| La Flûte enchantée / Mario Tronco |
Blackface / Orkater |
| Woyzeck / David Böch |
| Maison de poupée et Hedda Gabler / Daniel Veronese |
| Ballade catalane |
| Lecture et gastronomie |
| Piturrino fait le musicien / Carles Santos |
| 2666 / Alex Rigola |
| La Toison d'or / Karin Beier |
| 29 JAN > 19 FEV 2010 |
| Dans le cadre de la BALLADE CATALANE Lundi 1er FEV à 18 h |
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Textes Quim
Monzó, Mercè Rodoreda et
des poèmes |
| Anne Alvaro et François Marthouret |
| Chef cuisinier Isma Prados |
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| BALLADE CATALANE | |
La
culture catalane a subi pendant le franquisme le pire de ce que peut
subir une culture : sa langue persécutée
et interdite, ses artistes – les vivants et les morts – dépouillés
de leurs origines pour être incorporés dans l’idéal
franquiste d’une Espagne mono-culturelle et monolithique. Recouvrant un millénaire d’histoire, cette culture a toujours apporté une contribution capitale : de Ramon LLull au XIIIe siècle aux avant-gardes du xxe siècle de Dali, Miró, Gaudí, d’Albeniz à Granados, de Tàpies et tant d’autres. L’apport des artistes catalans au théâtre européen est d’égale importance : les Pasqual, Bieito, Fura dels Baus, Els Joglars, Carles Santos, la Cubana, el Teatre Lliure, Comediants, la Claca, Flotats et tant d’autres, ont travaillé sur toutes les scènes d’Europe, représentant, souvent ignorés, d’une culture singulière. Ce petit Festival catalan à l’intérieur du Festival Le Standard idéal – le Teatre Lliure adaptant 2666, l’oeuvre du chilien Roberto Bolaño, qui vécut ses dernières années en Catalogne, l’inclassable compositeur Carles Santos, un marathon de lectures (théâtre et poésie) et une initiation à la gastronomie – tentera modestement de sensibiliser le public à une réalité culturelle qui mérite d’être connue et explorée. |
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| Les trois productions
de Ballade catalane sont
possibles grâce au soutien de l’institut Ramon Llull 1er, 3 et du 11 au 14 février 2010 |
| Durée du spectacle 5 h lecture et repas |
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| Pour réserver ce spectacle | |
| Tarif Lecture & repas
: 20 € ou 15 € Tarif plein : 25 euros (tarif lecture 10 euros + tarif gastronomie :15
euros) |
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| Réservation
en ligne MC93 pas disponible |
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| Billetterie en ligne de la Fnac | |
| Par téléphone : 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h è 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
| Télécharger (format PDF) : | |
| La fiche spectacle | |
| Le dossier de présentation | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
Un marathon de lectures (romans et poésie) et une initiation à la
grande gastronomie. |
LA SOIREE 18h00 - 19h00 - 1ère lecture. |
Anna Alvaro
et François Mathouret liront des extraits de |
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| MILLE CRETINS de Quim Monzó, | |
Quim Monzó dit que Mille crétins est son livre le plus gai. Et il est vrai qu’il faut un sacré sens de l’humour pour traiter de sujets joyeusement réconfortants que la douleur, la vieillesse, la mort, le désamour ou les querelles mesquines. En lisant ses nouvelles nous rions, mais nous rions de nous-mêmes, du bonheur d’être lucides. |
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| Mille crétins de Quim Monzó est publié aux Editions Chambon | |
| RUE DES CAMELIAS de Mercè Rodoreda | |
Il a écrit Cecilia et au moment où il allait l'écrire une seconde fois une fenêtre s'est ouverte à la volée et il a pris peur. Le crayon lui est tombé des mains et il n'a pas pu le retrouver. II m'a enlevé l'épingle, les bouts de ses doigts se sont mouillés à la bave du bavoir, et il a accroché ensemble le bavoir et le papier. Ne voyant personne il m'a bercée un instant, il m'a dit tout bas : Cecilia, et j'ai ri. Alors il a sonné et m'a donnée. Pendant qu'il se déshabillait, sa femme s'est réveillée et lui a demandé pourquoi il rentrait si tard. Il lui a dit qu'il avait trouvé une petite fille. Elle lui a demandé : où ? Il lui a dit : dans la rue des Camélias, vers le milieu de la rue, au pied d'une grille avec tout plein de camélias. Sa femme avait l'air de ne pas vouloir le croire et il a dû le lui répéter, bien posément, qu'au petit jour, à côté de camélias, il avait trouvé une fillette comme un petit chat et qu'elle s'appelait Cecilia. Un destin de femme traversant violemment les frontières géographiques et sociales de Barcelone. Par Mercè Rodoreda, « un écrivain de dimension universelle » (Gabriel Garcia Marquez). |
