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| Lire le texte de soutien | ||
| Lire le communiqué de Patrick Sommier, 21 octobre 2008 | ||
| La presse, écrite, radio TV en parlent | ||
| Les soutiens | ||
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| BOB WILSON Cher Patrick, Je suis extrêmement préoccupé par la nouvelle selon laquelle Bobigny pourrait être annexé par la Comédie-Française pour étendre sa programmation. Bobigny a toujours été une maison qui a pris position en faveur d’un théâtre nouveau et innovant. Je lui suis très reconnaissant d’avoir présenté mon travail : THE KNEE PLAYS sur une partition de David Byrne dès le début des années 80 ; THE CIVIL WARS : A TREE IS BEST MEASURED WHEN IT IS DOWN ; ALCESTE d’Euripide avec un prologue de Heiner Muller ; et HAMLET de Shakespeare que j’ai joué sous la forme d’un monologue sur 6 semaines. Le soutien que m’a apporté très tôt ce théâtre a été déterminant pour établir ma carrière telle qu’elle est à aujourd’hui. J’espère qu’il y aura un moyen pour toi et ton théâtre de poursuivre ce travail capital. N’hésite pas à me dire de quelle manière je pourrais être d’une plus grande aide. Très amicalement. Le 13 octobre 2008 |
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| Pascal Rambert, Nicole Martin Nous ici au Théâtre de Gennevilliers, Centre Dramatique National de création contemporaine, sommes bien placés pour apporter une réflexion à ce qui est en train de se mettre en place manifestement à Bobigny. Nous ici à Gennevilliers avons établi un partenariat avec la Comédie Francaise et spécialement le Studio Théâtre. Mais ce partenariat a été pensé , réfléchi, concu, parlé ensemble. Dans une totale transparence . En toutre franchise. Jamais il n’a été question d’être annexé par la Comédie Francaise. De plus les spectacles créés sont joués à tour de rôle dans nos salles ici à Gennevilliers puis au Studio Théâtre. Nous sommes dans un échange. Un dialogue. Malheureusement ce que nous voyons se profiler à Bobigny contre son Théâtre et son directeur dont les choix artistiques sont inattaquables nous laisse perplexes et amères. Nous rend furieux. Pourquoi ? Parce qu’en lieu et place d’un dialogue il y a épreuve de force, brutalité, mépris, attaque claire de certaines tutelles contre nos theéâtres “ de banlieue”. Si nous ne réagissons pas tout de suite, demain – pour d’autres raisons – ce sera Gennevilliers, Nanterre, Aubervilliers, Montreuil , Saint Denis, Malakoff, Vitry, Ivry ...qui seront annexés par une idée moins noble : la fermeture pure et simple. Le 13 octobre 2008 |
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Lukas Hemleb |
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Michel Parfenov Editeur, né
en banlieue (9/2) et y vivant depuis toujours (9/5), proche de Bobigny
(9/3) |
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| Je suis Josée YONNET, professeur de Lettres
à la retraite depuis 2005 et je soutiens fermement la MC de Bobigny
qui fait un travail remarquable. Le 12 octobre 2008 |
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| Jean-Michel Ribes Metteur en
scène et directeur du Théâtre du Rond-Point Heureux de voir que l'indépendance et la liberté de création de la MC93 soient parvenus à faire reculer ce projet de colonisation soit disant économcoco culturelle. Le 12 octobre 2008 |
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| Cécile Garcia Fogel comédienne La première fois que je vis un spectacle à la MC93, j'étais avec Mehmet Ulusoy,mon professeur et maître, il m'emmenait voir un Don Juan monté par des russes, j'avais 19 ans... Je reconnus quelque chose, quelque chose de mon histoire, comme la première fois que j'allais au Theâtre du Soleil. Puis je découvris Deborah Warner, son Electre me dévissa littéralement le crâne, et cela continua encore et encore. Les russes entrainaient les allemands qui eux-même laissaient apparaître les hongrois, les espagnols... Tous ces spectacles m'ont donné le goût, le besoin de partir en Allemagne voir ce qu'il s'y passait, me projetèrent également en Russie chez Lev Dodine et aussi sur les traces de Tairov, Meyerhold et le theâtre Gabima. Ces pérégrinations furent motivées par ces spectacles internationaux que je voyais en grande partie à la MC93. Certains theâtres plieront d'un coup "sec" si les grosses machines institutionnelles se mettent en tête de les manger. Retenons nous de nous dévorer les uns les autres même si l'envie de mordre nous prend parfois. Le 12 octobre 2008 |
