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14 et 29 mars 2005 lundis, mardi à 20h30 grande salle oleg efremov |
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de Ghédalia Tazartès avec
Satchie Noro,
Ousman Boye
Production MC93 Bobigny
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| Durée : 1 h | |
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| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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| A écouter | |
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Ghédalia Tazartès
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Ghédalia Tazartès |
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Ghédalia Tazartès |
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Ghédalia Tazartès |
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Comme un lundi En cette fin de semaine où l'on file à l'anglaise Et le retour inexorable du "comment ça va ?" La réponse
tombe comme un couperet. Nous sommes dans
un monde à l'envers, pas la tête en bas comme au pôle
sud, mais tout retourné comme un reflet. Robinson a rencontré vendredi, Moi lundi. |
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| Ghédalia Tazartès |
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Lundi, jour traditionnel de relâche
qui voit le théâtre devenir un univers de silence où
ne brille que l'ampoule de la servante de scène. C'est ce
jour qu'a choisi Ghedalia Tazartès pour faire entendre
la voix des poètes et rendre ainsi la vie au plateau. Son travail
unique, de compositeur et de chanteur, est le résultat d'un
mélange entre des genres que l'on pourrait croire inconciliables.
A la fois récits de griots africains, chant de muezzin, complaintes
des rues, plainte yiddish, son travail vocal est une appropriation
des sons les plus divers qu'il malaxe et transforme pour nous les
offrir avec une immense force. Une voix solitaire et généreuse,
âpre ou douce, brisée ou mélodieuse qui s'appuie
sur une musique lancinante et heurtée en permanence métamorphose.
On rit et on pleure sur un chemin toujours nouveau à l'écart
de nos habituels parcours fléchés. Pas de références
possibles avec Ghedalia Tazartès, il est un univers à
lui tout seul. Il dit, il chante et hurle Rimbaud, Daumal, Nerval,
Mallarmé et Verhaeren et d'autres encore au gré de son
plaisir et de son inspiration, s'intéressant plus au son des
mots qu'à leur sens propre, revendiquant le plus grand cosmopolitisme
musical et la plus grande liberté d'interprétation.
Il nous entraîne dans un voyage au coeur de la poésie
puisque : |
| Ghédalia Tazartès |
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est un nomade.
Il erre en musique du chant au rythme, d'une voix à l'autre.
Entre la psalmodie du muezzin et les invectives d'un rocker, il se
fraie des chemins électriques et vocaux, trace des paysages
inabordés, où se choquent en de polyphoniques cérémonies
la mitre du clown blanc, les plumes du sorcier, le casque du moine
et l'anhybride parisien. Non pas pour se faire nègre, arabe,
moine du Tibet, juif, femme ou animal mais écouter remuer tout
au fond de soi tout ça. L'impromuz
de Ghédalia Tazartès retente le pari par quoi
un Cézanne, un Picasso libérèrent la peinture
moderne; il ne s'agissait pas de peindre africain mais de décoloniser
l'oeil. Ici, maintenant, l'oreille en prend plein la vue.
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| Ecoutez 3 morceaux de Ghédalia Tazartès | |
