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Patrick Braouezec |
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| Jean-François Perrier Celui qui n’a pas vu les cohortes de jeunes enfants blacks, blancs, beurs traverser le hall de la MC93, un soir de Janvier 2006, leurs visages maquillés à l’égal des jeunes danseurs de l’Ecole d’Opéra de Pékin, celui qui n’a pas vu de la fierté dans les yeux écarquillés des parents et des amis des petits enfants immigrés de Bobigny invités par Peter Sellars à composer le chœur des « Héraclides » sur le plateau de la MC93, celui qui ne s’est jamais levé pour applaudir les acteurs allemands, hongrois, argentins, anglais, français, chinois, espagnols, japonais… qui viennent de soulever l’enthousiasme des spectateurs assis dans la salle de la MC93, celui là ne peut pas comprendre ce que représente cette MC93 pour un grand nombre d’amateurs de théâtre. Ce grand vaisseau qui s’illumine la nuit pour faire entendre le théâtre dans cette ville de banlieue est le résultat d’une politique ambitieuse soutenue à l’origine pas tous ceux, hommes politiques, artistes, techniciens, fonctionnaires du ministère de la Culture, qui pensaient que le théâtre d’art ne devaient pas seulement exister au cœur de Paris mais aussi à l’extérieur de la frontière du périphérique. Il y avait là une politique réfléchie sur le moyen terme, il y avait là la manifestation d’une envie de construire, d’inventer un projet généreux pour que le mot « hideux de banlieue », pour reprendre la terminologie d’André Malraux, ne soit plus synonyme de ségrégation culturelle. Ce n’étaient pas de joyeux utopistes inconscients de la réalité ceux qui ont aidé à faire vivre ce projet, c’étaient simplement des femmes et des hommes qui, au-delà de la simple constatation de l’état des choses, pensaient l’avenir. Aujourd’hui il ne s’agit plus de penser l’avenir mais il s’agit seulement de communiquer, de faire des effets d’annonce, d’occuper le terrain, de faire semblant de faire, de faire croire qu’on va résoudre la fracture sociale et culturelle en installant de jolis coucous dans le nid bien chaudement construits par les directeurs successifs de cette Maison de la Culture… A croire qu’au Ministère de la Culture l’analyse des échecs précédents initiés par le dit ministère, que je n’aurais pas la méchanceté de citer, n’est toujours pas à l’ordre du jour… Que le refus systématique de discuter les pratiques avec ceux qui les mènent, de les questionner, de profiter des expériences menées est l’alpha et l’oméga des décisions autoritaires et magouilleuses imposées sans aucun respect pour tous ceux qui TRAVAILLENT dans des conditions difficiles. Le mépris ici semble le disputer à la bêtise et à la méconnaissance. Par ailleurs si j’étais membre de la Comédie-Française je ne sais pas si cela me plairait de voir ma Maison comparé au Stade de France, à la Tour Eiffel ou aux Arènes de Nîmes… J’aurai l’impression fâcheuse que l’on considère ma Maison comme un élément du patrimoine, figé dans le formol et la tradition, une sorte d’institution immuable qui doit venir apporter la bonne parole d’un théâtre classique à ces pauvres banlieusards incultes qui vont se précipiter dans les salles de la Comédie Française déconcentrée à Bobigny, tels des papillons attirés par la lumière… Quel mépris aussi pour cette grande Maison qui depuis tant d’années fait de louables efforts pour faire entendre un autre théâtre… et qui je l’espère mène une politique efficace pour faire venir dans ses 3 superbes salles parisiennes le maximum de jeunes de ces banlieues en tentant d’abaisser les fausses barrières que ces jeunes imaginent leur barrant l’entrée de ces lieux qu’ils considèrent comme « pas pour eux ». N’est-ce pas une belle mission déjà que de mêler dans les salles parisiennes les publics les plus divers comme peuvent le faire les théâtres dits de banlieue pour qui ce mélange est une pratique quotidienne. Les gérants temporaires actuels du Ministère de la Culture ne doivent sans doute pas ignorer que, de Paris, de banlieue ou de province, nombre de directeurs nommés par eux se préoccupent quotidiennement de mener une politique d’ouverture et de recherche d’un public le plus large possible malgré des difficultés dont ils ne sont pas responsables mais qu’ils doivent intégrer à leur politique