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Marie-Louise Bondy-Bischofberger
Metteur en scène Quand je suis arrivée à Paris il y a 20 ans, le premier spectacle que j'ai choisi d'aller voir, c'était "Don Giovanni" de Peter Sellars à la MC93 à Bobigny. Depuis, je suis restée attachée au monde et à la programmation de ce théâtre : regulièrement, mes choix de pièces m'ont obligée.... de prendre le chemin pour Bobigny. Plus tard, j'ai eu la chance de pouvoir faire partie de ce théâtre, de pouvoir y sentir une maison, une direction artistique et une équipe technique engagée. Un lieu, qui s'engage aussi dans l'entourage où il est implanté; J'y ai travaillé par exemple avec des lycéens de Bobigny sur les "Mille et une nuits", eux, comme population de Bobigny, entraient en échange avec le théâtre, emmenaient la richesse de leur culture et en faisaient profiter les spectateurs qui venaient d'ailleurs. Je souhaite que ce théâtre, Patrick Sommier et son équipe artistique et technique, puisse continuer à faire son travail, qui fait de ce lieu un théâtre important. Le 12 octobre 2008 |
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| Marc Le Glatin Directeur du Théâtre
de Chelles Bonjour Patrick, Peut-on imaginer que cette idée de faire de Bobigny une annexe de la Comédie-Française, idée totalement incongrue, ait pu être reprise par le Ministère comme un témoignage supplémentaire de sa propre vacuité ? Je n’y crois pas. Certes, cette intention ne camoufle aucune réflexion constructive sur les véritables enjeux des politiques culturelles territoriales. Mais elle n’a d’absurde que l’apparence. Elle révèle les véritables objectifs de ce gouvernement, qui restent encore peu avouables sans l’artifice de coups médiatiques de ce type qui ont pour but de sonder la réaction de l’opinion : il s’agit tout simplement d’entamer la liquidation progressive des outils d’émancipation culturelle qui furent créés en quelques décennies sur l’ensemble du territoire national, sur la base d’idées issues de la lutte contre le fascisme, telles qu’elles furent formulées dans l’après guerre. La ministre ne s’encombre ici d’aucune pensée, pourtant nécessaire, relative au rôle de ces outils de service public dans une société en voie d’éclatement. Incapable de conduire une réflexion éclairante, sa perspective ne semble guidée que par un réflexe politique revanchard. Celui de tous ceux qui brûlent de s’attaquer d’emblée au plat de résistance : les lieux de création et de diffusion de cette forme d’art qui a toujours pris pour sujet principal le monde comme il ne va pas. Par l’humour ou le drame, le théâtre nous dit comme il va mal ou, parfois, comme il pourrait aller, mais ne conforte jamais l’ordre que les grands médias polissent à longueur d’antenne. Autant dire que, derrière Bobigny, la liste noire est longue. En dénonçant cette initiative, malheureusement approuvée par des institutions qu’on aurait plutôt attendues dans un rôle d’actualisation des missions d’un service public du théâtre, c’est bien à l’amorce d’une entreprise de lobotomie de la vie culturelle de ce pays que l’on s’oppose. Soyez donc assurés, toi et ton équipe, de mon soutien dans cette affaire qui nous affecte tous. Très cordialement, Le 12 octobre 2008 |
