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USA |
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| NICOLAS BIGARDS |
| Création |
| 9 > 18 avril 2010 lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche mercredi, jeudi. Horaire exceptionnel vendredi 16 avril à 19h. Salle Christian Bourgois |
Chroniques
du bord de scène, |
| Durée en création | |
| Pour réserver : | |
| TARIFS : 10 € et 5 € | |
| RÉSERVATION EN LIGNE | |
| Par téléphone : 01
41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
| Télécharger (format PDF) : | |
| Le dossier de présentation | |
| La fiche spectacle | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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Depuis 2007, Nicolas Bigards a entamé une
expérience singulière de rencontres avec les habitants
de Bobigny et de la Seine-Saint-Denis. Entouré d’une
scénographe, de dramaturges, de musiciens, de comédiens,
d’écrivains et des permanents de la MC93, il invite à partager
sur le temps d’une saison un processus de création.
Tout a commencé avec Barthes, le questionneur… une
façon d’interroger le théâtre, de créer
un lien différent avec l’espace, les textes, les artistes,
le public... Et de le faire sur un mode sensuel et sensible en permettant
au spectateur de vivre une expérience à chaque fois
unique car singulière. Installé au coeur même
du dispositif scénique, au plus près du comédien,
le public s’invente un parcours, et se laisse dériver à travers
des espaces clos ou ouverts. |
Des compléments sur ces chroniques LES RENCONTRES |
LE STUDIO DES CHRONIQUES Les 6, 13, 20 et 27 mars 2010 Nicolas Bigards et l’auteur américain Jake Lamar inviteront chaque samedi du mois de mars des écrivains à converser avec le public et l’équipe artistique des Chroniques. Sous forme de concerts, de rencontres et de lectures, nous arpenterons une Amérique dans tous ses états. Invités pressentis : Pap N'Diaye samedi 6 mars 2010 ; Eddy Harris le samedi 27 mars 2010 entrée libre réservation obligatoire au 01 41 60 72 72 ou reservation@mc93.com |
Dans
les bibliothèques de Seine-Saint-Denis - Chester Himes vu
par Jake Lamar. Dans le cadre de la résidence d’auteur
de Jake Lamar à la MC93 en partenariat avec le Conseil régional
d'Ile-de-France, Jake Lamar et Nicolas Bigards ont eu l’idée
de créer une petite forme, qui, en résonance avec les
Chroniques du bord de scène nous en apprenne un peu plus sur
l’Amérique, au travers d’un point de vu celui
d’un auteur de polar américain, vivant aujourd’hui
en France. Avec cette lecture-conférence, Jake Lamar a choisi
de parler de son rapport avec son prédécesseur littéraire
Chester Himes. Malgré les différences dans leur parcours (Himes a passé huit ans en prison, Lamar quatre ans à Harvard), tous les deux ont quitté les Etats-Unis pour vivre à Paris. Et tous les deux ont employé la forme du polar pour explorer les questions politiques et raciales aux Etats-Unis, souvent avec un humour acerbe. Cette petite forme va faire le tour des Bibliothèques de Seine-Saint-Denis. |
| A voir, écouter | |
| Nocturnes
balbyniennes Jake Lamar, en résidence d'écriture, lira des extraits de Paris est une fête Ernest Hemingway, samedi 17 octobre à 18h |
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| Un atelier d'écriture | |
A partir du 16 janvier 2010 Tous les samedis de 15h00 à 17h00, à la Bibliothèque Elsa Triolet à Bobigny L’atelier d’écriture de cette année, animé conjointement par Nicolas Bigards et Jake Lamar continuera son exploration de la littérature américaine. Nous nous arrêterons plus longuement sur quelques auteurs comme Ralph Ellison, Chester Himes, John Dos Passos ou Norman Mailer qui furent, chacun à leur manière des grands témoins de leur époque. L’atelier proposera aux participants deux régimes d’écriture : la forme courte, pour ceux qui le souhaitent, mais aussi des textes de plus longue haleine, qui pourront se développer tout au long des cinq mois que durera l’atelier, avec un suivi plus individuel par Jake Lamar. |
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Des compléments sur ces chroniques |
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| LES CHRONIQUES DE JAKE LAMAR en 2009 | |
QU’EST-CE
QUE SONT LES CHRONIQUES DU BORD DE SCENE ? |
Les Chroniques
sont un processus de création singulier, sur le temps d’une saison, réunissant,
autour d’un projet initié par Nicolas Bigards, une équipe
artistique, les permanents du théâtre et le public à une