artistique. Quand donc arrêterons nous ces politiques qui nous font croire que parce que nous ne voulons pas faire table rase du passé nous sommes d’affreux réactionnaires récalcitrants à toute réforme, à toute évolution, accrochés à de soi-disant privilèges, alors que dans les métiers du théâtre ce n’est qu’évolution et remise en cause permanentes. N’est-ce pas le paradoxe le plus cocasse de cette situation que de demander à cette Comédie Française si attachée à son histoire et à ses statuts, à cette Comédie Française qui rend chaque année un hommage à son père mythique, le génial Molière, que de venir détruire une autre superbe histoire de théâtre qui ne demande que du temps pour continuer sa belle aventure. Heureusement que nul mauvais prophète n’a demandé, dans les périodes de crises qu’elle a connu, à la noble institution phare du théâtre français, de se saborder pour faire du neuf, pour supprimer les déficits, pour s’ouvrir à de nouveaux publics. Heureusement que d’honnêtes fonctionnaires de la culture ont fait confiance aux différents administrateurs et aux sociétaires en les aidant à surmonter ces crises… Arrêtons cette politique suicidaire pour nos maisons de théâtre qui consiste à tout détruire pour faire du neuf alors que nous savons tous que dans le domaine du théâtre nous ne sommes que les enfants, parfois et heureusement récalcitrants, de ceux qui nous ont précédés et que c’est sur ce passé que se construit le présent et le futur de nos pratiques artistiques. Arrêtons d’opposer ceux qui honnêtement, chacun à leur façon, oeuvrent pour que vive le théâtre dans ce tissus de « maisons de théâtre » unique en Europe dont la diversité est la plus grande richesse. Arrêtons cette politique de gribouille qui fait que, dans le même temps où l’on dit rechercher la transparence, dans les Entretiens de Valois, on mène des négociations secrètes dans des conciliabules de conspirateurs que l’on imagine armés de poignards et de poisons divers comme dans les plus célèbres drames romantiques. Laissons ces pratiques dans le placard des accessoires désuets et imaginons une autre façon de penser le futur du théâtre que nous aimons passionnément. Le 8 octobre 2008 |
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| Thierry Madiot Romainville Ce projet parachuté de la plus puissante institution théâtre française sur la MC 93 ressemble à une OPA hostile sur un travail bien particulier de création théâtrale. Il semble que à la tête de l'état français on aimerait ne voir qu'une tête. Hors la culture a besoin de diversité de pluralité et les aides de l'état devraient plutôt que se concentrer, se diversifier. On en est bien loin. En qualité d'habitant du 93 (Romainville 3 communes) qui sera relié par le tram bientôt à la MC 93 je n'ai pas envie d'aller voir les pièces de la sacro sainte Comédie-Française mais plutôt de découvrir ce théâtre européen même sous titré (nous savons lire et écouter) qui propose une autre vision du monde à l'image de ce 93 bien différent du centre de Paris. Donc je m'oppose farouchement à ce projet démagogique. mes salutations Le 9 octobre 2008 |
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Andrea Fuchs. |
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Isabelle Backouche Historienne |
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Jean-Pierre Engelbach éditions
THEATRALES |
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| Thomas Blanchard,
comédien Je soutiens absolument la MC93! Ce projet est terrifiant et méprisant pour tout ce qui s’est et se fait dans ce magnifique théâtre. J’ai vu ici tant de spectacles qui m’ont fasciné, ému, troublé Dire qu’une implantation de la Comédie Française à Bobigny serait une chance pour cette ville est absurde! En quoi la Comédie Française serait-elle meilleure que la MC93? La Comédie Française à la place de la MC93, ça veut aussi dire, une troupe de quelques comédiens (environ 70) installés, protégés, et pendant ce temps là, tous les autres, ceux qui n’y sont pas, mis de côté. Après Chaillot et ici, quel sera le prochain lieu de création menacé? Au-delà de ce projet, c’est une politique culturelle qui fait froid dans le dos. Alors je soutiens absolument la MC93 Bobigny! Le 9 octobre 2008 |
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| Nicolas Bigards, metteur en scène.