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| Emmanuel Chanial. Bonjour à tout-es, D ésolé pour ce message qui vient un peu tard, et après la bataille semble-t-il vu l’initiative de Denis Podalydès, mais si ça peut vous faire plaisir on ne va pas se priver :-) J’habite à Paris depuis 12 ans, j’ai commencé à réellement aller au théâtre depuis 10 ans, et il ressort de mes petites archives que dans mes spectacles absolument préférés de tous les temps et donc marquants il y en a 11 à la MC : - Blackland d’Arpad SCHILLING - Les Chasses du comte Zaroff de SENTIMENTAL BOURREAU - Comme il vous plaira de Jean-Yves RUF - The Elephant vanishes de Simon McBURNEY - Feu l'amour ! de Jean-Michel RABEUX - Høllenkin gen 40° de Meret BECKER - Ma Reine des neiges de Frank CASTORF - The Prefab Four d’ORKATER - Les Sept Péchés capitaux de Hans Peter CLOOS - Shazam ! de Philippe DECOUFLÉ - Songs and Stories from Moby Dick de Laurie ANDERSON Ce qui en fait mon théâtre favori, sans parler de ce que j’ai dû rater :-( En tout cas chaque jour je me réjouis d’habiter sur la ligne 5, à quatre stations de ce lieu merveilleux. Et pour ne rien vous cacher, nous avons même, avec des ami-es, cité la MC et Patrick Sommier dans une chanson d’amour à l’est parisien. En revanche, s’agissant de la Comédie-française, eh bien jusqu’ici rien ne lui a permis d’entrer dans ce palmarès tout personnel. Moralité : à ce jour, MC : 11 – Français 0. Fin du débat. Longue vie ! Toutes mes amitiés et ma reconnaissance, Le 12 octobre 2008 |
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| Bernard Pelinq Président
des ATP d'Aix Cher Patrick, J'ai toujours en mémoire ce 26 Juillet 1978 où tu avais amené aux ATP d'Aix ce spectacle du Teatro Campesino LA CARPA DE LOS RASQUACHIS. Un spectateur aixois me disait encore il y a peu l'émotion extraordinaire qu'il avait ressentie et qu'il ressentait encore à sa simple évocation. C'est un de mes plus beaux souvenirs de théâtre encore à ce jour. Pour moi, pour François Hauser tu as toujours été ce découvreur généreux de talents extraordinaires. Le coup que l'on te porte aujourd'hui fait fi de tout ce que tu as apporté au théâtre, des découvertes que tu nous as fait faire, des aventures où tu nous as entraîné et où tu continues de nous entraîner (la saison dernière encore ces trois représentations de ESPIA A UNA MUJER QUE SE MATA que nous programmons en Novembre 2008 à Aix). Cette ministre, ces technocrates, ce "Français" (les comédiens ont réagi enfin !) te jouent, nous jouent nous qui nous rendons régulièrement dans tes murs, décidément une bien mauvaise comédie. Les ATP d'Aix, sont avec toi et avec ton équipe, dans ce moment difficile. Bien à toi Le 12 octobre 2008 |
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| Colette Godard Je voudrais juste confirmer que, suivant les activités de la MC93 depuis qu’elle existe, je ne comprends pas la stratégie de Muriel Mayette. Ni l’intérêt de la municipalité de Bobigny. On aimerait pouvoir en rire tellement c’est ridicule. Mais il y a plus grave : la confusion totale dans la conception de la vie artistique en France. Et le mépris pour les personnes qui s’y consacrent. Une chose est certaine: il ne faut pas laisser faire. COURAGE ET HAUT LES COEURS Le 13 octobre 2008 |
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| Mathieu Bauer, Judith Henry, Sylvain Cartigny,Martin
Selze Cie sentimental bourreau C'est avec beaucoup de colère une grande tristesse et que j'ai appris le nouveau plan imaginé par le ministère pour la MC93. Ce théâtre est pour moi la maison qui m'a vu grandir et qui est pour toute une génération le lieu de nos plus grands chocs et de nos plus grands émois de spectateurs. C'est une relation intime avec vingt ans d'histoire du théâtre qui défile devant mes yeux. C'est à cet endroit là, au 1 boulevard Lénine, au milieu des tours du 93, que j'ai entendu avec le plus de force, de pertinence et de virulence un état des lieux de notre monde. Du théâtre tout simplement, en prise directe avec ses contemporains. Quand je ressortais de la MC93 