réflexion commune. |
| Depuis Barthes
le Questionneur, en 2007, s’est imposé à nous
une autre façon
d’habiter un théâtre, et pour le théâtre
d’habiter une ville. C’est ainsi que sont nées
Les
Chroniques du bord de scène en 2008,
de la nécessité de
trouver un autre régime de rencontre avec le public, une autre
manière d’interroger la scène. Cela donne plusieurs spectacles, des conférences, des lectures, des répétitions publiques, des ateliers, c’est l’ensemble qui constituera « les chroniques ». Le processus n’est pas figé, il évolue, au gré des questions, des rencontres. Nous essayons de faire en sorte que cela soit le processus artistique qui détermine les moyens mis en œuvre, et non l’inverse. Rien n’est fixé d’avance. Ces chroniques permettent ainsi une grande réactivité, en prise directe avec les considérations et l’état d’avancé de nos réflexions, de nos sensibilités. |
| LES CHRONIQUES, CE SONT DONC |
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un
questionnement sur notre monde, notre société à travers
ses «mythologie». Nous interrogeons de manière
sensible et poétique notre environnement, ce qui forge nos
représentations, nos fantasmes. |
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des « petites
formes », résultats de ce questionnement, répétées
en peu de jours, jouées pour quelques représentations,
et qui, à la manière d’une chronique, revient
tout au long de la saison de manière récurrente, et à chaque
fois différente. |
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une équipe constituée
d’acteurs, de non-acteurs, de scénographe, de musicien,
d’écrivain ainsi que l’ensemble des permanents du
théâtre. L’équipe du théâtre
est impliquée dans le processus artistique. C’est donc
une volonté conjointe d’un théâtre et d’un
metteur en scène de se donner un espace de travail et de réflexion
différent. |
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- un
rendez-vous singulier avec le public, en associant des habitants
sous forme d’atelier ou de rencontre, se concrétisant
ensuite par leur intervention lors de ces chroniques. Ils sont partie
prenante du travail de réflexion et d’élaboration. |
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un
questionnement sur l’espace et le temps du travail théâtral, en
proposant des expériences sensibles aux spectateurs. |
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| L'ESPACE | |
Au
cours du travail, nous est apparu une évidence. La « forme
douce », la chronique impose une nouvelle écriture scénique.
Nous devons faire une proposition qui permette une écoute
particulière. Il s’agit d’inventer un espace propre à la
forme littéraire. Un espace qui se réinvente à chaque
proposition textuelle, qui prenne en charge une forme propre.
L’espace traditionnel, frontal, ne lui convient guère. L’écoute devient fixe et exclusive, crispée sur des objets intellectuels. « Ne vous est-il arrivé, lisant un livre, de vous arrêter sans cesse dans votre lecture, non par désintérêt, mais au contraire par afflux d’idées, d’excitations, d’associations ? En un mot, ne vous est-il pas arrivé de lire en levant la tête ? ». La réponse nous semble résider dans cette question de Roland Barthes. Inviter le spectateur à lever la tête, à se laisser dériver durant la représentation. |
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| Mais dans quel espace ? | |
Comment répondre à l’écriture
en fragment, à l’écriture « douce » ?
Peut-être de manière très analogique, par un espace
en fragment. Les spectateurs iraient d’un espace à l’autre,
d’espace clos en espace clos. Une déambulation ? Une balade
? Une dérive ? Les fragments posés ainsi les uns contre
les autres finiraient par produire une forme dont pourrait disposer
le spectateur. Mais il faut à ces fragments une disposition
adéquate, pour qu’il y ait du jeu entre eux, pour qu’ils
travaillent entre eux, c’est-à-dire à la fois “entre
soi”, mais aussi de l’un à l’autre. Ils sont à la
fois fermés (plein d’un sens qui se suffit à eux-mêmes)
et ouverts. Nous devons créer des espaces qui soient en même
temps clos et ouvert. |
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| Un espace acoustique. | |
C’est aussi par le son que
cela doit passer, et donc par les sens, tous les sens. Peut-être
travailler sur une disjonction du regard et de l’écoute
pour retrouver de l’interruption et du court-circuit. Ne pas
donner à « voir » le texte tout de suite, juste à l’entendre.