Patrick, Depuis 91, j’ai fréquenté ce théâtre comme spectateur, et depuis 95, j’y travaille très étroitement, et j’ai pu ainsi participer à de très belles aventures. C’est dire si je connais cette maison, si je connais Bobigny, si je connais mieux la Seine-Saint-Denis. Et si je connais aussi la forte dose de fantasmes qui pèse sur ce département, ces habitants, ces institutions. Mais il y a peu encore, un pacte liait des partenaires pour défendre une certaine idée de l’art et la culture en garantissant la vie de ce théâtre, une certaine idée de ce qui faisait une relation étroite entre un public et un théâtre. Le pacte est rompu, cédant ainsi aux fantasmes d’une « banlieue » livrée à elle-même, sans accès à la culture et à la création ; cette « banlieue » où, a-t-on pu entendre il y a quelque temps, la culture n’avait pu empêcher les émeutes. On se retrouve donc une nouvelle fois en demeure de se justifier, de répondre à des accusations sans fondements, à devoir prouver chiffres à l’appui, démentir des propos à la limite du poujadisme. La rumeur, le fantasme balaient tout ce travail entrepris depuis des années et des années : les créations, les expérimentations, les partenariats, les ateliers, la fidélité des spectateurs à un projet, tout cela passe à la trappe. Le spectateur (donc l’électeur) se retrouve être un alibi bien commode. Ce n’est plus qu’en terme de bonne gestion que la question se pose aujourd’hui. On nous demande de la traçabilité. La traçabilité du spectateur. D’où vient-il ? Que fait-il ? Qui est-il ? Combien gagne-t-il ? Banlieue? Paris? Le « taux de remplissage » ne suffit plus. Comme pour l’audiovisuel, il faut un «panel représentatif». Il y aurait encore beaucoup de choses à dire. J’espère que cet épisode «canularesque» pour reprendre le mot d’Ariane Mnouchkine, va nous inciter à continuer le débat , à réfléchir sur notre relation à la cité, une relation faite à la fois d’échanges féconds et de polémiques, de scandales parfois mais toujours de rencontres sensibles, et de le faire absolument autrement qu’en terme comptable, car nous nous condamnons alors à ne devenir plus qu’une branche de la culture, c’est-à-dire une branche morte du tourisme (A quand la Tour Eiffel à Bobigny ?). Le 9 octobre 2008 |
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Stéphane Vérité,
metteur en scène - scénographe |
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Joris MATHIEU Cie Haut et
Court |
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| Jean-Yves Ruf, metteur
en scène, comédien L’ironie du sort L’ironie du sort a voulu que je répète en ce moment Mesure pour Mesure à la MC93, avec mon frère sociétaire de la Comédie-Française. Je suis de tout cœur avec Patrick Sommier, un ami, un grand frère de théâtre, qui m’a toujours soutenu, conseillé, accompagné. Je croyais connaître Muriel Mayette, j’avais des projets avec cette troupe, et j’ai voulu croire, avec mon frère, que la violence venait des seules tutelles, gagnées par une soudaine et fausse bonne idée, que Murielle était elle-même maladroite et dépassée par la nervosité du ministère, qu’elle n’avait qu’émis une hypothèse à très long terme, comme elle a tenté de nous le faire croire. Et puis il y eut ce dossier de presse, où le projet était détaillé précisément, étayé par des chiffres, projet qui ne tenait aucunement compte de l’équipe actuelle de la MC, projet que même la troupe découvrait. Et il y eut ces affiches de la mairie de Bobigny, « Bienvenue à la Comédie-Française ». Je travaille tous les jours avec les techniciens de la MC93, si pudiques sur la question, si peu portés à dramatiser, mais au fond si fragilisés. Certains d’entre eux sont là depuis le début de l’histoire de la MC, ont vécu et continuent à vivre les belles aventures artistiques de cette maison. Imaginez ce qu’ils ressentent en tombant sur ces affiches. Que Muriel Mayette demande à son amie la mairesse de Bobigny de les retirer si elle veut prouver sa bonne foi. Mais c’est trop tard. Le mal est fait. Et le pot aux roses est découvert. C’est triste, mais toute cette affaire n’est même pas le fruit d’une utopie de théâtre, même maladroite, mais bien d’une pauvre et misérable petite tentative de faire un coup et de passer en force. Si « tout est transparent », pourquoi Patrick Sommier a appris par la bande qu’il était en train de diriger une future annexe de la Comédie-Française ? Cette violente tentative de récupérer un théâtre, sans loyauté ni réflexion commune, ni avec ses pairs, ni avec sa troupe, c’est plus qu’une faute de la part de Muriel, dans ces temps d’incertitude où l’on a besoin de tous se soutenir, de défendre nos missions de service public. Merci à Patrick Sommier de défendre comme il le fait la MC93. En espérant que cette histoire est presque close, qu’elle aura au moins appris aux pouvoirs publics qu’on ne peut jouer ainsi avec des aventures artistiques engagées et profondes, qu’elle nous aura appris à rester vigilants dans ces temps où l’on décide avant de discuter. Le 10 octobre 2008 |