je rêvais d'y jouer un jour et de pouvoir modestement à mon tour m'inscrire dans cette histoire. J'ai eu le chance que ce rêve se réalise. S'en est suivie une des plus belles collaboration pour la compagnie. La confiance et le dialogue qui s'est alors installé avec Patrick Sommier et toute son équipe est d'une qualité rare. Grâce à cet échange et aux moyens mis à notre disposition la compagnie a pu grandir, s'épanouir et trouver son public. Avec la compagnie nous avons longtemps séjourner dans le théâtre, un lieu magique, riche d'une équipe toujours prête à nous suivre dans nos circonvolutions. Une fabrique incroyable, où nous avons pu convoquer et reconvoquer le théâtre. Aujourd'hui encore grâce à la diversité et à la qualité des spectacles programmés, la MC93 est un lieu incontournable. Je me dois de clamer haut et fort mon attachement à cette maison et à son directeur, et son importance dans le paysage de la création théâtrale française. J'espère cher Patrick que tout ceci n'est qu'un cauchemar, je n'imagine pas la chose autrement. Je veux pouvoir venir encore longtemps m'asseoir dans ce beau théâtre, et découvrir tous ces artistes que tu sais si bien aller chercher là où nous ne saurions les trouver !!! Le 13 octobre 2008 |
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| Myrto Procopiou comédienne A l'attention de Patrick Sommier et toute l'Equipe de la MC93 Bobigny "La Chose la plus importante dans l'Art est de montrer d'abord la pièce d'identité de l'Artiste." Chen Zhen Je suis grecque, de parents grecs d'Alexandrie. Suissesse d'adoption, après une enfance passée à Tunis. Je vis et travaille en France. C'est une chance et une richesse extraordinaire de pouvoir voyager et d'être traversée par toutes ces cultures. Je suis en empathie avec le travail artistique extraordinaire de Patrick Sommier et de toute son Equipe de la MC93, parce que c'est dans la diversité culturelle de sa programmation et sa formidable vitalité que je me reconnais. Dans cette ouverture sur le monde. Avant d'être comédienne à Bobigny, je suis spectatrice à Bobigny, et avant d'être une spectatrice, je suis une citoyenne du monde. L'Art c'est un point de vue sur le monde. La liberté de choisir, aussi. Contre le cloisonnement, l'ignorance, l'intolérance, la bêtise et le mépris. C'est une décision IRRECEVABLE et FEODALE. Patrick Sommier et toute l'équipe artistique de la MC93 Bobigny, vous avez mon soutien infaillible. Le 13 octobre 2008 |
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Viviane Got, Jean-Louis Mingalon |
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| Sylvie RAISSIGUIER Chargée
de mission pour le Théâtre et la Danse à la Direction
de la Culture, Conseil régional du Centre Bonjour Valérie, J’ai bien entendu pris connaissance de l’Affaire de la Comédie-Française. Je voulais vous faire part de mon soutien et de mes pensées. Embrasse toute l’équipe de ma part. Avec toute mon amitié, Le 13 octobre 2008 |
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| Denis Jansolin comédien
de son Etat et acteur du Monde. D'abord vous dire que j'ai bien pris connaissance de ce qui se trame contre vous en haut lieu et puis ensuite vous affirmer mon soutien indéfectible puis que c'est la "bio-diversité culturelle" qui est en question à l'avenir et la reprise en mains idéologique de tout une partie du théatre français par l'une des institutions culturelles parmi les plus conservatrices, instituant de fait une muséologisation du théâtre contemporain et du spectacle vivant dans ses aspects les plus novateurs. Autant il peut me paraître normal que la Comédie-Française veuille se redévelopper dans les régions en définissant sa propre décentralisation, autant je trouve anormal qu'elle veuille avaler sa concurrence naturelle, garante d'une bio-diversité artistique oh, combien nécessaire aujourd'hui ! Ainsi les preuves nous sont données tous les jours du glissement progressif de la démocratie à résoudre ses difficultés dans un totalitarisme rampant et malsain ! Le 13 octobre 2008 |
