Musique à entendre et à danser

avec
Alain Jean-Marie, Ralph Thamar,
Mariann Mathéus, Dédé Saint-Prix,
Mario Masse et son groupe Sabonsa

Production MC93 Bobigny

12 > 13 NOV 2004
vendredi, samedi à 19h30 et 21h
grande salle oleg efremov, petite salle

Informations utiles

Durée : 1er concert : 1 heure
 
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Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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Vendredi 12 nov à 19h30
  Alain Jean-Marie réservation
  la fiche spectacle
   
Vendredi 12 nov à 21h
  Ralph Tamar réservation
  la fiche spectacle
   
Samedi 13 nov à 19h30
  Mariann Mathéus réservation
  la fiche spectacle
   
Samedi 13 nov à 21h
  Dédé Saint-Prix réservation

 

la fiche spectacle
 
Ces deux soirées se poursuivront au restaurant du théâtre avec Mario Masse et son groupe Sabonsa.
 
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le metteur en scène

Quelques jours avant La Cerisaie caraïbe, mise en scène par Jean-René Lemoine, nous célèbrerons l'événement avec une grande et belle fête antillaise. À boire, à manger, à danser, nous allons "prendre le son" d'un "coup de musique". De Guadeloupe et de Martinique, soca, mazurka, biguine, reggae, quadrille et boléro, l'idée, c'est d'abord une fête. Le zouk, bien sûr et encore, mais aussi le jazz élégant et sensible d'Alain Jean-Marie, les fusions caraïbéennes et jazzy de Mariann Mathéus, le "crooner des Caraïbes" Ralph Thamar et le magnifique Dédé Saint-Prix. Ça se passera dans toutes les salles de la MC93 et ça continuera même après les concerts, autour d'un verre ou d'un plat, en dansant avec Mario Masse et son groupe Sabonsa !

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André Saint-Prixest né au François (Martinique), le 10 février 1953. Elevé par ses grands parents, aux côtés de son frère aîné Maurille, il a évolué très jeune dans la tradition populaire de l'Ile. Dès l'âge de 6 ans, il affrontait la colère maternelle pour vivre sa passion, le "Chouval bwa", c'est-à-dire la musique qui accompagne les manèges de chevaux de bois traditionnels actionnés à force d'hommes. Vers dix ou onze ans, il rejoint sa mère à Fort de France et habite en périphérie de la ville. A peine adolescent, il participe à des petits groupes de sa commune natale, comme "Les Trouvères" et "Les Juniors". Membre de la chorale municipale du François, il enregistre son premier disque à 15 ans.
Ses bons résultats scolaires le conduiront au baccalauréat en 1973, puis à l'Ecole Normale. Dédé exercera le métier d'instituteur pendant onze années, avant de démissionner de l'éducation nationale en 1991, pour se consacrer uniquement à ce qui a toujours été sa passion, la musique.
Après avoir joué au sein de différents groupes dont "La Sélecta" et "Malavoi", Dédé Crée "Pakatak". Des danseuses viennent alors rejoindre la formation musicale : Christiane Emmanuelle sera la première, suivie de Liliane Jorite, Christiane Jean, Carole Alexis et enfin de Sonia Marc dite "La Sosso", autre grand amour de Dédé. Malgré le succès, le groupe Pakatak se dissout : choisissant lui-même ses musiciens, il fonde alors le groupe Avan-Van, en 1982. La métropole, l'Afrique, les Etats-Unis et d'autres territoires découvrent alors les rythmes chaloupés du Chouval bwa. En 1983, il reçoit , à Paris, les "Maracas d'Or", pour le succès phénoménal de l'album "Piblisité". Ce sera sa première reconnaissance nationale, et le même jour, en Martinique naissait son premier fils, Freddy. Après la grande tournée du Podium Europe 1, Dédé s'installe à Paris. Deux ans plus tard, il effectuera la fameuse tournée du "Grand Méchant Zouk", en compagnie de nombreux figures de la Musique Antillaise.
Les années 1990 marqueront une autre étape dans la carrière de Dédé Saint-Prix avec ses premières actions pédagogiques musicales. Il anime alors des masters classes de percussions afro-caribéennes pour le Festival Musiques Métisses à Angoulême, le Falun Folkmusic festival en Suède ou le centre Simone Signoret de Bordeaux. Dans le même temps il participera à l'aventure de l'Eurovision de la chanson en participant avec Serge Gainsbourg et Georges Augier à l'élaboration du titre " White and Black Blues", interprêté par Joelle Ursule, qui remportera la deuxième place de ce concours.
Pendant plusieurs années sa carrière lui fera faire de nombreux allers et retours Paris-Martinique. Il tente de se réinstaller au pays, avec sa deuxième épouse, Anne, une belge vivant dans la partie nord de l'Ile. Mais en 2000, ils prendront la décision de s'établir momentanément en banlieue parisienne. Dédé travaille toujours activement à redonner toute sa place à la musique de son enfance et à réhabiliter l'identité martiniquaise, quelque peu ballottée par toutes ses influences électro-américaines. Ses stages et ses concerts continuent de rythmer sa vie, d'autres projets sont déjà en préparation...