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| Pour l’association Ticket-Théâtre(s),
Serco Aghian, président. Bien que la MC93 ne soit pas adhérente à l’association Ticket-Théâtre(s), elle s’inscrit totalement dans l’esprit des autres lieux adhérents, par son envie de découvertes et de plaisirs, par son identité d’établissement public, par son rapport au public, par l’enthousiasme de son personnel, et surtout par son exigence de qualités artistiques de ce qui y est présenté. L’association Ticket-Théâtre(s), regroupant 18 théâtres en Ile-de-France, soutient l’action de la MC93 dans l’épreuve qu’elle subit concernant sa tentative d’absorption par la Comédie Française. Ce 22 octobre, nous savons que le projet est abandonné, et qu'il est désormais question d'une négociation de collaboration entre les 2 institutions. Nous restons néanmoins solidairement vigilants à vos côtés. Les 18 théâtres adhérents : Théâtre de l’Aquarium Maison de la Poésie-Paris Théâtre de la Cité Internationale Théâtre Romain Rolland (Villejuif) Théâtre de la Commune (Aubervilliers) Théâtre des Sources (Fontenay-aux- Roses) Espace 1789 (Saint-Ouen) Théâtre-Studio (Alfortville) Théâtre Firmin Gémier / La Piscine (Antony et Chatenay-Malabry) Le Tarmac de la Villette Le Forum (Le Blanc-Mesnil) Théâtre de la Tempête Théâtre du Lierre Théâtre Gérard Philipe (Saint-Denis) Nouveau Théâtre de Montreuil Théâtre 13 Théâtre Ouvert Théâtre 71 (Malakoff) Le 10 octobre 2008 |
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| Michel Orier – directeur
de MC2 Grenoble Complètement à tes côtés, ça ne peut pas être, c’est l’exact contraire du théâtre et de la décentralisation. Que vive la MC93 Le 10 octobre 2008 |
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| Xavier Lemettre – directeur
de Banlieues Bleues Avec vous en pensée et en amitié Le 10 octobre 2008 |
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Macha Makeieff |
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Frédéric Franck – directeur
théâtre de la Madeleine |
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Dominique Bourgois – Editions
Christian Bourgois |
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Emanuela Pace comédienne |
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Béatrice Picon-Valin directeur
de recherches CNRS |
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Yves Saussinan |
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Elsa Bono |
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Laurent Laffargue – metteur
en scène |
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Kimon Dimitriadis Monique Saintey |
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Dominique Pitoiset – directeur
CDN de Bordeaux |
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Michel Didym - Mousson d’été |
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Françoise Boné -
France Inter |
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Mereuze et ses enfants |
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Paul Andreu Nadine Eghels |
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| José Fernandez, Directeur
de la MJC de Privas Je suis José Fernandez, Directeur de la MJC de Privas (07).Je tenais à vous soutenir dans votre lutte.N'hésitez pas à m'envoyer de l'info que puisse répercuter en Drôme et Ardèche. Cordialement Le 10 octobre 2008 |
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| Geneviève Brisac. Je suis à vos côtés, je trouve cette situation révoltante,tellement hypocrite et révélatrice! tenez bon! Le 10 octobre 2008 |
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| Dosylia Bendo. Terminale Lycée