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| François Marthouret. Incompréhension, stupéfaction devant cette maladroite tentative d'OPA sur la MC93 qui est au coeur d'une création théatrale magnifiquement curieuse et ouverte au monde depuis des années, engagée dans la difficile et indispensable bataille de réunir un public le plus varié possible autour d'oeuvres conjuguant plaisir, imaginaires, conscience. Dans la continuité exigeante et généreuse des Vilar, Strehler, Brook.... Solidairement et Fraternellement à Patrick Sommier et à son équipe. Le 13 octobre 2008 |
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| Festival d’Automne à Paris Le Festival d’Automne à Paris a une longue histoire avec la MC93 depuis son ouverture, nous y avons co-produit et accueilli les plus grands artistes actuels, Robert Wilson, Klaus Michael Grüber, Peter Sellars, Laurie Anderson, Simon Mc Burney, Mikhaïl Baryshnikov, Heiner Goebbels... Christoph Marthaler dans quelques jours. Chaque année nous travaillons avec Patrick Sommier comme nous l’avons fait avec ses prédécesseurs à la présentation de spectacles innovants, excitants et venant du monde entier. Ils ont rassemblé des milliers de spectateurs. De Bobigny comme d’ailleurs. Qu’une telle structure et de telles ambitions artistiques puissent être menacées nous semble tout à fait dommageable. Les créateurs y perdraient un partenaire précieux. Le public y perdrait l’un des foyers les plus vivants de la création contemporaine. Le 13 octobre 2008 |
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| Jacques Nichet Cher Patrick Je viens d'apprendre par les journaux les turbulences annonciatrices de tempête qui vous secouent rudement ! Tiens ferme la barre, ne baissez pas la voilure, gardez le cap ! Vous nous faites respirer l'air du large en nous permettant de découvrir des artistes de toute l'Europe ou de plus loin encore : le Monde frappe à notre porte... L'aventure de la décentralisation théâtrale mérite aussi de faire régulièrement surface à Paris ou dans ses environs immédiats. Si nous perdons l'accès à la M.C.93, après avoir perdu celui du Théâtre de Chaillot, nous reculons insidieusement. Ne pas pouvoir présenter nos meilleurs spectacles devant le public, les artistes, les journalistes de notre Capitale nous appauvrit et nous rejette dans l'anonymat... L'art demande de grands espaces de liberté pour pouvoir dévier,sortir de la ligne,aller voir ailleurs, proposer de nouvelles formes et des langages inattendus ! La MC93 appartient à ces espaces qui vont en se raréfiant : Tous ensemble, protégeons cette rareté ! Le 13 octobre 2008 |
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| Dominique Bluzet Cher Patrick Je suis sur que tu es l'excellence. Que, aujourd'hui si certains spectacles sont là c'est parce qu'ils sont venus avant à Bobigny. C'est pour ton futur et non pour le passé de la MC93, qu'il faut se battre. Tu es celui qui offre en avance à la banlieue ce que d'autres verront après. Je pense fort à toi. Le 13 octobre 2008 |
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| Pierre Akrich Jeannine Etcheverry – THEATRE TOUJOURS Chers Patrick et Valérie Il est des lieux de théâtre où l’on va avec impatience et curiosité, quasiment sûrs de vivre quelques heures de découverte et d’étonnement, pour en ressortir changés dans notre conception d’une œuvre, du monde ou de nous-même. La MC93 en est un. Et là se croisent des regards d’ici et d’ailleurs, singuliers, sur des œuvres inconnues ou que nous croyions connaître, loin des poncifs, des frilosités et du matraquage commercial. Que dans un tel lieu, chacun nous accueille avec enthousiasme et chaleur, cela contribue aussi à la Fête du Théâtre… Patrick, tu œuvres depuis tant d’années, avec Valérie, à faire avec passion de cette MC93 notre maison à tous... Nous ne pouvons imaginer que disparaisse l’esprit de cette maison. La MC93 est un lieu de culture –rare aujourd’hui- où parole, liberté, rencontres et création ont encore leur place. Nous exigeons que demeure cette ouverture-là. Surprise et révolte par rapport aux menaces concernant la MC93. Nous t’assurons, Patrick, de toute notre amitié, de notre soutien à toi, à toute l’équipe de la MC, à Valérie en particulier. Continuons le combat ! Le 13 octobre 2008 |
