mc93

LA MC93 MENACEE

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  Lire le communiqué de Patrick Sommier, 21 octobre 2008
  La presse, écrite, radio TV en parlent
  Les soutiens
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Patrice Chéreau
Je salue moi aussi la loyauté et l'évidence de la réaction des
Comédiens-Français, qui refusent de venir annexer la MC93, et qui refusent
de considérer que Bobigny n'est qu'une place à prendre, vide de tout passé
et de tout travail avec le public. Vacante et disponible comme semblait le
croire leur administratrice. Je pense que ce qui s'est passé est un déshonneur pour la mairie de Bobigny, pour le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et, sans même parler de la pauvre Muriel Mayette, pour tous ceux qui ont négocié tout cela dans l'ombre. Tout cela est un peu grotesque même si on savait déjà que du Ministère de la Culture n'émanerait jamais aucune réflexion sérieuse sur la décentralisation et sur le travail des théâtres de la banlieue parisienne.
Amitiés, Patrice Chéreau
Le 10 octobre 2008

   
  Philippe du Vignal
Cher Patrick Sommier,
Nous nous connaissons peu ( j'étais directeur de l'Ecole du Théâtre national de Chaillot, je suis expert à la DRAC et suis redevenu critique ( Les Lettres françaises, Cassandre, Art-Press et le Théâtre du Blog); j'étais dans le fin fond du Cantal quand on m'a appris la nouvelle ahurissante, et donc incapable de faire le tri dans les informations mais je ne vois pas bien du tout le montage de cette opération qui tient de l'OPA culturelle, et il y aura sûrement de la casse dans les emplois; cela fait bien longtemps maintenant que je fréquente les théâtres  publics comme privés mais c'est la première fois que je vois une telle tentative qui ne vient sûrement pas de Mureille Mayette , mais du plus haut sommet de l'Etat comme on dit.... Je ferai tout mon possible pour être lundi à 15H 30 à la MC 93. 
Bien entendu, je ferai circuler l'information; je vous souhaite de garder les nerfs solides dans une pareille épreuve et sachez que nous somme derrière vous. Cela va sans doute sans le dire mais c'est encore mieux en le disant. Bien à vous
Le 7 octobre 2008
   
  Jean-Claude Monnet.
malro
Réveilles-toi Malraux...
Alors même que le directeur de la MC93 Patrick Sommier n'a même pas été informé - a fortiori associé - au projet de 'rapprochement' avec la Comédie Française, on se demande ce que peuvent signifier les 'futurs projets de collaboration' entre les deux institutions évoqués dans l'intitulé du dossier de presse du Ministère. Ce qui tient lieu de politique culturelle en France aujourd'hui est grotesque.
Le 07 octobre à 10h33
   
 

Guy Degeorges, spectateur et bloggeur (Un Soir Ou Un Autre)
Bonjour
Je n’aime pas les pétitions et je ne connais pas Patrick Sommier. Mais je connais la MC 93, pour y aller souvent voir des spectacles, de théâtre ou de danse, de Shakespeare à Copi, contemporains ou de répertoire, français ou étrangers, qui m’enthousiasment ou m'irritent, mais qui toujours me font réagir. J’y ai vu s’y rassembler des publics divers mais qui n’en formaient qu’un : des jeunes et des vieux, des parisiens et des locaux, des candides et des initiés.
J’ai tenu à lire attentivement le projet mis en ligne par le ministère avant de me manifester. Je n’ai rien trouvé dans ce projet de convainquant ni sincère.
L’Etat et les collectivités locales déclarent s’inquiéter du devenir de la MC93. C’est sûrement leur droit et leur devoir, mais s’il y a réellement «une baisse de régime » qu’ils cherchent des solutions avec vous!
J’ai donc le plaisir de vous apporter mon soutien de spectateur.
cordialement
PS. : Nous nous sommes fait l’écho de ces événements, sur Un Air De Théâtre.le Le 7 octobre 2008

   
 

Bernard Mounier Producteur audio-visuel, ancien directeur des Maisons de la Culture du Havre et de La Rochelle, ancien directeur des programmes de FR 3 et
directeur de France 3 Sud.