Louise Michel Bonjour, Etant étudiante et membre de l'atelier théatre du lycée Louise Michel, je tiens à apporter mon soutien à la MC93. En effet, c'est un lieu phare pour les Balbyniens. Grâce à la Maison de la culture, nous avons pu découvrir le théatre sous toutes ses formes : que ce soit sur scène ou en tant que spectateurs. Nous avons vécu des moments forts en rencontrant des comédiens, metteurs en scènes et autres personnalités du théatre de tous les horizons. Comment dire que c'est un lieu fermé ? A la MC93, j'ai pu voir des oeuvres uniques qui m'ont beaucoup fait réfléchir. Je regretterai énormément l'implantation d'une annexe de la Comédie-Francaise à Bobigny au sein de la MC93 car elle doit garder son identité. Il serait regrettable de ne pas pouvoir voir des pièces aussi originales et diverses que celles présentées ici ? Nous souhaitons sauver la MC93 car nous nous y sentons comme chez nous! Nous tenons donc à vous remercier pour tout le travail et l'émotion fournie jusqu'ici! Nous vous soutenons de tout coeur! Le 10 octobre 2008 |
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| Mohamed BUTT, étudiant au lycée Louise
Michel à Bobigny Bonjour, Je tiens à apporter tout mon soutien à la Maison de la culture de Bobigny qui porte tres bien son nom. La Mc 93 n’ est pas seulement pour moi un lieu ou l’ on est spectateur de pièces de théatre mais avant tout un centre d’ échange et de respect entre diverses cultures comme il en éxiste tres peu de nos jours. Et annexer la Mc 93 serait faire du mal aux cœurs de beaucoup de personnes. Des personnes ayant sacrifié plusieurs années de leur vie pour faire en sorte que la Mc 93 devienne ce qu’ elle est aujourd hui. Détruire le fruit de leur travail serait vraiment …Indigne non plus qu’ indigne, il n’ y aura jamais de mots assez fort pour décrire cette acte abominable. Le 10 octobre 2008 |
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Bertrand Braunschweig |
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| Rosaline Deslauriers Paris/Québec
Bonjour, je suis une doctorante québécoise qui poursuit ses recherches depuis quelques années à Paris et je suis révoltée à l'idée que le MC93 puisse être annexé à la Comédie-Française... un lieu de théâtre où je ne vais que rarement et, surtout, d'où je sors toujours amèrement déçue alors que j'ai pu découvrir chez vous des grands noms comme Marthaler, Castorf et compagnie. Le MC93 est un lieu unique et doit conserver la spécificité de sa mission culturelle. Je joins, de tout coeur, ma révolte à la vôtre! Théâtralement vôtre, Le 10 octobre 2008 |
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| Dominique Pinon Cher Patrick et chère Valerie Ah bon proposer des sous-titres au public pour apprécier des spectacles en langue etrangère c'est faire preuve d'elitisme? Je m'en taperais le cul par terre si la vie de la MC93 n'etait en jeu... Bravo pour votre travail, bravo pour votre accueil, je me souviens de la troupe du Chien Mexicain que j'ai decouvert chez vous, du spectacle dechirant de Jean-René Lemoine. Il n'y a pas si longtemps, j'ai, chez vous, l'un de mes plus beaux souvenirs d'acteur avec le spectacle de Dea Loher. Soutien total Le 10 octobre 2008 |
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| Mariann Mathéus artiste
interprète qui aime autant être spectatrice qu'être sur
scène. Oui, je soutiens La MC93 et toute son équipe de grands professionnels. Je vais sans doute répéter ce que d'autres ont déja dit mais c'est vrai nous sommes infiniment nombreux dans ce cas ; je lui dois tant de découvertes, d'émotions intenses, d'étonnements, d'éblouissements absolus ;en plus de l'accueil toujours de très grande qualité, un esprit convivial et chaleureux qui me faisait repartir après une soirée passée à la MC93 avec le sentiment que parfois le théâtre pouvait être aussi un lieu de vie qui enrichit la vie. Et comme on dit chez nous en créole : " LA MC93 KIimbé rèd pa moli " ( TENEZ BON ! ) Le 10 octobre 2008 |
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| Sorour Kasmaï romancière