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| Edgar Petitier Professeur
d'études
théâtrales en classes préparatoires Je regrette beaucoup de n'avoir pas pu participer au rassemblement du 6 octobre et j'exprime mon soutien total à la MC93 et à la façon dont elle est actuellement dirigée. Comment ne pas partager les réactions nombreuses exprimées sur ces pages depuis une dizaine de jours ? L'apport ancien, continu et productif de la MC93 à la vie théâtrale la plus intéressante et la plus nécessaire, son effort pour faire connaître au public le plus large possible les créateurs d'Europe et d'ailleurs, l'intelligence de sa programmation fondée sur une vraie diversité : de quelle nature est la politique culturelle qui tirera un trait sur cette histoire ? Je suis atterré d'apprendre qu'en cette affaire des élus socialistes et communistes partageraient les vues destructrices et démagogiques du gouvernement UMP et de ses chargés de mission. Professeur d'études théâtrales en classes préparatoires, je connais et j'apprécie vraiment le travail de fond effectué par les équipes de ce théâtre en direction de tous les publics, notamment scolaires et universitaires (travail indispensable mais dans lequel ne brille pas, par exemple, la politique de la Comédie Française). En raison de la qualité artistique de sa programmation j'abonne tous les ans mes étudiants à la MC93 ; et je suis frappé du fait qu'un très grand nombre d'entre eux choisissent individuellement et librement de s'y réabonner les années suivantes. Ce qui est proposé dans ce théâtre, ils ne le trouveraient pas ailleurs. La menace portés à la MC93 est inadmissible. Peut-être réussira-t-on à la contrer. La même menace, ou une menace similaire, se reportera alors sans doute ailleurs. Peut-être le "démantèlement" auquel on a affaire n'est-il pas si soudain, et pas si récent. On se demande par quel miracle pourra subsister un vaste et fort réseau de théâtres publics conduits dans des orientations de qualité et de respect démocratique des populations, voire d'éveil des esprits, lorsque tout est soumis à l'intérêt particulier ; lorsque la distribution de l'eau est privatisée, lorsque la distribution de l'énergie est privatisée, lorsque la distribution du courrier est privatisée (des centaines de bureaux de poste ferment sans susciter de grands remous), lorsque les télécommunications sont privatisées, lorsque la télévision est de fait privatisée même lorsqu'elle est publique, lorsque la distribution des savoirs par l'école est discrètement chaque jour davantage privatisée, lorsque la recherche est placée sous la coupe des intérêts privés, lorsque l'université est offerte aux délices de la concurrence et se soumet implicitement aux objectifs du marché — toutes politiques qui ne datent pas d'il y a un an ; lorsqu'après un siècle de réduction continue des inégalités, depuis vingt bonnes années le mouvement s'est inversé et l'inégalité s'accroît continûment, durablement et significativement ; lorsqu'ainsi une part énorme de la population n'est plus en situation de vivre décemment, de se cultiver, de formuler pour sa propre vie des objectifs élevés et se trouve si écrasée qu'elle ne réclame que trop peu, pour le moment, la part qui devrait être la sienne dans les richesses, la culture et le pouvoir. Finalement, face à ce mitraillage qui touche et touchera l'une après l'autre toutes les institutions issues de conquêtes démocratiques, si l'on ne se résigne pas, on peut ou bien se sentir une âme de danaïde, ou bien rêver de changer de tonneau ! Le 13 octobre 2008 |