Cher Patrick
Pour ajouter ma voix lointaine, mais toujours aussi résolue à la défense
de la création contemporaine, contre ceux qui en craignent la haute voix
au service d'un meilleur monde, et ne cessent, pour cela, de tenter de la faire taire.
Il faut espérer que l'Administratrice du Français a maintenant mesuré la
valeur du jeu frelaté auquel elle s'est prêté.
Que l'esprit d'Antoine Vitez lui parle !
Courage et confiance, dans la mémoire des luttes engagées et heureusement gagnées.
Avec toute mon amitié fraternelle.
Le 7 octobre 2008

 
 

ERENATI Mireille & Christian, DRANCY
Cher Patrick, chers amis,
Après quelques jours où nous avons été éloignés de l'actualité, nous venons de
découvrir, par la presse, non sans stupeur et indignation, ce qui se trame
contre la MC93, notre théâtre, celui qui fait depuis de nombreuses années,
depuis notre arrivée en Seine-Saint-Denis, notre délice de spectateurs et notre
fierté de Séquano-dionysiens.
Le soutien dont cette maison fait l'objet aujourd'hui de la part des artistes,
du public, de la profession est réconfortant et, nous l'espérons, utile à une
issue "par le haut" comme le souhaitait Patrick.
Nous sommes à vos côtés.
Amitiés
Le 7 octobre 2008

   
  David Tuaillon
Cher Monsieur Sommier,
Je suis abasourdi et outré de l'acte de piraterie inqualifiable dont la MC93 est la victime et qui permet à une organisation publique, officielle, renommée et subventionnée, alliée à un ministère agissant au nom du peuple de se comporter comme les plus vils cambrioleurs, les plus médiocres receleurs mafieux et d’empocher un théâtre tout entier au mépris complet de son histoire, de sa signification, de son public et de son personnel. C’est une honte. Nous ne sommes plus à l’heure des grandes déclarations effarouchées sur quelque menace possible sur la culture, telles qu’on aime à les tenir dans ce milieu. Ceci est la preuve éclatante que la culture toute entière de ce pays est aujourd’hui en grand péril, et n’a plus aucune signification pour les ignares à qui on en a donné la charge. Un ministère proclamé de la culture et des responsables locaux de son existence, s’ils sont capables comme ils viennent de le faire de brader la création au patrimoine (d’ailleurs incertains), sont des usurpateurs et des renégats.
Au-delà des responsabilités de ce ministère et de l’actuelle direction de la Comédie Française, il me faut dire que je ne vote pas à gauche pour voir nos élus se comporter de la sorte, liquider la création et imposer une culture dominante, hégémonique et riche là où une autre infiniment plus vivante et réellement courageuse existe déjà. Ces agissements sont dignes d’élus du Front National, et rappellent les offensives du couple Mégret à Vitrolles qui avait à l’époque soulevé de grandes protestations, mais certainement pas de la gauche qui se prétend aujourd’hui force d’opposition contre l’hégémonie sarkosyste.
Je suis aussi amer et écuré que vous l’êtes cher Patrick Sommier, et je vous accorde tout mon soutien moral, bien dérisoire certes en cette heure, en espérant que vos collègues des théâtres publics sortent enfin de leur silence écrasant et vous manifestent un soutien ouvert –à défaut de celui des comédiens français, évidemment
Je tiens enfin à vous remercier et à travers votre personne, vos équipes et vos prédécesseurs, pour l’excellence (la vraie) dont le théâtre dont vous êtes aujourd’hui encore le responsable a su faire preuve avant et avec vous.
Bien à vous.
Le 7 octobre 2008
   
  Pierre Quay-Thevenon Adjoint au maire de Saint-Denis, délégué à la culture et au patrimoine, vice président de la communauté d'agglomération Plaine Commune.
Qui peut croire que cette O.P.A. inamicale, bien dans l'air du temps des restrictions budgétaires et qui contourne les principaux intéressés, l'équipe de la MC93 et son public, vise au renforcement de la décentralisation théâtrale? Si la Comédie française veut contribuer à ce renforcement en Seine Saint-Denis chacun s'en réjouira. Mais pour cette ambition,  nul besoin de piétiner les chantiers fragiles et beaux d'un territoire qui ne veut pas se donner de limites dans l'accès à la culture. Pour cette ambition, il faut des moyens mais surtout il ne faut pas commencer par oublier les artistes et mépriser leur travail! Lieu de création et de production, la MC93 a besoin de ces moyens pour poursuivre son projet artistique pas d'une opération politicienne qui rogne ses ambitions locales, franciliennes, nationales et européennes. C'est pour celà que Patrick Sommier et son équipe méritent le soutien des élus et militants politiques.
Le 7 octobre 2008
   
  Marie Aubayle, une balbynienne
Bonjour
je suis passée hier à la MC93 à votre appel et je suis allée voir la conférence de presse - je pense qu'une pétition des balbyniens seraient la bien venue ? qu'en pensez vous ? je suis outrée par les déclarations du maire de la ville
Le 7 octobre 2008
   
  Benoit Cohen, réalisateur
C'est qui est en train de se passer est un pur scandale ! C'est une nouvelle preuve de la politique culturelle désastreuse menée depuis des mois par le gouvernement. Je suis écoeuré que les comédiens du Français ne se mobilisent pas pour défendre leurs camarades. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire mais le plus important est d'organiser une vraie résistance le plus vite possible. Je me tiens à votre disposition...
Le 7 octobre 2008
   