et éditrice J'ai appris à aimer le théâtre français dans les années 80 à Chaillot, lorsqu'Antoine Vitez en était le directeur. J'étais à l'époque étudiante le jour et ouvreuse le soir. Je ne sais vraiment pas quand est-ce que j'apprenais le plus : à la fac ou au théâtre ? C'était la grande époque du Soulier de Satin (spectacle de 9 heures d'affilés) que l'on démarrait tôt dans l'après-midi pour finir tard dans la soirée. J'y ai vu démarrer tous les jeunes des comédiens issus de l'école de Vitez qui par la suite sont devenus parmi les meilleurs du théâtre et même du cinéma français. J'ai aimé le théâtre là, dans le noir de la grande salle, au tréfonds des centaines d'escaliers qui descendaient au coeur de la terre, comme pour mieux vous faire plonger dans ces destinées humaines. J'ai aimé le théâtre à Chaillot, juste en face de la Tour Eiffel, celle-là même que Mme La Maire de Bobigny aimerait voir métaphoriquement plantée dans sa commune. Mais qu'est devenu le théâtre de Chaillot depuis ces années-là? Je ne peux pas vous dire, car je n'y vais plus! Il paraît que maintenant on y danse. En face de la Tour Eiffel, le rideau noir est tombé sur le théâtre de mes débuts... Après la fac, j'ai continué d'aller au théâtre à Bobigny. C'est là qu'était ma nouvelle Université. Là, j'ai appris à connaître le théâtre du monde. Les Allemands, les Russes, les Hongrois, les Chinois, les Américains et bien-sûr les Français. Je fréquente aussi d'autres salles. Mais j'y vais pour voir jouer des pièces que je connais par des gens que je connais, alors qu'à Bobigny je vais (une heure et demi à l'aller, une heure et demi au retour) pour voir des gens que souvent je ne connais pas. Des textes que je découvre. J'y ai connu Sellars, puis Castorf, ou plus récemment Marthaler et Shilling... Maintenant ils font partie de mon répertoire. Au même titre que le théâtre russe et son maître Lev Dodine qui nous a fait vibrer il y a quelques années avec Gaudéamus et récemment avec Vie et Destin. Le ministère de la culture est d'ailleurs partenaire du projet de l'Année croisée France-Russie en 2010. Au mois de mai dernier, à la conférence de presse du ministère rue Vallois, réunissant les différents protagonistes russes et français du projet, Mme la Ministre se trouvant face à Lev Dodine, ne savait même pas qui il était! Apparemment, elle n'a jamais mis non plus les pieds à la MC93. Je me dis que c'est probablement la raison pour laquelle elle veut y faire tomber le rideau noir. Le même que l'on a vu tomber sur Chaillot, en face de la Tour Eiffel. Le 10 octobre 2008 |
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| Patrice Martinet Athénée Théâtre
Louis-Jouvet Vive la MC 93 ! Le 10 octobre 2008 |
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David Géry, metteur en scène |
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Jacques MAUGEIN Directeur
Château Rouge Annemasse |
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| Gérald Chatelain Comédien,
Directeur du Théâtre des Sources Fontenay aux Roses Une virée en autocar sous l'égide de l'office du tourisme du 93, une conférence de presse improvisée dans l'urgence et tout de suite le monde du théâtre s'affole... Quelle fébrilité, quel manque de confiance en l'avenir, car ce qui fait la marque du ministère de la culture, face à l'austère et rigoriste Berçy, c'est bien son esprit potache et délicieusement frondeur !!! Je me demande au nom de quoi, les artistes auraient le monopole du rire et les militaires celui des putchs avortés, fussent-ils d'opérette ? Certes la farce est grossière et manque de finesse, mais quand les budgets fondent comme banquise au soleil, pour masquer les béances, il ne reste que les tours de magie ou les blagues en attendant la grande dépression. On en arrive, et c'est un comble, à regretter Maurice Druon, ministre de la culture d'un autre siècle, souvent imité mais jamais égalé, qui des terrasses de Valois exortait les artistes à choisir entre "la sébille et le cocktail molotov". Un grand clown d'état. C'était quand même d'une autre tenue ! Cette plaisanterie aura eu au moins une vertu, celle de réveiller pour un temps une profession endormie. Alors, longue vie à la MC93, qui au fil des ans, nous aura souvent offert de vives émotions. Le 10 octobre 2008 |
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| Simone Amouyal Paris Une bonne partie de mon regard s'est creusée à Bobigny . Tant de découvertes ou de retrouvailles à la MC93, merci et à bientôt. (Au cas où vous souhaitez connaître ma profession: Metteur en scène et chargée de mission pédagogique et artistique à l'ENSATT) Amitiés à vous qui me répondez et Patrick Sommier. Le 10 octobre 2008 |
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Macha Zonina |
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| Behassine Nora, Terminale littéraire
