avant les forêts, de Paco Zarzoso Arbusht, d’Eugene O’Neill Le long voyage vers la nuit (Prix Notodo 2006 pour la meilleure adaptation au théâtre), de William Shakespeare Richard III, Jules César, Titus Andronicus (Prix José Luis Alonso des jeunes metteurs en scène de l’Association de Metteurs en Scène en 2000 et le Prix Butaca en 2001), de Bertolt Brecht Sainte Jeanne des Abattoirs, de David Mamet Glengarry Glen Ross, La màquina d’aigua (Prix de la Critique à la meilleure mise en scène), d’Alfred Jarry Ubu roi, de Georg Büchner Woyzeck, d’Alexei Chipenko Suzuki I et II, de George Tabori Les variations Goldberg, de Richard Dresser Un cop baix (Prix de la critique à la Meilleure mise en scène), d’Euripide Les Troyennes, de Franz Kafka Kafka : Le Procès et d’Heiner Müller Sur le chemin de Volokolamsk (I).
PABLO LEY FANCELLI
Après avoir obtenu une Licence d’Histoire de l’Art de l’Université de Barcelone, il a travaillé comme critique de théâtre au journal ABC (1990-1992) et à El País (1995-2004). Il a donné des cours de Journalisme Culturel au Département de Sciences de l’Information de l’Université Autonome de Barcelone (1999-2001).
Il est directeur du Département de Dramaturgie de l’école Eòlia depuis l’année académique 2003-2004.
Il est l’auteur notamment de Se está haciendo muy tarde (Prix Saint Martin du Théâtre, Mercat de les Flors, 1988) ; Paisaje sin casas (Prix Marquis de Bradomín, 1990) ; ou Pequeños detalles del horror (finaliste du Prix Caisse d’ Espagne, 1991).
Il a crée les dramaturgies de F@ust version 3.0 pour La Fura dels Baus, L’opéra de quat’sous et La Célestine mises en scène par Calixto Bieito, Comédies Barbares mise en scène par Bigas Luna, Hommage à La Catalogne mise en scène par Josep Galindo notamment à la MC93 Bobigny en 2004, puis Célébration et Don Quichotte mises en scène par Josep Galindo.
 
Reset
Up
Down
Teatre Lliure
site
Alex Rigola
site
 
Présentation de l'ensemble du Festival Le Standard idéal 7e édition.
 
Reset
Up
Down
retour accueil