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Martine Loyau Graphiste Ancienne
présidente du
Syndicat National des Graphistes |
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Christophe Rauck directeur
du TGP-CDN de Saint-Denis, metteur en scène du Mariage
de Figaro à la
Comédie-Française. |
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| Nadine Eghels TEXTES & VOIX Depuis des années la MC93 propose une programmation singulière, exigeante et indispensable, riche en découvertes d’artistes venus de tous les coins du monde, et que nous ne pourrions voir ailleurs… A travers cette ouverture sur d’autres pratiques, elle permet la redécouverte de notre inventivité propre, elle délivre notre imaginaire et recentre notre perception critique, elle nous offre une échappée tout en nous reconnectant au réel… pour toutes ces raisons et tant d’autres, chaque spectateur aura les siennes, il faut la laisser poursuivre sa mission de service et de salut public ! Le 14 octobre 2008 |
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| La Compagnie Paris-Atlantique Même de loin, la Compagnie Paris-Atlantique située à Brest soutient la MC 93 pour son remarquable travail d'ouverture aux autres cultures, aux metteurs en scène étrangers, à sa programmation si diverse. Le 14 octobre 2008 |
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Patricia Blot. Ecole du Théâtre des Teintureries.
Lausanne (Suisse) |
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| Marie-Armelle Deguy “Mon amour du théâtre a été en grande partie façonné par les magnifiques spectacles que j'ai pu voir à la MC93 ; il est inadmissible qu'elle soit absorbée par la Comédie-Française ! Pour avoir connu à Bobigny ma 1re grande expérience théâtrale en jouant dans LE MISANTHROPE de André Engel et pour avoir été 3 ans pensionnaire à la Comédie-Française, je sais combien les différences de ces 2 lieux sont fondamentales pour la richesse de notre théâtre et doivent continuer de fonctionner sans que l'une élimine l'autre ; nous tiendrons, vous tiendrez bon ! Le 14 octobre 2008 |
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Rémy Girard, comédien, Montréal,
Canada. |
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| Nadine Marchand, Montréal. Cher Patrick, De Montréal, par internet, je suis tous les jours l'évolution de ce dossier absolument incroyable. C'est une véritable blague de mauvais goût! Si j'avais pu sauter dans un avion et être présente aux manifestations de soutien à Bobigny, je l'aurais fait. J'ai un profond respect et beaucoup d'admiration pour le travail que tu accomplis dans ce formidable lieu de création. Tu m'as fait découvrir des spectacles que je n'oublierai jamais. Je souhaite de tout mon coeur que l'art et l'intelligence triomphent ! Le 14 octobre 2008 |
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Dominique BOURZEIX, Responsable de l'Action Culturelle
éducative, PANTIN |
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Jan Marie Galey comédien |
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David Lescot écrivain |
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Jacques Bonnafé |
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Michel Roudier directeur du Théâtre de Saintes |
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Arnaud Churin comédien |
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Luc Antoine Diqueiro Comédien |
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Geoffrey Carey comédien |
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Jacques Pornon directeur Scène nationale
de Saint Quentin en Yvelines |
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Pascal Vanson comédien |
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Francis Lepigeon Directeur général délégué Théâtre
des Champs Elysées |
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