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Né en 1945 à Pointe-à-Pitre, Alain

Jean-Marie apprend le piano en autodidacte dès l'âge de huit ans. Adolescent, il fait ses débuts professionnels dans les bals en Guadeloupe, et en particulier au sein de l'orchestre de Robert Mavounzy. De 1967 à 1970, Alain Jean-Marie s'établit au Canada, puis revient aux Antilles. En 1969, il enregistre les prémices d'une série qui débouchera vingt-huit ans plus tard, "Piano Biguines". Il se produit alors régulièrement en trio avec Winston Berkley et Jean Claude Montredon.
En 1973, Alain Jean-Marie s'installe à Paris. Rapidement reconnu comme un partenaire de premier choix, il est abondamment sollicité depuis lors, et accompagne régulièrement les plus grands : Chet Baker, Sonny Stitt, Art Farmer, Johnny Griffin, Lee Konitz, Bill Coleman, Max Roach, Christian Escoudé...
Prix Django Reinhardt en 1979, il accompagne régulièrement la chanteuse Dee Dee Bridgewater à partir de 1986, époque à laquelle elle le sollicite pour accompagner son spectacle consacré à Billie Holiday, "Lady Day". La même année, Alain enregistre en duo avec le contrebassiste Niels-Henning Orsted Pedersen (Latin Alley - 1987). En 1990, il enregistre également avec Abbey Lincoln, aux côtés de Jackie McLean, Billy Higgins et Charlie Haden. Depuis cette époque il joue et enregistre également fréquemment avec Barney Wilen ("La Note Bleue", musique pour une bande dessinée, 1986, "Dreamtime" - 1992). En 1991, il enregistre en trio avec Henri Texier et Aldo Romano ("The Scene Is Clean" - 1991)
En 1992 il vient sur le devant de la scène avec la suite de Piano Biguines, Biguine Reflections, qui sera suivi de trois autres opus. Il puise ici dans ses racines antillaises, et y adjoint sa culture be-bop dans un mariage biguine-jazz particulièrement réussi, et où il rend hommage aux fondateurs, Al Lirvat, Robert Mavounzy... Parallèlement, Alain Jean-Marie se produit en trio plus strictement jazz, avec Gilles Naturel et John Betsch (Lazy Afternoon - 2000). Alain Jean-Marie travaille également en solo, et enregistre en 1999 "Afterblue", pour lequel il reçoit le prix Boris Vian de l'Académie du Jazz (1999 - meilleur album de jazz français) et le Django d'Or (2000 - meilleur musicien français de jazz). Alain multiplie les concerts et devient également l'un des piliers incontournables de la rue des Lombards.
Alain Jean-Marie participe également à plusieurs enregistrements avec d'autres musiciens guadeloupéens de jazz. Ainsi, en 1997, il enregistre avec le guitariste André Condouant (Clean & Class - 1997), ainsi qu'avec Roger Raspail (Fanny's Dream - 1997) et en 2001 avec le saxophoniste Jocelyn Ménard (Men Art Works - 2002). En 2002, il enregistre à New York, avec un collectif de musiciens essentiellement guadeloupéens, et sous la houlette du trompettiste Franck Nicolas, "Jazz Ka Philosophy", manifeste autour de la fusion gwo-ka et jazz.
Plutôt avare d'apparitions sur les scènes antillaises, il se produit cependant en octobre 2001 à l'Artchipel à Basse-Terre, en compagnie de la formation de Patrice Caratini, dans le spectacle "Chofé Bigin La". Il revient en mai 2003, cette fois avec son trio jazz formé avec Gilles Naturel et John Betsch, sur la scène du Centre des Arts de Pointe-à-Pitre. En décembre de la même année, il accompagne Franck Nicolas lors du Festival Jazz à Pointe-à-Pitre, avec toute l'équipe de Jazz-Ka Philosophy.
Pour Alain Jean-Marie, l'année 2004 débute avec la sortie de son deuxième disque solo "That's What", consacré à un répertoire de semi-standards auxquels il ajoute sa touche harmonique originale et son phrasé léché.