 

Aristide DEMONICO, comédien, BAGNOLET
J'ai assisté à la conférence-tentative-de-désamorcer-la-vague-de-protestations organisée en hâte. J'y assistais représentant le SFA.
Je suis attérré par l'entousiasme de midinette de Madame le Maire et affligé par le vide de l'intervention de Madame la Ministre.
Au-delà de la manière indécente avec laquelle le projet se préparait en catimini et en l'absence de la MC et P. Sommier, c'est bien évidemment le projet lui-même qui est à combattre car il comporte à terme la disparition de la MC 93 et de son identité artistique propre qui est, entre autres, d'être devenue la maison d'une dizaine de compagnies et d'équipes de création artistique.
Oui, bien sûr, je soutiens et participerai, à ma manière, au combat pour le maintien de la Maison de la culture de Bobigny.
Le 7 octobre 2008

   
 

Alexandre Krief codirecteur Théâtre Romain Rolland Scène conventionnée de Villejuif et du Val-de-Bièvre
Je soutiens la MC 93 menacée.
Lieu de création et de diffusion théâtrale indispensable à l'Ile-de-France.
Le 7 octobre 2008

 
  Sonia Salimon, étudiante en études théâtrales.
Une brochure blanche chamarrée de rouge l’année dernière, une brochure rouge sang cette année : la saison 2008-2009 devait être celle du combat Au cours d’un stage à la MC93 j’ai pu me rendre compte que ce rouge reflète bien vos valeurs, votre combat, que ceux-ci ne se cantonnent pas à des mots ou à une couleur mais à une action véritable au cur de Bobigny : une programmation de qualité, tous s’accordent à le dire, mais surtout un engagement du théâtre au sein de la cité, et en ce sens un théâtre véritablement politique, adjectif qui devrait être inhérent à ce théâtre que notre époque tend à enfermer dans la pauvre ère du divertissement.    
Malheureusement le débat est plus large : ancienne étudiante en khâgne spécialité théâtre, j’ai bénéficié d’un enseignement de qualité associant théorie et pratique, cette dernière étant rendue possible par la bonne volonté des théâtres et compagnies, aucune institution ne la finançant par ailleurs. A la rentrée 2009, la source s’est tarie : plus d’argent, et un pas vers la suppression de cette spécialité, sans doute trop marginale pour qu’on en parle. Le théâtre, les études théâtrales souffrent et auront à souffrir si personne ne se mobilise
Je suis totalement solidaire avec vous et je partage votre... notre colère.
Le 7 octobre 2008
 

 

  Syvain Briani-Colin
Laissez vivre les petits qui ont le coeur plus grand!!!
Le 7 octobre 2008
 

 

Jean-Pierre Bourcier (Président du Syndicat de la Critique).
Gwénola David (Vice-présidente 'Danse' du Syndicat de la Critique).
A Patrick Sommier
Hier, à l'occasion de la remise de ses prix nationaux, le Syndicat professionnel de la Critique 'Théâtre-Musique-Danse'  vous rendait un hommage fort appuyé pour souligner, et la qualité de votre engagement envers le théâtre venu « d'ailleurs », et la réussite de votre festival 'Le Standard Idéal' qui, d'une manière ou d'une autre, a provoqué depuis sa création à la MC93 d'autres vocations chez des programmateurs de diverses institutions ou festivals.
Aujourd'hui, certains responsables appartenant notamment à ce que l'on appelle la puissance publique semblent considérer votre programmation comme trop élitiste et pas assez ancrée dans le milieu populaire de Bobigny pour justifier un éventuel changement d'orientation au sein de ce théâtre que vous dirigez.
Vous n'êtes pas le premier directeur d'une institution théâtrale à être interpellé sur son rôle et bilan. Mais il y a l'art et la manière. Et ici, il semble que les règles minimales de la bienséance aient été piétinées, que l'on vous ait mis devant le fait accompli.
Nous sommes plusieurs journalistes-critiques à vous soutenir et à demander que si le dossier concernant d'éventuelles « fiançailles » de la MC 93 avec la Comédie Française devait s'ouvrir, qu'il le soit dans la plus grande clarté.
Le 7 octobre 2008

   
  Gérard Noiriel
Cher Patrick Sommier,
Je n'ai pas pu venir à la conférence de presse cet après-midi. Mais je voulais vous dire que j'étais solidaire de votre action et prêt à soutenir publiquement les initiatives que vous prendrez contre ce funeste projet.
Bien à vous
Le 7 octobre 2008
 

 