et atelier théâtre au Lycée Louise Michel. La Maison de la Culture, élitiste ? Non, mais simplement une culture Française de moins en moins exigeante. Effectivement, il est facile de déclarer que les Français ne portent pas assez d'intérêt aux langues étrangères et de dénigrer les pièces en Italien, Allemand ou Hongrois que la Maison de la Culture présente chaque année. Est-ce là une preuve de la fermeture d'esprit dont fait preuve l'équipe de M. Sommier dans ses choix de programmation ? Je ne trouve pas. Mais peut-être prend-on simplement les habitants de banlieue pour des "crétins illettrés", comme l'a si bien dit Patrick Sommier. La Maison de la Culture de Bobigny est un lieu important, pour tout les spectateurs des pièces qu'elle présente, qui viennent d'ailleurs de Paris intra muros autant que de la ville qui accueille ce haut lieu de la culture. Si une annexe de la Comédie Française est effectivement la bienvenue a Bobigny, elle ne doit pas s'implanter à la place de la MC93. Alors j'aimerai que l'on me dise pourquoi, pourquoi s'acharne-t-on a etouffer ce qu'il se passe de mieux dans le monde artistique de banlieue ? Le 10 octobre 2008 |
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| Muriel LAURENT je suis loin de vous mais résistez pour nous tous car niveller par le bas est helas une politique connue sans vous il nous resterat tf1 non merci pas de secetaire pour corriger mes fautes de français mes je veux que l'on laisse mon esprit ouvert et libre courage merci c'est peut etre une reflexion idiote mais toute ces choses ressemblent a de la censure ça sent pas bon et les livres c'est quand qu'on les detruits a part paris match il faut bien des ecrans de fumée je suis en fauteuil roulant mais je veux pas que l'on me dise ce que je dois aimer libre dans sa tete Le 10 octobre 2008 |
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Roland Bertin Sociétaire honoraire de la
Comédie-Française |
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Alexandru Darie Président Union des Théâtres
de l'Europe |
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Martin Meissonnier réalisateur
et compositeur |
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Sophie Akrich, spectatrice et metteur en
scène |
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Pidz, photographe de spectacle. |
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| Henri Texier. Musicien. Je soutien la MC93 de Bobigny Halte au retour à l'obscurantisme. Le 10 octobre 2008 |
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Frédéric BIESSY Compagnie des Petites Heures. |
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Fabienne Pourre partenaire
de cœur
et de tête comme responsable culturelle pendant des années
de villes du Val de Marne |
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| Patricia cité de l'Abreuvoir « Qui va au théâtre en France ? », questionne à haute et intelligible voix la comédienne. « Moi », répond une petite voix dans le public. C’était pendant Barthes le questionneur, mise en scène de Nicolas Bigards, en 2007. Moi aussi je suis allée à la MC93 et je n’en suis pas sortie indemne. Alors j’y suis retournée. Plusieurs fois. J’en suis sortie agacée, en colère, réjouie, en souriant, même émue aux larmes ou en réfléchissant, pleine de questions. L’élitisme, c’est quand on réfléchit encore longtemps après ? Ou bien c’est quand on savait déjà tout avant ? N’être pas élitiste, ce serait libérer de la place dans les cerveaux pour… quoi ? Alors on aurait la Comédie-Française-bloc béton comme il y a tf-bouygues ? Les Séquano-Dionysiens (Neuf-Troisiens, ce n’est pas mal non plus) vont-ils à la Comédie-Française ? Y iront-ils ? La question culturelle n’est-elle qu’économique ? Et la question théâtrale (that is the question !) ? Et ce gouvernement, c’est une mauvaise pièce ? sans entracte ! sans relâche ! et trop cher ! Qu'est-ce que je peux faire ? Le 10 octobre 2008 |
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Aurélie Ruby |
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Thierry de Peretti metteur en scène, |
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Frédéric ROUSSEAU Compagnie
des Petites Heures. |
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Claude Bernhardt Président
du Synavi |
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Michel Berlemont |
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Etienne Oumedjkane Acteur. |