 

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Né en 1952 à Fort-de-France en Martinique, Ralph Thamar est aujourd'hui une des plus belles voix masculines des Antilles. Pendant longtemps employé de banque, il est en même temps membre parallèlement de plusieurs groupes et orchestres. De 1973 à 1978, il se forge une solide expérience de chanteur auprès de Marius Cultier, grand pianiste et compositeur martiniquais décédé en 1985. Mais c'est en tant que chanteur du groupe Malavoi jusqu'en 1987, qu'il se fait réellement connaître. Sa voix de velours l'impose comme le "crooner des Caraïbes", et outre Malavoi, il participe à de nombreux disques des groupes Kassav' ou Fal Frett.
Solo En 1988, Ralph Thamar réalise son rêve et se lance dans une carrière solo. Cette même année, il reçoit le Karib d'or décerné par l'association française du même nom à un artiste d'outre-mer. Son premier album solo, "Exil", sort en 1989. Aux sonorités définitivement zouk, il remporte un vif succès, en particulier le titre "Polisson". Il s'entoure sur cet album de nombreux musiciens réputés tels que Manu Katché ý la batterie ou Jean-Yves d'Angelo aux claviers, sans parler des innombrables artistes antillais invités (Georges Décimus, Michel Alibo, Edith Lefel, Patrick Saint Eloi).
En 1991, sort un deuxième album, "Caraïbes", accompagné du single "Comme disait le poête", célèbre titre du brésilien Vinicius de Moraes.
Les dix titres de ce disque mélangent tous les grands rythmes de la musique caribéenne : soca, mazurka, biguine, reggae, quadrille ou boléro. Pour les textes, Ralph Thamar fait appel à des paroliers tels Jocelyne Beroard, Dédé St Prix ou Jean-Claude Naimro. Pour la partie technique, Ralph Thamar s'est attaché les services du producteur Steve Forward, qui a travaillé auparavant avec, entre autres, Ray Charles ou Paul Mc Cartney.
Créole Grand défenseur de la culture et de la langue créole, Ralph Thamar se fait cependant un point d'honneur · rester éclectique et chante indifféremment en anglais, espagnol ou portugais. En 1992, il reçoit de la Sacem (Société des auteurs compositeurs), le Prix du succès dans la catégorie Antilles-Guyane. C'est en 1993, que sort son troisième album "A toute." dans lequel il continue de mélanger avec bonheur boléro, zouk et biguine. Un hommage à Boris Vian est rendu avec la reprise du titre "Bois un coup". Cet album réalisé avec la complicité de Mario Canonge, pianiste des groupes Ultramarine ou Sakiyo, marque le début d'une collaboration entre les deux hommes qui continuera avec un magnifique album-hommage à Marius Cultier en 1994. S'ensuivent de nombreux concerts en commun entourés d'invités tels Alain Jean-Marie ou Michel Alibo. En 1995, le label de Ralph Thamar, Déclic, sort une compilation de ses meilleurs titres, suivi en 1996 d'un nouvel album "Embarquement créole". Plus mature, ce disque mèle toujours rythmes antillais et sons latinos, à tel point que le livret du CD est en français, créole et espagnol. En 1999, Ralph Thamar sort un nouvel album "La Marseillaise noire" auquel ont collaboré Manu Dibango et Mario Canonge. Après 14 ans de vie parisienne, il retourne s'installer en Martinique en 2001 et c'est là-bas qu'il enregistre son nouvel album "Un jour" sur lequel on retrouve 4 titres chantés en français, dont une reprise d'Henri Salvador et de Gérard Laviny "Roro".