  Corrado Vernisi
Ciao Patrick,
E' stata una giornata carica di emozioni, rabbia, angoscia, speranza (nel
vedere tutta quella gente mobilitarsi).
Voglio essere breve, spero di riuscirci. Ho parlato con David Lescot e
Andrei Markovich. Abbiamo la stessa opinione. Purtroppo vogliono colpire la
proposta differente, l'intelligenza, la bouffée d'air. Lescot diceva
"Abbiamo tutti scoperto il teatro qui". Marcovich "Ils veulent mettre des
cons locaux". Io credo che tu soffra in questo momento perché questa
"intelligenza", "proposta differente" e "bouffée d'air" sei in gran
parte tu. E penso che sia difficile per te poterlo dire... Ma oggi tutta
quella gente (e che gente!) era la per questo, per dire questo. Credo quindi
che:
1) Le lettere come quella che hai letto, vadano moltiplicate (e non c'è motivo che non lo siano quando si verrà a conoscenza di questa infamia).
2) Tutte quelle persone che per venti minuti hanno applaudito Dodin (e cosi
come loro tante altre, spettatori anche occasionali a Bobigny) vengano
informati e che si possa (come non so) far parlare in qualche modo anche
loro.
Da parte mia ho pregato Andrei e David di fare qualcosa. Andrei ha detto che
stasera scriverà qualcosa.
Ti stimo perché la mia piccola reazione quando ho saputo la notizia
arrivando oggi pomeriggio è stata ancora una volta, come con l'arrivo di
Berlusconi nel 2000, "Me ne vado da questo paese". E tu invece combatti.
Bravo
Corrado 
Le 7 octobre 2008
 



 

Daniel Loayza
Cher Patrick
Je prends connaissance à l'instant de ce très, très étrange projet
concernant la Comédie-Française -
je ne sais pas dans quelle mesure la MC93 en est partie prenante, et
comment d'ailleurs pourrais-je le savoir, si son directeur lui-même n'a
pas seulement été consulté ?
A défaut de pouvoir comprendre (si tant est qu'il y ait quelque chose à
comprendre), je tiens à te dire que je suis entièrement à tes côtés -
car apparemment, par les temps qui courent, il vaut mieux dire les
choses clairement.
Avec toi, donc, amitiés,
Daniel
Le 7 octobre 2008           

 

 

 

Jean Chollet Vice-président Théâtre du Syndicat professionnel de la critique de
théâtre, de musique et de danse.

Cher Patrick,
Consterné par les menaces qui pèsent sur la MC 93, dont le rayonnement
artistique depuis plusieurs années constitue un phare dans le paysage
théâtral et culturel français, je t'assure de mon entière solidarité.
De tout coeur avec toi et ton équipe pour maintenir la MC 93 au niveau
de qualité et d'ouverture qui est le sien, avec les moyens qui lui
sont nécessaires pour poursuivre son indispensable et ambitieuse
aventure.
Amitiés
Le 7 octobre 2008 

   
 

Martine Derrier www.lespetitsruisseaux.com
Bonjour Patrick,
J'ai bien reçu ton sms mais je ne pouvais pas me libérée. Je croyais que c'était une blague mais je vois que c'est grave. Je suis de tout coeur à tes côtés pour dire NON à ces méthodes ! Préviens-moi le plus vite possible pour les autres actions. Gérard est solidaire également et propose de t'accompagner dans une action publique. Il va t'écrire. Bises
Le 7 octobre 2008 

 
  Marie- Gabrielle PHILIPP, PARIS
Je soutiens la MC93 et trouve hilarant, donc infâme, le motif evoqué ou sous-entendu de la culture classique dispensée par la glorieuse et noble Comédie-Française .. Comme si elle ne pouvait pas prendre l'initiative d'aller SEULE "dans les banlieues", missionner "les banlieues" quelle époque !!!
Sans offenser la CF qui n'a rien à voir là-dedans
Pourquoi toujours vouloir déshabiller la création et pourfendre l'intelligence parce qu'elles gênent ???
Résistons au politique et au politiquement correct !!!
Le 7 octobre 2008 
   
  Elisabeth Ferri
Je suis scandalisée, ulcérée que puisse être remis en cause un théâtre de cette qualité qui depuis des années nous permet de découvrir les meilleurs spectacles, les textes contemporains  importants, les créateurs les plus innovents.
Ce théâtre a acquis une importance internationale au moins autant que la Comédie Française .
Oui, je soutiens la MC93, Patrick Sommier et son équipe,  avec toute la force, toute la conviction possibles et j’espère bien que ce projet stupide et mortifère sera supprimé
Le 7 octobre 2008
   
  Non à une casse de la diversité culturelle sous le masque de la prétendue qui passe le périph' !!!!!!!!!!
Le 7 octobre 2008
   
 

