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| Lire le communiqué de Patrick Sommier, 21 octobre 2008 | ||
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| Claude-Olivier Stern (directeur de la préfiguration de la maison de la Culture de la Seine Saint-Denis de 1973 à 1980, directeur de la MC93 de 1980 à 1985) L'ouverture de la MC93, en mars 1980, était l'aboutissement de deux décennies de travail artistique et de combats menés par tous ceux qui ont participé à cette longue préfiguration avec le soutien des élus des collectivités locales du département. Et, les bâtiments étant enfin sortis de terre et inaugurés, il fallut immédiatement reprendre la lutte pour obtenir les moyens nécessaires à leur fonctionnement. Certains se souviennent sans doute que nous sommes restés portes closes un certain temps, un panneau sur la façade précisant que le ministère de la Culture refusant de tenir ses engagements, il n'était pas possible d'ouvrir au public... Certes, nous avons fini par obtenir gain de cause ; mais, au fil des années et des directions successives, il n'a jamais été possible de baisser la garde. Ce qui n'a pas empêché la MC93 de s'affirmer comme une des scènes les plus importantes du paysage artistique européen. En cela, l'histoire de la MC93 n'est pas différente de celle de toutes les structures culturelles, grandes ou petites. Depuis toujours, dès lors que le travail de création et l'invention de formes nouvelles, l'action artistique, la volonté de favoriser toujours plus la rencontre entre les œuvres et le public le plus large, dérangent, interrogent, contestent, raillent voire dénoncent le monde tel qu'il est, ceux qui refusent le mouvement de la vie et nient l'importance de l'utopie créatrice, légifèrent ou inventent des artifices pour dresser des barrières devant les lieux où s'invente l'art de notre temps. Ce n'est pas seulement une OPA, mais un véritable hold-up dont la ministre de la Culture a confié la mise en œuvre à ses sbires (à partir d'une proposition de l'administratrice de la Comédie-Française, Muriel Mayette, que cette initiative n'honore pas !). Les directeurs de théâtres nationaux n'ont, récemment, que très faiblement protesté contre la stagnation de leurs subventions, mais aucun n'a eu l'idée saugrenue de résoudre ses problèmes en organisant un raid pour coloniser une salle réputée de la banlieue. Il est vrai que la Comédie Française n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà tenté une décentralisation lamentable à Gennevilliers. Il me semble que l'heure n'est pas à la négociation mais à l'affirmation d'un refus catégorique de ce type de "solution" et, surtout, de la méthode qui montre le mépris dans lequel ce système tient les artistes et les professionnels. Certes, le temps n'est plus où un écart de langage d'un ministre (nous reprochant de brandir alternativement "la sébile et le cocktail Molotov") mettait, deux jours après, toute la profession dans la rue, ce qui obligeait Maurice Druon à la démission. Cependant, il est temps que chacun prenne conscience de l'inanité du repli sur soi et de l'individualisme, dans le domaine de la défense d'une profession menacée. Il faut, aujourd'hui que chaque fois que ce ministère mène une attaque contre un lieu de création, une équipe artistique, une structure culturelle, quelle que soit la taille de cette entreprise, le directeur et ses collaborateurs trouvent à leurs côtés -- engagés dans le refus et la résistance -- l'ensemble des artistes de toutes disciplines ainsi que les professionnels des corps de métiers intervenants dans la réalisation et la diffusion des œuvres. Sans cette mobilisation (dont chacun sait qu'elle est extrêmement difficile, ce qui n'empêche pas de commencer à l'organiser), les mauvais coups continueront et il n'y aura bientôt plus rien à défendre. C'est pour cette raison (et aussi, bien sûr, parce que sept années de préfiguration et cinq années de direction de la MC 93 ont été une des périodes les plus passionnantes de ma vie professionnelle), que j'ai pensé utile de rompre le silence tranquille et la réserve de la retraite en assurant Patrick Sommier et son équipe de tout mon soutien. Le 6 octobre 2008 |
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SYNDEAC : COMMUNIQUÉ : AFFAIRE BOBIGNY |
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| Bernard Piffaretti, artiste peintre, enseignant à l’ENSBA