Ménager un état. Parole de l’intime, une voix intérieure.
Il faut que ça « moire » pour reprendre une expression
de Barthes. Il faut que l’on puisse donner à voir sans
montrer, que le décor “bâille” pour laisser
deviner un corps, un geste, une action. L’endroit le plus érotique
d’un corps n’est-il pas là où le vêtement
bâille ? Rendre l’imagination aux spectateurs. |
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Le théâtre
chez Nicolas Bigards est une histoire de rencontres, de rencontres
avec des comédiens, des metteurs en scène, des auteurs.
Il connaît son premier "choc" de théâtre
en assistant à une représentation des Derniers
jours de l’humanité de Karl Kraus mise en scène
par Philippe Delaigue qui deviendra ensuite son professeur. Il lui
mettra le pied à l'étrier en 1991 en lui faisant rencontrer
Wladislaw Znorko qu'il assistera sur La
Cité Cornu avec comme interprète Bruno Boeglin.
Cette double rencontre achèvera son entrée en théâtre.
Son intérêt pour la scène devient alors exclusif
et il le pratique comme comédien et comme assistant à la
mise en scène. Il effectue son service national comme objecteur
de conscience à la MC93 Bobigny en 1995 avec Jean-François
Peyret. Cette rencontre augurera une longue complicité, il
sera son assistant à la mise en scène, assistanat devenant
peu à peu une véritable collaboration artistique durant
dix ans : La Génisse et le
Pythagoricien-2002, Histoire
naturelle de l'esprit, et Projection
privée/Théâtre public.- Sur des poèmes
d'Auden - 2000, Un Faust-Histoire
naturelle - 1998, Traité des
passions III (Traité des couleurs), Traité des passions
II (Notes pour une pathétique)-1996, Traité des
passions Descartes / Racine -1995. En 2001, il co-réalise
avec Jean-François Peyret Le
vol au-dessus de l'océan, pièce radiophonique
de Bertolt Brecht et Turing Machine en
1999 à la MC93. En juillet 2005, ils organiseront ensemble Ce
soir on improvise mais c'est cet après-midi série
de lectures avec des scientifiques, des écrivains et des philosophes,
d'ateliers et de rencontres à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon
dans le cadre du Festival d'Avignon. Enfin, le théâtre chez Nicolas Bigards est non seulement une histoire de rencontres mais aussi de fidélité, fidélité à un projet artistique, celui de la MC93. Patrick Sommier, partageant l'engouement de Nicolas Bigards pour Max Aub, lui a permis de créer Manuscrit corbeau en 2003. Puis, en 2006, la création française de Nothing Hurt de Falk Richter. Enfin, en 2007, c’est, avec Barthes le Questionneur que le projet artistique s’ancre sur la durée, se poursuivant avec Les Chroniques du bord de scène en 2008. |
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| Chantal de La Coste Messelière | |
Après avoir assisté le scénographe
Nicky Rieti sur plusieurs mises en scène par André Engel
et Jean-François Peyret, Chantal de la Coste-Messelière
signe depuis 1997 les costumes et la scénographie de nombreux
spectacles avec notamment Lukas Hemleb, Gregory Motton, Gilbert Amy,
André Engel, Philippe Manoury,... Avec Nicolas Bigards, elle
signe la scénographie et les vidéos de Manuscrit corbeaude
Max Aub et de Nothing Hurts de Falk Richter, les petites formes Barthes,
le questionneur et Chroniques du bord de scène saison
1 à la MC93 Bobigny. |
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| A voir, écouter | |
| Nocturnes
balbyniennes Jake Lamar, en résidence d'écriture, lira des extraits de Paris est une fête Ernest Hemingway, samedi 17 octobre à 18h |
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| Chroniques du bord de scène, saison 2 HELLO AMERICA et Reprise et suite |
| Retrospective Chroniques du bord de scène , 1 2 et 3 - Saison 1 |
| Barthes, le questionneur Autour de Barthes |
| B, le questionneur |
| Le site d'Agnes de Cayeux |
| Le site de Théo Hakola |
| Le site de Jake Lamar |