Marc Lacreuse
Je soutiens la MC93 menacée !
Ce qui se tente depuis des années dans cette Maison de la Culture entremêle avec obstination et courage créations internationales contemporaines , ré-interrogations du patrimoine théatral mondial , ouvertures et droit de cité accordé aux métissages artistiques les plus divers ...
J'y vois un de ces rares espaces de liberté où s'invente cette " poétique de la Relation " chère à Edouard Glissant, alors que les marchandises culturelles stéréotypées déploient leurs invasions programmées ...
Un tel projet artistique et culturel est suffisamment rare et précieux pour rendre la tentative actuelle non seulement très inquiétante, mais également inqualifiable, si elle s'avérait fondée, en terme de responsabilité publique nationale ...
La procédure mise en oeuvre relève d'une véritable caporalisation de l'espace public .
Comment imaginer qu'un pouvoir républicain puisse envisager de maltraiter ainsi une relation pionnière - construite bien souvent contre vents et marées - avec ce territoire dont une certaine "histoire" ne voulait lui accorder que la marge et la mise au ban ?
J'y verrais un bien triste présage pour l'avenir de toute politique culturelle.
Et cela nous concerne toutes et tous.
Le 7 octobre 2008

 
 

Bruno Boëglin
Cher Patrick,
Crois bien, devant l’imbécillité crasse qui pèse sur quelques-uns d’entre nous, je me range complètement à tes côtés.
Je te dis, Patrick, mon amitié, Bruno
le 8 octobre 2008

   
 

Nathalie Villeneuve, actrice
Chère Valérie, cher Patrick et l'équipe de la mc93
Je suis choquée, outrée, de cette  nouvelle.
Je ne pouvais pas être là hier mais Anne Dimitriadis m'a dit qu'il y avait
beaucoup de monde.
Quelle tristesse si cette décision est entérinée! !!!!!!!!
Je n'ose pas y croire!
Quel choc.
Tout basarder comme ça du jour au lendemain? mais on est ou là???????
Le 8 octobre 2008

   
  Michel Gallaire, un responsable théâtre du Gamas (association culturelle et artistique des personnels des ministères sociaux).
Que se passe-t-il donc dans la tête de la maire de Bobigny et de l'administratrice de la Comédie française ? Dans d'autres cas, j'avais entendu parler de goujaterie… j'ai aussi lu : loufoquerie.
Je facilite très précisément l'accès à la MC93, et aussi aux 3 salles de la Comédie française…, ainsi qu'à 5 autres lieux multiples de spectacle vivant, d'un public d'employés habitant dans toute l'Ile-de-France (et suis moi-même spectateur assidu depuis au moins 6 saisons), et ce que l'on trouve de si précieux à la MC93, et aussi de rare, c'est un public caractérisé par la diversité, le mélange (donc dans ce sens populaire) qui exige de la qualité, et qui est servi sur scène ! et par un remarquable accueil.
Cet accueil est fait d'une disponibilité, d'une compétence de tous, à tous les niveaux de responsabilité, accessibles et chaleureux.
La coopération entre la MC93 et la Comédie française est ainsi bien mal partie.
Est-elle encore possible, après de telles marques d'absence de culture… de ce qu'on dit rechercher désormais ! ?
Oui, comme nombre des personnes que je sers, je tiens à affirmer tout net, à titre personnel, mon complet soutien au projet développé par la MC93 et à l'ensemble de ceux qui y œuvrent.
Le 8 octobre 2008
   
  Christiane Millet  (ex sociétaire de la MC93)
A Patrick et toute l'équipe ,
Vous avez soutenu et porté tant d'acteurs , émerveillé tant de spectateurs , que cela continue, avec cette pluralité ,cette exigence et cette qualité uniques et essentielles !
Je vous en remercie et vous soutiens de tout coeur .
Le 8 octobre 2008
   
 

Daniel GRASON
La politique de décentralisation culturelle est mise en cause.
Je soutiens la  MC 93.
Le 8 octobre 2008

   
 