de Paris Françoise Parraud, graphiste Il paraît que la MC93 devient la Comédie-Française. Bien. Il paraît que c’est pour le bonheur des masses laborieuses de la ville de Bobigny qui n’ont pas la chance, les pauvres, d’habiter dans Paris et de pouvoir ainsi aller au Français tous les soirs. C’est louable. J’en remercie la ministre, Mme Mayette, Mme la maire et tous les acteurs de cette si amicale combine. Nous trouvons la méthode un peu surprenante tout de même : pourquoi avoir caché depuis certainement des mois cette transaction (il s’agit tout de même de supprimer un théâtre pour l’offrir à un autre qui a déjà 3 lieux dans Paris – ah j’oubliais c’est pour le bien des classes laborieuses), comment est-il seulement envisageable pour un ministre de la culture de considérer qu’un théâtre n’est qu’une enveloppe « technique », un « lieu » où l’équipe, les relais, les partenaires, les abonnés, les spectateurs n’ont aucune espèce d’importance ; comme si « aller au théâtre » se résumait à « acheter une place de théâtre, n’importe laquelle » et non se sentir faire partie d’un groupe de gens passionnés et attentifs, partageant des émotions et avides de découvertes, assumant de s’ennuyer un jour pour jubiler le lendemain. Nous pensons à Christian Bourgois, disparu depuis si peu de temps et pourtant déjà si loin, un rempart disparu de plus contre la bêtise et les petites vues politiciennes ; je pense aux beaux discours officiels larmoyants lors de son enterrement et j’en ai honte. Je pense à Bernard Birsinger, l’ancien maire de Bobigny – aurait-il si facilement cédé ? J’en doute. La sensibilité artistique n’est pas donnée à tous… Nous ne sommes pas dupes : la MC93 est un beau jouet dans le vivier du ministère de la culture qui en dispose comme il l’entend, au mépris de la démocratie (sinon pourquoi tant d’opacité) en utilisant le mensonge, les lieux communs de la bien-pensance actuelle avec la « banlieue » en étendard (apportons la vraie culture aux malheureux) pour faire passer de misérables manœuvres politiciennes et budgétaires. Il paraît que la marque « Comédie-Française » à Bobigny sera l’équivalent culturel du Stade de France à Saint-Denis. En dehors de la stupidité de la comparaison, c’est assez clairvoyant : quoi de plus « banlieue » que le fétichisme de la marque. Après Nike, les faux Chanel, Gucci et toute la cohorte des labels blingbling voici « la Comédie-Française ». A Patrick, Valérie, et toute l’équipe de la MC93 qui travaillent à notre « bonheur », avec notre total soutien Le 6 octobre 2008 |
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| Yvon Tranchant Ahurissant… Les mots ne sont pas assez forts pour évoquer ce hold-up. La Scène Nationale soutient bien évidemment Patrick Sommier et son équipe dans le maintien et la reconnaissance du travail exceptionnel engagé à Bobigny. Et si nous pouvons faire quelque chose en Région Languedoc Roussillon, nous sommes parti prenante. Solidairement vôtre. Le 6 octobre 2008 |
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HERVE BRAMY, ancien
Président du CG93, Conseiller Général de Seine-Saint-Denis |
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| Richard Coconnier Ce qui se trame là est, bien sûr, tout à fait inacceptable. Il faut donc le dire et le répéter : on ne dispose pas ainsi, dans le secret des cabinets, d’un théâtre, de son équipe, de son public ou de son histoire. La manœuvre est humiliante dans la forme, et procède d’une logique pseudo-rationnalisatrice que l’on avait vu à l’œuvre dans d’autres secteurs, mais pas encore dans le théâtre. Ce que nous avons vu, au fil des années, ce que nous voyons à la MC 93 transforme notre regard et notre rapport au monde et ce n’est jamais sans émotion que l’on se prépare au rituel du voyage à Bobigny ; cela vaut, je l’ai constaté à de nombreuses reprises, pour toutes les générations. Il n’est pas si fréquent qu’un théâtre interpelle aussi puissamment ses spectateurs. Nous le devons à l’inlassable travail de Patrick Sommier et de son équipe ; dans toute l’Europe, dans le monde, des dizaines d’artistes savent ce qu’ils leur doivent, tout comme nous savons ce que nous leur devons. Ce lieu exprime, mieux qu’aucun autre, les tensions de notre monde, il ne doit pas disparaître. Le 6 octobre 2008 |