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| Maxime BONO Député-maire de La Rochelle Depuis des années et même quelques lustres la MC93 fait vivre sur ses scènes et dans ses salles de beaux instant de théâtre et de belles émotions. Elle y présente très souvent ce que l'on ne voit nulle part ailleurs, à un public qui simplement est le sien ... aussi nombreux que divers simplement rassemblé par une vertu trop rare : l'exigence. Penser expulser de leur théâtre ceux qui ont consacré des années à en faire un lieu de référence, populaire (mais oui) et international est simplement inacceptable . L'accepter serait simplement capituler devant l'injustice, les idées reçues et les préjugés. Bien sur, être courtisé par le Ministère et par la Comédie-Française de surcroît, est toujours flatteur. Mais les pouvoirs locaux devraient y réfléchir à deux fois, car c 'est bien connu, tout flatteur etc ,etc .... Le 11 octobre 2008 |
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Caroline Marcadé Chorégraphe et metteur
en scène |
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| André Guittier Michel Raskine et l'équipe du
Théâtre du Point du Jour. Depuis l'aube de la décentralisation, les compagnies installées en région, convaincues que "nul n'est prophète en son pays", ont toutes éprouvé la nécessite vitale de "s'exposer" à Paris. Par ailleurs Il n'y a jamais eu meilleure manière de conforter les positions locales. Et quoi que l'on veuille bien en dire, c'est toujours le cas. Notre compagnie "lyonnaise" du Point du Jour doit une grande partie de son incontestable succès "provincial" à l'intérêt que des directeurs de théâtre "parisiens", Gérard Violette, Patrick Sommier, Pierre Ascaride et d'autres, ont bien voulu porter aux mises en scène de Michel Raskine. En son temps, dans le sud de la capitale, Nicole Gautier a - à elle seule - entretenu l'espérance de vie de tout un pan de la création théâtrale décentralisée. Par parenthèse, Il est important de souligner que ces accueils, ces coproductions, jamais inscrits dans des perspectives "d'échange" (la grande perversion de la diffusion des spectacles) ne furent que le fruit que des politiques "réellement" artistiques de ces directeurs. La vie de notre "Barbe Bleue, espoir des femmes", d'une Dea Loher quasi inconnue à l'époque, doit beaucoup à cette magnifique série de représentations à la MC93 concoctée par Patrick Sommier et son équipe. La remise en cause du statut de la MC93 conduirait aussi - et entre autre bien sûr - à faire de nous des "endommagés collatéraux". Nous, déjà fragilisés, envisageons donc cette hypothèse avec désespoir. Le 11 octobre 2008 |
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| Jacques Pieiller Je me sens obligé d'en dire encore deux lignes, apparemment, je n'ai pas épuisé mon indignation. Une vanne s'est ouverte laissant passer là comme ailleurs des torrents de sottises et d'abus de pouvoir ; plus aucun filtre ne retient la raison et la morale. Il y encore très peu de temps ce genre d'initiative eût été risible et ne serait jamais sortie en plein jour. Si les politiques se définissent aujourd'hui comme seulement gestionnaires, ils ont perdu tout un pan des raisons pour lesquelles ils ont la représentativité du peuple... La politique, ne pas confondre avec la politicaillerie. Tout ce qui sera possible à mon niveau, je le ferai pour la suite de la MC93, pour ce qu'elle a toujours fait avec ténacité : son travail. Le 11 octobre 2008 |
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| Jean-Michel Puiffe, Scène nationale de Sénart Patrick, Lundi dernier tu nous disais à quel point il était stupide et dommageable, "de vouloir opposer les gens de théâtre". Après, la très belle déclaration des Comédiens Français, et les très nombreux soutiens que vous aviez obtenu, on pouvait espérer que ce "projet" soit ajourné. L'idée persiste, on ne sait pas très bien pourquoi. Tout çà est navrant !!! Courage. Le 11 octobre 2008 |
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| Betty Murawiec Mon cher Patrick, De retour d'un voyage, je découvre avec stupéfaction et colère le "projet" concocté par la Ministre (de la liquidation) de la Culture, avec l'assentiment (?) des collectivités territoriales. Certes, à la Bourse des Valeurs, celle de la Culture a très mauvaise presse et sa cote est au plus bas. Mais s'il faut parler "actions" mieux vaudrait parler de mauvais action, d'un coup bas de très mauvais goût. Je t'adresse ainsi qu'à toute l'équipe de Bobigny, l'expression de mon amitié et de ma solidarité (d'ancienne de la MC et toujours spectatrice assidue et passionnée). Plus que jamais, que vive le spectacle vivant et ses meilleurs serviteurs. Le 11 octobre 2008 |
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