Nicolas Eveillard, Les Lilas
En tant qu'enseignant (de lettres) travaillant au lycée Jean Renoir de Bondy et qui a maintes fois emmené ses classes au théâtre de Bobingy, mais aussi en tant qu'amateur de théâtre, je ne peux que déplorer le sort que l'on réserve à la MC93, et ce bien que mon lycée et mes classes aient pu depuis deux ans faire partie d'un partenariat avec la Comédie-Française ou l'Opéra de Paris.
Au-delà de toutes les spécificités de la progarmmation de la MC93 mises en avant, il faut encore souligner que c'est une des rares scènes qui propose des œuvres surtitrées, en langue originale ou à destination de spectateurs non francophones. Il y a fort à parier que la Comédie-Française ne change pas sa programmation de façon à proposer une offre analogue.
En tant qu'enseignant emmenant ses classes au théâtre, il est évident qu'à choisir, mieux vaut un spectacle du Français au Français: le peu d'audace de la mise en scène ne peut être compensé que par un cadre classique qu'il importe de montrer au moins une fois à des élèves. Et dans ce choix l'argument de la proximité d'une Comédie-Française accessible par tramway serait de peu de poids.
Enfin, les établissements scolaires comme le nôtre développent de plus en plus de projets pédagogiques expérimentaux dans lesquels le théâtre a toute sa place. Ces projets, souvent centrés autour de thématiques précises, requièrent une programmation variée que n'a jamais proposée la Comédie-Française. Voir par exemple les propositions de parcours offerts par l'association Citoyenneté Jeunesse, dont par ailleurs on modifie le financement pour 2009 de sorte qu'elle ne puisse plus travailler avec les lycées.
Le 8 octobre 2008

   
  Claudine Gironès (ex directrice de théâtre et toujours spectatrice.)
Je suis totalement abasourdie par cette invraisemblable nouvelle et n'arrive toujours pas à comprendre comment des responsables politiques peuvent se conduire d'une telle façon et rayer du jour au lendemain du paysage un théâtre où nous avons pu découvrir à la fois les plus grands metteurs en scène du théâtre étranger et de nombreux jeunes metteurs en scène français et aussi retrouver régulièrement les artistes que nous aimons.
Artistiquement, économiquement et humainement, cette décision est scandaleuse et témoigne du mépris dans lequel nos dirigeants tiennent le théâtre public et ceux qui le font ! (Il est vrai que quand la géniale idée vient du premier d'entre eux !...)
On ne sait pas trop comment vous soutenir efficacement ?
En tous cas bon courage à toute l'équipe.
Le 8 octobre 2008
   
  Alex Broutard Directeur La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc
L'ideologie aberrante de "l'échec de la démocratie culturelle" portée par de beaux esprits, experts en évaluation, produit  ses fruits: on donne au plus offrant, au mieux disant culturel, un lieu de référence dont les performances seraient en dessous des critères prescrits.  On constate également l'usage que l'on va faire des évaluations.
Pour soumettre, il faut évaluer. 
Le 8 octobre 2008
   
  Liliane Martinez Retraitée ( !) du Spectacle vivant (Théâtre, Danse, Opéra)
OPA « hostile » comme on disait « ailleurs » jusqu’à présent…
Doit-on s’attendre demain à ce que sous le label Comédie française soient peu à peu annexés aussi les théâtres en région ?...
Là où la richesse première est la diversité des regards et des expressions, la mise en place d’un paysage policé par un label arbitre des élégances ?... C’est si bête.
Madame l’Administratrice de la Comédie Française, que venez vous chercher à Bobigny ?
Le  bonheur opportuniste des coucous qui s’évitent de construire un nid en s’installant dans celui des autres…
La bouffée d’air frais qui vous manque Place Colette, telle Marie Antoinette allant aux champs…
Que pensent de tout cela les membres de la troupe de la grande Maison de Molière ?
Cette perspective de quitter les loges feutrées de la maison mère pour venir s’encanailler dans le 9-3  les émoustille-t-elle tant qu’ils se réfugient dans ce silence assourdissant ?
Et ceux qui nous gouvernent et qui signent cette forfaiture?...  Hélas, sachant que la pensée éclairante, productive et prospective ne peut venir que de gens intelligents, généreux et avides de savoir et de comprendre nous apprenons, chaque jour davantage, que rien n’arrive d’eux que des actions stupides et misérables.
Je ne décolèrerai pas tant que cette « mesure » d’annexion autoritaire et stérile ne sera pas annulée, aussi, dans cette attente, je suis à vos côtés.
Le 8 octobre 2008
   
  Christine Caillon-Nekritch, professeur de russe aux lycées Henri iV et Louis le Grand.
En tant qu'enseignante, en tant que spectatrice assidue de vos spectacles toujours passionnants et novateurs, et particulièrement passionée par ceux qui touchent à la Russie, je tiens à saluer votre courage et à vous assurer de mon soutien. La MC93 doit continuer à pouvoir créer librement!
Le 8 octobre 2008
   