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| Mariano Gilardon, abonne Nous perdrons beaucoup sans la MC93 telle qu'elle est aujourd'hui, le seul endroit où nous pouvons nous connecter à Paris avec le théâtre du monde. Vous êtes une référence de modernité, d’innovation, de diversité, de courage. J'ai appris et je continue à apprendre énormément sur la vie à la MC93 - tout mon soutien inconditionnel. Amicalement, Le 6 octobre 2008 |
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| Lazare Boghossian Une douleur peut en cacher une autre. Ce n’est pas mon invention mais une description tristement lumineuse de Primo Levi qui inspire cet intitulé. Il évoque une douleur, peut être l’infection d’une ampoule à l’orteil, qui cache celle provoquée par le froid au fond de la poitrine ou quelque trouble gastrique. On pense à fermer la MC 93 de Bobigny. Quelle idée ! Mais ça ne va donc pas très bien quelque part dans les hautes sphères du pouvoir. Cela ne toucherait que quelques artistes et un public minoritaire, pense-t-on ? “ Les autres“, population majoritaire, s’en moquent-ils ? -Foutaises ! C’est un organe arraché à un corps social tout entier. Non pas seulement le public exigent de la MC 93 mais le tissu social dans son entité est touché et les dommages finiront par faire surface. Une douleur générale surgira derrière celle des premiers concernés : les amateurs de ce théâtre de haute voltige, et touchera aussi, par voie de conséquences, ceux qui ne sont, à priori pas concernés par cette perte. C’est une autre analyse d’un pédopsychiatre qui démontrait qu’en défendant les sans papiers, l’on se défendait sois même en tant que partie du même corps social agressé. L’idée est très subtile et s’applique à la lettre à la situation de la MC 93. S’insurger contre cette décision irresponsable n’est pas seulement défendre notre profession. C’est beaucoup plus. Le 6 octobre 2008 |
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Marc Lacreuse |
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| Francis Marmande MAIS Ce projet n’aura pas de suite. Pourquoi ? Pour une raison simple qui tient en trois points : 1/ Il est extrêmement facile à mettre en œuvre (contrairement au pouvoir d’achat, à la croissance entre les dents et autres missions impossibles). 2/ Il va faire l’unanimité de la droite de droite et de la droite de gauche, ce qui fait beaucoup, si l’on y réfléchit bien; quant au “symbole”, c’est tout vu. 3/ Mais, mais il y a un mais : il peut très promptement apparaître pour ce qu’il est, une nouvelle affaire Langlois. Donc, ce n’est qu’un combat, continuons le début ! Le 6 octobre 2008 |
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| Buquet Philippe Directeur
de l’Espace
des arts-scène nationale de Chalon-sur-Saône Soutien la MC 93 dans ses missions historiques et non comme une annexe de quelque autre institution. Le 6 octobre 2008 |
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Henri Vart. |
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| Pascale Wei-Guinot Hier, dimanche après-midi, salle comble et enthousiasmée par la mise en scène de David Bösch de WOYZECK (en allemand surtitrée). Qui accueille ce spectacle de grande qualité ? La MC 93. La Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis n’est pas un vieux bâtiment en friche attendant d’être réhabilité par une quelconque institution.. si prestigieuse soit-elle. La MC 93 est vivante et bien vivante ! C’est de soutien sans cesse renouvelé dont la Maison de la Culture a besoin ! On ne va tout de même pas rentrer dans une logique de destruction de ce qui est beau et fait du bien à l’âme ! … Vers quel système est-on en train de s’acheminer dans ce pays ? Je n’ose employer aucun des mots qui me viennent à l’esprit pour le qualifier tellement ils me semblent tout droit sortis d’un très mauvais rêve. Tenons bon. Il ne faut pas laisser la brèche s’ouvrir ! Tout mon soutien et toutes mes amitiés à Patrick Sommier ainsi qu’à l’ensemble de son équipe. Lundi 6 octobre |