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Rue des Camélias de Mercè Rodoreda est publié aux éditions Tinta Blava. |
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| MENU | |
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Cuisiner en catalan La Catalogne est un pays qui collectionne les paysages les plus divers et différents arts de vivre. Chaque vallée, chaque canton – qu’il soit du littoral ou de la plaine – définissent un rapport festif à l’alimentation selon les produits qui y sont générés depuis des temps immémoriaux. Ce sont ces produits de la terre qui composent le lexique de chaque gastronomie, de même que ce sont les modes de cuisson qui vont déterminer la grammaire qui viendra les concocter. Quant au style, il est défini par la somme des conclusions, des observations et des expériences de toutes les générations précédentes, après qu’elles aient été intégrées dans les mémoires, devenues esprit de connaissance, puis se soient longuement bonifiées jusqu’à dégager des notes incontestables de sagesse, qui ne sont bien sûr reconnaissables qu’à l’odorat. Ce patrimoine immatériel n’est en rien une doctrine. C’est un langage qui sert à s’exprimer, un langage vivant, en évolution permanente. Celle que suit chaque plat traditionnel jusqu’à devenir méthode de cuisson, celle qui va de l’artisanat à l’expression gastronomique la plus contemporaine. Le répertoire que vous allez goûter est entièrement sous-tendu par ce langage. |
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Bol
d’escudella,
sa coquillette géante et sa boulette de viande truffée C’est le pot-au-feu traditionnel des jours de fête, composé avec les viandes et les légumes – frais et secs – de l’environnement le plus immédiat. C’est à la fin du XIXe siècle que l’escudella a pris la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Depuis, il est le must de tout déjeuner de Noël digne de ce nom. Il est servi en deux étapes. On la consomme tout d’abord en soupe – bouillon, grosses coquillettes et boulette de viande –, puis vient le tour de l’assiette de carn d’olla, composée des viandes (généralement poule, veau et porc, et présence discrète d’agneau) et des légumes (pommes de terre, navet, carotte, chou, pois chiches, poireau, céleri et citrouille) du pot-au-feu. |
"Crayons"
du Pallars et pain de verre frotté à la tomate (buffet d’huiles
d’olive) Ces « crayons » sont les premières saucisses sèches issues de la tuée du cochon. L’air sec et frais des montagnes du Pallars offre les conditions idéales pour le séchage des viandes – habituellement du lièvre, des bécasses, du sanglier et du cerf, même si, ces dernières années, l’engraissement biodynamique de porcs élevés en semi-liberté connaît un nouvel élan. Leur complément idéal est le pain frotté à la tomate... Nul doute que celui-ci a son origine dans le geste de saucer le jus de tomate mélangé à de l’huile et à du sel qui reste toujours au fond des assiettes après la salade. De nos jours, en Catalogne, on ne conçoit pas un sandwich sans du pain préalablement frotté à la tomate et arrosé d’un filet d’huile d’olive avant d’être garni. Le secret réside dans l’affinité des acidités de la tomate et de l’huile, du croustillant de la fougasse grillée et de l’onctuosité des charcuteries fines, des fromages, des omelettes ou même de la sardine salée... |
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Xató Ce mets provient de la Catalogne méditerranéenne au climat le plus chaud et c’est l’un des rares plats d’hiver que je connaisse à être fondé sur une salade. Sur la structure grillagée légèrement amère d’une bonne scarole et d’oignons tendres nouveaux, on verse la sauce du xató, savant concassage de piment, d’ail, de pain frit, d’amandes et noisettes grillées et de tomate, lié par de l’huile d’olive. Le tout est présidé par des salaisons de poisson préalablement dessalées (il s’agit généralement de morue, de thon et d’anchois). La pointe d’amertume est rappelée à l’aide d’olives noires qui ne doivent pas être trop douces. À table, le xató est accompagné d’une bonne tranche de pain et d’une omelette aux légumes frais ou secs (pommes de terre, haricots secs, épinards, courgette...). |