  Barry DANIELS
Je suis étranger historien de théâtre et critique de théâtre à Paris pour WESTERN EUROPEAN STAGES (depuis 1980) et pour PLAYS INTERNATIONAL (depuis 2007). J'ai aussi publiés deux bouquins sur la Comédie-Française et j'ai été co-commissaire d'une exposition au Musée de la Révolution française avec la Comédie-Française.
On comprends facilement la mentalité du Ministre et de la Maire de Bobigny qui pense avoir de bonne publicité pour avoir installé une si prestigieuse dans le banlieue nord. Je doute vraiment que les résidents du 93 vont fréquenter une telle institution. C'est quoi exactement un théâtre pour le peuple en 2008, sinon La Stade de France et Bercy. A ma connaissance aucun théâtre dans le banlieue nord a réussi a attirer les résidents. Si on veut faire du bien la Comédie-Francaise peut créer des spectacles ambulants qui peuvent être joués en matinée scolaires à Gennevilliers, Aubervillers, Saint-Denis et Bobigny et créer des liens forts avec les écoles dans cette region.
Je dirais aussi que à la Comédie-Française 3 sur 4 des spectacles sont médiocres tandis que 3 sur 4 à Bobigny sont très bons. Depuis longtemps la programmation de Bobigny a été et continue d'être excellente. Son ouverture sur le monde de théâtre (avec spectacle de la Russie, d'Allemange de l'Hongoie de Martinique etc a contribué à la richesse du théâtre dans la région parisienne. C'est à Bobigny que j'ai vu pour la première fois des spectacles de Deborah Warner, de Lev Dodine, d'Arpad Shalling, etc...
Je soutiens MC93 de tout mon coeur. Et si jamais vous avez besoin de communiqués en anglais je suis a votre disposition.
Le 8 octobre 2008
   
  Jeanne Candel, comédienne (Eloge de l'escapologiste, Arpad Schilling)
À toute l'équipe de la MC 93, À Patrick Sommier,
Absurde, je ne vois pas d'autre mot.
Et alors effectivement, nous sommes peut-être en guerre.
Je vous soutiens dans toutes vos actions.
On campera à nouveau s'il le faut.
Le 8 octobre 2008
   
 