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| Anne Laurent Direction scientifique, Programme Cherche-Midi FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L'HOMME Cher Patrick Sommier, et toute l'équipe, Il y a bien longtemps que je ne suis plus venue à Bobigny, j'ai changé de vie. Mais la MC93 a été un des plus jolis lieux de soirées que j'aie vécus pendant 25 ans. On est estomaqué, on se dit, "Tiens voilà autre chose", car chaque jour il y en a une nouvelle. Hélas, je ne crois pas du tout, comme Ariane, que ce soit une mauvaise blague, ou un malentendu : ce sont les égouts qui surgissent de dessous la ville, le retour du refoulé, la pourriture qui fermentait qui gicle. C'est la "crise" qui travaille notre monde entier, par tous les bouts, et dont je ne crois pas, cette fois, qu'elle fonctionne comme une contradiction fertile, en tous cas avant longtemps. Ce n'est pas une raison pour ne pas lutter, évidemment. Mais que faire, quand il n'y a pas de vent, et pas de courant ? Pagayer dans sa pirogue ? En tous cas, sûrement, ne jamais désespérer et rester groupé. Lundi 6 octobre |
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| Bernard Fleury, directeur du
théâtre Le-Maillon
(Strasbourg). Cher Patrick, Il y a trente ans (serait-ce un anniversaire ?), la Comédie Française tentait une OPA sur le Théâtre de l’Odéon. A l’initiative de Jack Lang, la mobilisation d’artistes et de gens de théâtre (Antoine Vitez, Robert Abirached, Robert Hossein même, je crois…) contre cette incroyable initiative bloquait le projet. Et la Comédie Française hérita, en compensation, du théâtre du Vieux Colombier. En serions-nous revenus mentalement à cette époque, pour que se renouvelle une telle absurdité ? Car c’est bien d’une absurdité dont il est ici question : - même si la Comédie Française « récupérait » la MC 93, quel en serait le coût ? Si la MC 93 rencontre des difficultés financières depuis quelques années (comme bien d’autres théâtres qui osent réellement dans leur programmation), c’est bien en raison des restrictions budgétaires imposées, des retraits successifs, de l’isolement social et médiatique dans lequel le théâtre contemporain est de plus en plus enfermé. Alors on donnerait plus volontiers à l’un ce qu’on refuse à l’autre, au nom de la renommée acquise par la Maison de Molière (là au moins, c’est du sûr), quitte à doubler ou tripler la mise. Mais une fois dans les murs, croit-on que la Comédie française, dans le particularisme de son fonctionnement interne, coûterait moins cher que la MC 93, dans son statut actuel de Scène Nationale ? - Scène Nationale justement, le mot est avancé. André Malraux risque de se retourner dans sa tombe à cette incroyable nouvelle, lui qui fonda les maisons de la Culture et initia en France la Décentralisation artistique. Ce retour à la « tradition » (dans ce terme figure une des nobles fonctions de la Comédie Française), se conjugue aussi à celui d’un retour à la centralisation (quand la France a peur, en effet, elle centralise…). Or ces deux notions sont parfaitement antinomiques du projet initié par André Malraux. Et ce projet de Décentralisation artistique et culturelle, fondateur du Ministère de la Culture lui-même, les différents ministres, de droite comme de gauche, l’ont toujours défendu. Ils défendaient, ce faisant, le pilier principal de leur Ministère. C’est donc une faute majeure que d’y déroger. - Troisièmement, qu’en serait-il de la présence du théâtre étranger en région parisienne ? A l’Odéon, un peu ; Au Festival d’Automne beaucoup, mais sur quatre mois au plus ; au théâtre de la Bastille ou à la ferme du Buisson aussi, mais ce sont surtout des petites formes. Quant à Chaillot, n’en parlons plus : Ariel Goldenberg, ton prédécesseur à la direction de la MC 93, a été remercié. Mais qu’ont-ils donc contre les directeurs de théâtre qui programment des spectacles étrangers, alors que ces derniers donnent justement, à l’Ile de France et à Paris, une stature internationale qui lui manque grandement (si l’on compare Paris et l’Ile de France, par exemple, à Berlin ou Bruxelles) ? - Cette autre forme de repli sur une espèce de « pré carré » théâtral franco-français, va de pair avec une vision des villes périphérique de Paris quelque peu condescendante. Mais qu’est-ce que la Comédie Française se propose de faire (et au-delà, peut réaliser, dans son inexpérience de la question), dans la situation sociale difficile où se trouvent, majoritairement, toutes les villes (sauf Vincennes et Neuilly) de la périphérie parisienne ? - Et que dire, en dernier, de la façon dont ce type d’opération s’engage : tu ne fus ni consulté, ni informé officiellement, ce qui est inadmissible, tant d’un point de vue humain que professionnel : est-ce ainsi que le Service Public doit traiter maintenant ses agents ; est-ce ainsi que l’on respecte un contrat sur un projet artistique préalablement débattu, puis accepté par les collectivité publique elles-mêmes ? Je pense, pour ces raisons, que tu va trouver autour de toi, cher Patrick, un fort soutien de la profession, mais aussi des artistes et du public aujourd’hui convaincus qu’il vaut mieux affronter dignement un avenir inconnu, que de se replier frileusement sur d’inopérantes certitudes. Amicalement, Lundi 6 octobre |