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Après ses premières expériences de théâtre musical contemporain au sein de la compagnie Lonsdale-Puig, Mariann Matheus rencontre Toto Bissainthe pour former le groupe Chants populaires d'Haïti. Elle y travaille les textes des auteurs de la Caraïbe et participe aux arrangements musicaux des chants traditionnels, de 1980 à 1984.
Au théâtre En 1984, elle joue au Théâtre du Campagnol Mémoires d'Isles, d'Ina Césaire, mise en scène Jean-Claude Penchenat, pièce pour laquelle elle collabore à l'adaptation de récits transmis par des femmes âgées des Antilles. Puis, La Bonne âme de Se-Tchouan (rôle principal), adaptation en créole du texte de Bertolt Brecht, mise en scène Pierre Vial à Fort-de-France, au Centre dramatique de la Soif nouvelle. En 1987, Ton beau capitaine de Simone Schwarz-Bart, mise en scène S. Cave, en Guadeloupe, et reprise au Théâtre National de Chaillot. En 1991, La Tragédie du Roi Christophe (rôle du conteur-chanteur), de d'Aimé Césaire, mise en scène Idrissa Ouedraogo à la Comédie-Française et Grand Hôtel (rôle principal), pièce de V. Placoly, mise en scène de Y. Labejof, pour les Rencontres Caraïbéennes de Théâtre au C.M.A.C à Fort-de-France. En 1999 Pluie et vent sur Télumée Miracle de Simone Schwarz-Bart mise en scène Anne-Marie Lazarini dans laquelle elle joue, chante et a composé certaines des musiques. En 2002, elle  joue dans Thelma texte et mise en scène de Claude Bonin. En 2003, elle joue et chante dans La Guerre de 2 000 ans avec Saïd Akhelfi et Serge Utgé-Royo.

Musique
Parallèlement au théâtre, Mariann Mathéus poursuit son travail musical pour "revisiter" la tradition dont elle est issue. De 1984 à 1995, plusieurs spectacles ont été ainsi créés, parmi lesquels : Tradition revisitée, Un long voyage, C'est moi-même. Elle enregistre en 1994 Baby blues, un disque avec Les P'tits loups du Jazz pour l'association "Enfance et musique", paroles de Biguine coquillage, sur une musique de Alain Jean-Marie (sorti en 1995). En 1997, elle est l'invitée des Rita Mitsouko à la Cité de la Musique pour leur Carte blanche en février et à La Cigale en mars. Elle participe à de nombreux concerts, et crée des spectacles musicaux, en France et aux Antilles. notamment en 1997  Ti-Moun,  récital pour enfants de deux ans et demi à quatre ans, dans une mise en scène de P. Karl à l'Arc en ciel - Théâtre de Rungis, en 2000. Tournée de Fawol Ti Moun, récital de chansons originales pour le jeune public écrit par Mariann  Mathéus et mis en scène par Patrick  Karl En octobre 2004, elle crée Héritage, tambours ka  avec sa Compagnie Moun San Mélé au Musée Dapper.

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autour du spectacle
A la Radio
  Ecoutez Ralph Thamar sur Médiatropical, Vendredi 12 novembre.
  Equinoxe : concert caraïbe le 21 octobre 2004 avec Mariann Mathéus sur France Culture
   
A écouter ou reécouter
  Le meilleur en concert, Dédé Saint-Prix, EMI, CD Album 05/2002
  Les plus belles voix masculines antillaises, Ralph Thamar, Patrick Saint-Eloi, Thierry Cham, Ti-Mano, Shoubou, Dédé Saint-Prix, Créon Music CD Album
  Zouk, Dédé Saint-Prix, Créon Music, CD Album 12/2002
  Polisson, Ralph Thamar, CD Album, 06/1989
  Un jour, Ralph Thamar, Créon Music, CD Album 12/2002
  Biguine Réflexion-Delirio, Alain Jean-Marie , Emarcy, CD Albums, 12/2000
  Piano biguines, Alain Jean-Marie, CD Album, 05/1993
  Piano Solo, Alain Jean-Marie, Elabeth, CD Album, 03/2004
  Oiseaux de nuit, Michel Graillier, Alain Jean-Marie, Enrico Pieranunzi, Theolonius Monk, Richie Beirach, Le Chant du Monde, CD Album
   
A lire ou relire
  J. Rosemain, Musique dans la société antillaise, L'Harmattan
liens internet
Dédé Saint Prix
Site officiel
Africultures "le site et la revue de référence des cultures africaines" et la MC93 s'associent pour vous faire découvrir ce spectacle
Afrikara.com Regards alternatifs sur les mondes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
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