Denys LABOUTIERE, dramaturge.
CARPE ET LAPIN DANS LA GROTTE D’ALCANDRE
(à propos du projet de rapprochement de la MC93 de Bobigny et de la Comédie
Française)
Il y a quinze ans environ, le magazine Télérama, à l’occasion d’un 1er
avril, avait imaginé un gag à la fois hilarant et anxiogène pour ceux qui
avaient accrédité cette folle idée : l’annonce (photos truquées à l’appui
dans l’hebdomadaire d’alors) que le gouvernement (de gauche, : l’on voyait
Mme Edith Cresson, casque de chantier vissé sur la tête, prendre la mesure
de la faisabilité du terrain pressenti) décidait le déboulonnage du …Centre
Pompidou pour le réinstaller au Havre ! Etaient avancées comiquement des
raisons à la fois techniques mais surtout financières (faire baisser le
chômage et donc, convoquer une multitude d’ouvriers et d’artisans afin de
réaliser cette transplantation inouïe, colossale et peu motivée, hormis le
souci de protéger un bâtiment voué soi-disant à la rouille). Car de faux
techniciens affirmaient, certainement en riant sous cape car complices de
cette pochade et de ce faux reportage, que l’air maritime permettrait de «
maroufler » les tuyaux abîmés de Beaubourg grâce à des poissons, pour les
maintenir en l’état et les revigorer (je me souviens de ce curieux détail si
précis en apparence et évidemment totalement fantaisiste). Les réactions
n’avaient pas tardé : affolés, les lecteurs dudit magazine, qui n’avaient
pas saisi que l’énormité du scoop cachait la volonté de ce journal de rendre
prudents ses lecteurs, quant à la fiabilité de toute information
invérifiable par le commun des mortels, avaient crié au scandale.
Heureusement, comme au final d’un mauvais rêve, la galéjade avouée par le
magazine dans l’édition de son numéro suivant, pour cause de circonstance
de 1er avril, avait rassuré et soulagé tout le monde.
Quinze ans plus tard, cependant, pareil gag cauchemardesque n’émane pas d’un
facétieux journal jouant avec les nerfs et la bonne conscience de ses
lecteurs ainsi confondus, mais d’un projet de Ministère qui, par on ne sait
quel caprice manifeste, sort de son chapeau l’idée d’une telle farce à la
fable bien incertaine : la Comédie Française en presque lieu et place de la
MC 93 ou, en tout cas, habilitées toutes deux, comme en un « Mariage forcé »
à devoir partager espaces, programmation et tutti quanti. Ou, autrement
exprimé : la rencontre de la carpe et du lapin pour accoucher d’on ne sait
quel nouveau “monstre”, espèce de lieu et d’identité artistiques .peu
reconnaissables, voire peu recommandables.
Car, apparemment, rien, au demeurant, dans les propos ni du Ministère ni
d’ailleurs, ne prédispose à savoir ce qui motiverait réellement cette
initiative, en son objectif pensé, médité à l’avance, à défaut d’être validé
conjointement par les maisons qu’on voudrait voir adverses, -quand elles
sont certainement complémentaires. Mais l’époque veut qu’on oppose tout :
les institutions bien en place et les lieux atypiques, plutôt que de
réconcilier les spectateurs des unes avec les autres, ce qui se produit
certainement davantage qu’on ne l’imagine.
Lorsqu’on sait que le budget du Théâtre, depuis des lustres, est à ce point
conséquent et généreux (lourdeur de fonctionnement oblige) à l’égard de
cette très vieille Dame pas du tout indigne qu’est la Comédie française,
puisqu’on ne saurait trop la bousculer au risque de lui faire perdre la
tête, on se pince et on mesure donc que, plutôt que développer et pérenniser
un projet artistique (et non seulement culturel) tel celui de la MC93, qui
n’a plus à démontrer son exigence, et la ferveur reconnue unanimement quant
à son talent exemplaire eu égard aux dramaturgies contemporaines et
européennes, le vœu de l’actuel Ministère est visiblement de brouiller toute
vision. De tout amalgamer : conservatoire de la tradition et de ses
conventions, et audace jamais péremptoire de programmation pas seulement
moderne et innovante pour seulement faire office de vitrine représentative
des sensibilités artistiques d’ailleurs, mais bel et bien dans le but de les
… confondre (dans le sens étymologique autant que concret) à défaut de les
rendre et les fortifier comme telles, presque indépendantes et en tout cas
solidaires, peut-être presque tout aussi indispensables l’une comme l’autre.
Donc… confondre tout repère, toute esthétique. Tuer l’Histoire. Y compris
l’Histoire de l’art.
C’est à ce jeu obscur et édifiant des identités trop bousculées auquel nous
assistons ici. Et qui n’a, hélas, pas pour cadre, la Caverne platonicienne,
(voir le Livre VII de “La République” de l’auteur du Banquet) non plus que
la grotte d’Alcandre. Voire...
Mais:
« .. A qui est épris de certaines exigences, la survie de terreau et de
friches du poème ne peut pas échapper. Encore une brassée de bois vif, la
dernière, et s’en va en fumée ce bon sens mystérieux, fertile en drames… »
prophétisait René Char dans son bandeau au « Soleil des eaux ».
Le drame ici, au fond, dès le prologue de ce qui n’annonce véritablement pas
la tonalité de la partition, ni vraiment comique ni vraiment tragique
(avertissement donc d’un projet baroque et peu compréhensible) dit que
l’effet d’annonce a précédé (comme souvent, hélas) le creuset et la
validité balbutiante de l’Idée, (qui se devrait d’assumer ses qualités de
lenteur incompressible si elle veut espérer faire germer un terreau
nouveau, - son fondement et son éventuelle validité).
Comme une pièce mal jouée car répétée à la hâte, on nous projette ainsi tous
dans des coulisses fantomatiques, inexistantes et innommables. Nous,
spectateurs autant qu’acteurs, avant que d’avoir eu une notion un peu
valable de la pièce quant à sa raison d’être représentée et programmée.
Coulisses où ne rôderaient que les effroyables figures, à l’instar des
“Illusions comiques” cornéliennes, des « estranges monstres », en un «
Théâtre dans le Théâtre », (la MC93 dans la Comédie, à moins que ce ne soit
l’inverse: qui peut le dire?) un peu dérisoire, et qui ne sauraient être
matures pour permettre de faire cohabiter, ou partager à des publics, des
loges à telles diverses enseignes… donc réellement et brutalement car
malgré elles mises... en abymes !
Comme si, dans ces mêmes coulisses, on poussait Kristian Lupa à agresser
Molière, lequel aurait été violenté par un Peter Sellars, alors que leurs
désirs et débats communs éclataient et concernaient surtout la survie de
TOUS les théâtres, sans discrimination aucune. Il n’y a pas heureusement
pas, dans la terminologie (pas forcément universitaire) de “théâtre de
banlieue” au sens esthétique ou stylistique du terme, pas plus qu’il n’y a
eu - l’Histoire du Théâtre nous l’a chaque fois démontré-, de Théâtre si
embrigadé dans un embourgeoisement durable. Sinon pour se moquer des
vanités du comportement humain. Cessons donc d’opposer ce qui ne souhaite
que, peut-être, se rencontrer, sans les obliger. Car, à condition que les
deux partis soient consentants. Aussi bien les publics que les acteurs de
ces programmes.
Pour le meilleur et pour le pire...
Longue vie résistante, en tout cas, à la MC93 de Bobigny!
Le 9 octobre 2008

   
 

Jean-Louis Hourdin
On pense bien à vous et nous espérons que tout s'éclaircira.
Avec vous, on vous embrasse fort
Le 9 octobre 2008

 
                      
   
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