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Daniel Orantin |
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| Gaëlle Yacoubi Chargée de Missions à la
participation citoyenne et à la gestion de proximité. Bonjour, Je tenais à vous apporter mon soutien et à vous remerçier d'offrir une programmation d'une telle qualité et avec autant d'exigences et d'audace sur un territoire si souvent dévalorisé. Je pense que le MC93 est un véritable atout pour ce territoire mais aussi pour le théâtre car elle offre un espace d'expression artistique précieux, d'autant plus précieux quand le contexte de politique nationale nous pousse à une résignation sourde. Lundi 6 octobre |
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Pour l’équipe Spectacles FNAC, Isabelle
Favier, Jean-Christian Offerlé, Directrice
de la Fnac Spectacle, Responsable
Equipe Théâtre, Marie-Pierre Bordel, Laurence
Desforges, Responsable Théâtre, Responsable
Editorial |
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| Claire MAILLES, Issy-les-Moulineaux Les fusions-acquisitions et autres OPA hostiles seraient-ils aussi maintenant des pratiques du ministère de la culture ? Je suis abonnée depuis longtemps à la MC93, et je traverse tout Paris avec la joie d'aller y voir des spectacles qui ont une âme que je ne retrouve aujourd'hui nulle part ailleurs. L'idée que cette particularité pourrait être effacée me chagrine plus que tout. Quelle perte ce serait. Après le chagrin vient la colère, en soutien à des équipes qui font tout pour nous offrir une vision du monde et une qualité uniques. Je n'en veux pas du tout à la Comédie Française, dont j'ai été également régulièrement l'abonnée. Mais chaque théâtre a sa vie, et chacun ses propositions. C'est cela qui en fait la richesse. Pauvre d'argent, il faudrait qu'on le devienne aussi d'esprit ? Malheureusement je ne pourrai me déplacer cette après-midi à Bobigny, car je travaille. Mais je l'aurais fait avec joie. Claire Lundi 6 octobre |
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François Roy, Directeur de l’Instant Théâtre-La
Maison de l'Acteur Montrouge |
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Carole Ivars administratrice |
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Edgard Garcia Directeur
Chroma / Zebrock |
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Muriel Dory, chargée
de la Billetterie spectacles du Crous de Paris |
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Nicole Scapolan, Malakoff |
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Jean Jourdheuil |
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| Jean-Pierre LORIOL. C’est en mon nom personnel que j’apporte mon soutien à la MC. Tout dans la manière de faire est détestable. Tout sur le fond est inquiétant. le 6 octobre 2008 |
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Nicole Roethel |
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Philippe Coutant Le grand T Loire Atlantique |
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| frederic giroutru bonjour ,en repetition à Orléans , je ne peux malheureusement étre présent à 15h30.Mais je vous soutiens grandement contre ce qui arrive aujourd'hui à la Mc 93. Battons nous pour sauvegarder ce qui peut être si facilement perdu.C'est evidemment très fragile.Donc je suis avec vous. le 6 octobre 2008 |
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| Serge Valletti Cher Patrick, Je ne peux pas être présent à la MC93 aujourd'hui, mais sache que je suis à tes côtés dans ces moments incroyables que tu passes. Tout ton travail de tant d'années mis en question par qui ? On ne sait ! Dans quel but précis ? On ne sait ! C'est l'ère du flou qui essaye de tout emporter. Ne nous laissons pas faire ! Je t'embrasse. le 6 octobre 2008 |