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Terrine
grillée de trinxat
et de viandes de pot-au-feu Le trinxat le plus célèbre est celui de la Cerdagne. Ceci dit, on en trouve dans toute la Catalogne. Ce plat est confectionné avec les légumes et les viandes les plus gélatineuses et les moins grasses de l’escudella ou du pot-au-feu de cochon. Après avoir doré quelques lamelles d’ail dans de l’huile d’olive, on verse les légumes bouillis écrasés à l’aide de deux fourchettes. Le tout forme rapidement une sorte de galette compacte et dorée à la texture bien ferme. On y découpe alors des tranches qui accompagnent la viande préalablement saisie au fer chaud ou sur la braise. |
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Haricots
blancs d’El Ganxet
fraîchement mijotés, tripes de morue, artichauts et poivrons
de la vallée d’Àger Des haricots blancs d’El Ganxet bouillis à point doivent être fondants comme du beurre. C’est à la composition calcaire des terroirs distingués par l’Appellation d’Origine Qualifiée d’El Ganxet que ces haricots à la cosse très fine et au goût délicat doivent leurs caractéristiques. Nous les servirons parsemés d’un concassage qui leur confère des notes végétales acides et un soupçon d’amertume, fait de piments confits au vinaigre, d’artichaut cru, d’huile d’olive et de noix fraîches... Savourez d’abord le peronet – le piment –, puis dégustez le concassage avec la cassolette de haricots et les tripes de morue. |
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Riz du delta
de l’Èbre
au canard rôti et à l’anguille (avec un concassage
de pistaches et de foie de canard) La cuisson du riz détermine une bonne partie de la culture gastronomique de la Méditerranée la plus occidentale. Dans cet environnement, le delta de l’Èbre – où la riziculture s’est professionnalisée au tout début du XXe siècle – occupe une place unique. Les rizières constituent un véritable habitat symbiotique où les petits oiseaux de marais et les anguilles vivent encore en liberté au milieu des tiges de la céréale. En outre, le riz s’inscrit sur la liste interminable des plats fondés sur un sofregit (préparation de légumes – tomates, ail, oignons – longuement mijotée), cuits dans un bouillon et devant leur aromatisation et leur texturisation finales à un concassage parsemé. |
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Poire
de Puigcerdà en
ratafia et écume de Tou dels Til·lers Ces poires d’hiver, fermes et acides, se marient à la perfection à un fromage bien affiné et à une liqueur digestive de noix vertes que de nombreuses maisons des Pyrénées confectionnent toujours. Ces trois éléments s’associent pour composer un dessert auquel il ne manque rien puisqu’il marie l’onctuosité, le sucré et l’acidité et assortit les textures craquantes et crémeuses. |
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| Un
petit caprice avant d’aller
se coucher... - Terrine de coing, de moutardes et de fromage à croûte rouge - Tourte aux légumes et aux sardines dessalées - Bouchées au foie gras, cristaux de sel et croquant de cacaos - Mamelle de nonne (blanc-manger) |
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Isama PRADOS, chef
cuisinier Bien que sa formation sur le plan de la gastronomie lui permettrait sans difficulté de signer la carte d’un restaurant d’auteur, le fait est que, aujourd’hui, la carrière professionnelle d’Isma Prados se déroule principalement sur le terrain de la divulgation. Depuis 2003, il présente des émissions de cuisine à la télévision catalane et il se produit dans toute sorte de conférences et de show-cookings. L’un de ses sujets de prédilection est l’évolution de la gastronomie populaire catalane vue à travers l’étude moderne des cuissons, des produits du terroir, de leur mariage et de l’histoire de l’alimentation des Catalans et des habitudes qui lui sont associées, dans le cadre du régime méditerranéen. |
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Quim Monzó |
Mercè Rdoreda (Barcelone, 1908 -
Gérone, 1983) |
| Présentation de l'ensemble du Festival Le Standard idéal 7e édition. |
| Rencontre >>> Salle
des machines Théâtre
populaire, tentative de définition à l’heure
des industries culturelles dominantes samedi 6 février à 15 h 30 |
| Isma Prados Chef cuisnier, emission sur TV3 |