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| Robert Clément. Mon cher Patrick, Comme beaucoup,j'ai pris connaissance des manoeuvres orchestrées par le gouvernement contre notre maison de la culture,dont tu es le directeur. Je suis profondément indigné par de telles méthodes,tant sur le fond que sur la forme.Avec les présidents du conseil général qui m'ont précédé,Georges Valbon et Jean-Louis Mons,avec Hervé Bramy qui m'a succédé,je peux témoigner du combat acharné que nous avons dû mener pour que la MC 93,créée en 1974 demeure le premier équipement de cette envergure en banlieue.Centré sur la création et la production dramatiques,il peut se prévaloir des plus grands noms se la scène contemporaine.Atouts qui lui valent une reconnaissance bien au delà des frontières. Après un désengagement massif de l'Etat,voici venu le temps de la mise à mort.En dépit des discours rassurants de ces dernières heures,la vigilance s'impose. Avec cet évènement nous mesurons combien certains propos tenus sur une culture "élitiste"réservée à quelques "initiés"(au demeurant infondés) ne peuvent que favoriser les projets du gouvernement. Je souhaite pour ma part que le conseil général agisse fermement pour que la MC 93,avec une participation accrue de l'Etat,continue d'accroître son rayonnement. Alors que ce mauvais coup se préparait sans que l'on ait pris soin de t'informer,de te consulter,de t'associer à une éventuelle "collaboration" avec la Comédie Française,je tiens à te faire part,mon cher Patrick,de mon total soutien et de mon entière solidarité. le 6 octobre 2008 |
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Patrick Le Mauff comédien, metteur en scène
( depuis Bamako) |
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| Marie B. La situation de la MC93 est bien problématique ! Pourquoi cette volonté de l'associer à la Comédie Française ? L'existence de ces deux instances était intéressante... Et chacune de ses institutions pouvait développer ses propres options, ses propres logiques ... et permettre une diversité culturelle et un public commun et diversifié ! Pourquoi notre gouvernement veut-il toujours tout mélanger, tout chambouler, tout remettre en question ? Ce serait très grave que la MC93 perde son identité, alors que c'est un lieu exigeant dans sa programmation annuelle, sa diversité, ses logiques, ses options. Je crois qu'on est nombreux à y passer souvent, très souvent, de bons moments ... même si on peut être plus sensible à certains spectacles qu'à d'autres. Je n'en ai jamais vus qui me soient laissés indifférente Je suis de tout coeur avec vous le 6 octobre 2008 |
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| Christian BIET Professeur d'Histoire
et Esthétique
du Théâtre Institut Universitaire de France. Université Paris X-Nanterre. LLPhi Depuis 1680, la Comédie-Française ne cesse de se battre pour conserver son monopole, ou tenter de le récupérer. L’institution, en elle-même, a cette histoire, cette mémoire, cette dynamique. Peu importe que tel ou tel sociétaire ou pensionnaire soit sympathique, pense le contraire ou agisse autrement : l’histoire culturelle, en France, est d’abord une affaire d’institution. Ne jamais oublier cela dans les négociations à venir : la force des institutions. Cela vaut pour les vieilles, celles de 1680, mais aussi des plus jeunes, comme la MC93: d’où la négociation, encore, espérons-le, possible. Avec tout mon soutien. le 6 octobre 2008 |
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M-J Pérez-Bourguet |
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| Matteo Bavera Teatro Garibaldi/Unione dei Teatri d'Europa Cher Patrick Sommier, scandalizzati per l'attacco a uno dei più importanti e innovativi teatri d'Europa esprimiamo il nostro appoggio a qualsiasi forma di lotta per salvaguardare la vostra libertà d'espressione. le 6 octobre 2008 |
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| Elsa Royer. Je suis metteur en scène et comédienne, votre théâtre fait partie de mes favoris, et je suis totalement scandalisée par ce qui se passe actuellement. En espérant que ce soutien vous aidera un peu. le 6 octobre 2008 |
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| Luce Vigo qui a travaillé près de dix ans à la MC93 et a pu mesurer la nécessité de son existence et la qualité de son travail et l'intérêt des publics, très diversifiés. le 6 octobre 2008 |
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| Dominique Alavoine Je désire soutenir la MC93 pour que la voix des artistes qui l'habitent , demeure libre , juste et solidaire . Ras le bol des prédateurs ! le 6 octobre 2008 |
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