Ma Reine des neiges/Castorf/Andersen
Comme un lundi / Tazartès
Danse orientale
Blackland / Schilling / Tasnádi
Telefavela / Pollesch
Bobrauschenbergamerica/Bogart/L.Mee
13 > 17 AVR 2005
du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30
grande salle oleg efremov

Une création de la SITI Company
New York
Texte Charles L. Mee
Mise en scène Anne Bogart
Décor et costumes JamesSchuette
Lumières Brian H.Scott
Son Darron L West
Chorégraphie Barney O'Hanlon
Dramaturgie  Tanya Palmer
Création accessoires Jason Szalla

avec
Akiko Aizawa, J. Ed Araiza, Will Bond, WilDanyon Davis, Leon Ingulsrud,Ellen Lauren,Kelly Maurer, Bearney O'Hanlon, Jennifer Taher, Gian-Murray Gianino, Matthias Höhn

Production SITI Company, New York
En partenariat avec les Productions True Love
Avec le soutien de l'ONDA

Spectacle en américain surtitré
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Informations utiles
Durée : 1h40
Pour réserver ce spectacle :
Réservation en ligne MC93
Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h à 19h
Pour les relais : 01 41 60 72 78
 
Télécharger (format PDF) :
La fiche spectacle
Le dossier de presse
Le programme 2005
Le plan d'accès
 
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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© Michael Brosilow
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le metteur en scène

Inspiré par la vie et l'oeuvre du peintre  sculpteur, photographe, musicien, scènographe, Robert Rauschenberg, figure historique du "Pop Art", le travail d'Anne Bogart et de la SITI Company se présente comme un assemblage de 43 scènes composant un portrait des Etats-Unis au quotidien, raconté par des personnages issus des milieux  populaires et de la middle class américaine. Une mère de famille, un camionneur, un livreur de pizza, un astronaute, une mère de famille en patins... entourés d'objets usuels, pneus, chaise, baignoire, bouteille de coca, partageant la scène avec quelques poulets, nous entraînent dans une extravagante et parfois délirante traversée du passé, du présent et du futur des Etats-Unis.
Utilisant les techniques du collage chères à Rauschenberg qui consistent en une juxtaposition souvent dérangeante, parfois choquante, d'objets divers qui prennent leur signification artistique. La SITI Company donne une image fragmentaire à la limite voulue de l'inachevé, de la contradiction profonde qui agite la société américaine prise entre une image de liberté et de démocratie et une réalité pleine de violences, de racisme et d'inégalités.
Les personnages, conçus par improvisation, racontent des histoires qui se mélangent, passant d'un récit de meurtre à une leçon de golf, de blagues sur les filles à des tractations financières.... traversant la vie de Rauschenberg, de son Texas natal jusqu'à un bar new-yorkais, celle de l'auteur, Charles L. Mee, et celles des comédiens.
Au rythme des chansons, des musiques et des danses, ce spectacle donne l'image d'un kaleïdoscope sauvage et drôle, nostalgique et exubérant, optimiste mais sans complaisance.
C'est la première fois que cette compagnie américaine se produit en France, après avoir été invitée à plusieurs reprises au Festival d'Edimbourg, à Londres, à Dublin, à Berlin, à Amsterdam ...

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Anne Bogart est reconnue aux Etats-Unis et à l’étranger comme l'une des personnalités les plus aventurières et les plus novatrices de la scène américaine actuelle. Elle se défend pourtant d'appartenir à l'avant-garde, car selon elle, « il n'y a rien de nouveau- seulement des manières fraîches de percevoir la vie- et de s'interroger sur ce que ça signifie d'être un être humain dans ce monde de maintenant."
Dès ses débuts, Anne Bogart est curieuse du monde, avide de tous les ailleurs tant géographiques que littéraires ou picturaux. Elle se passionne pour la mise en scène à l'européenne telle qu'elle lui parvient en particulier dans des articles de Theater Heute et un film sur Peter Stein.
Soucieuse de ressourcer le théâtre de son pays par l'échange international, elle fonde en 1992 avec le metteur en scène japonais Tadashi Suzuki SITI Company (Saratoga international theatre institute), dont elle est depuis lors directrice artistique et avec laquelle elle accomplira la plus grande partie de son oeuvre.
Malgré cette dimension internationale, elle se perçoit comme résolument américaine et consacre une grande partie de son travail à explorer la culture de son pays.
Avec la SITI, elle a mis en scène -et la plupart du temps revisité -des textes déjà écrits  comme récemment : Hay Fever  (2001) et Private Lives (1998) de Noël Coward ; Mademoiselle Julie d'August Strindberg ; La Dispute de Marivaux (2003) ; Le Laboureur de Bohême de Johannes von Saaz, traduit par l'écrivain irlandais Michael West (2004).
Récemment, elle a choisi de confier à des compagnons en écriture comme Jocelyn Clark, Naomi Lizuka et Charles L.Mee le soin d'écrire les textes. Outre Bobrauschenbergamerica, il en résulte des spectacles comme War of the Worlds (La guerre des mondes) créé en 2000 à partir du texte de Naomi Lizuka d’après la célèbre émission de radio d’Orson Welles, Bob créé en 1997 à partir du texte élaboré par Jocelyn Clarke à partir de propos de metteur en scène Robert Wilson. Anne Bogart a surtout expérimenté une forme théâtrale, qu'elle nomme "Créée à partir de rien", où le texte est le fruit d’une recherche collective non formatée par un auteur. Elle crée en 2004 Score (Partition) à partir d'interviews et d'écrits de Leonard Bernstein ; en 1999 Cabine Pressurisée qui est une réflexion sur la relation public/acteur au théâtre et dont le texte est tiré d'écrits de Stanislavski, Meyerhold, Artaud, Brook, ainsi que des interviews de spectateurs ; en 1997 Culture du Désir  qui est une interrogation sur la société de consommation. Le texte s'inspire notamment de L'enfer de Dante et d'interviews d'Andy Warhol et ses contemporains, d'écrits sur la culture de consommation, des articles et des publicités de magazines.
Soucieuse de transmettre et d'enseigner, elle dirige le département de mise en scène à  l'Université de Columbia à New York où elle dirige le département mise en scène et dans le cadre de la SITI Company, elle organise et dirige des ateliers sur le jeu d’acteur et la mise en scène dans tous les Etats-Unis ou à l'étranger, comme récemment à l'Abbey Theatre de Dublin.
Parallèlement, elle formule sa conception du théâtre dans plusieurs ouvrages : A Director Prepares : Seven Essays on Art and Theatre (2001) - Viewpoints Book : A Practical Guide to Viewpoints and Composition (2004)

Des textes commandés à des auteurs

 

En particulier Jocelyn Clark (écrivain, critique, et dramaturge Irlandais)  Naomi Lizuka et Charles Mee : Room ; War of the Worlds (La guerre des mondes, 2000). Texte de Naomi Lizuka, d'après la célèbre émission de radio d'Orson Welles prévoyant une invasion de martiens et qui avait semé la panique à NY "Pièce qui porte essentiellement sur la confusion Américaine entre les nouvelles et le divertissement, notre appétit de sensation et notre capacité à vite rejeter et oublier ce qui nous avait tellement excités. ". Bob (1997-2002). Texte élaboré par Jocelyn Clarke à partir de propos du metteur en scène de réputation internationale Bob Wilson.
Autres créations récentes : En particulier dans le domaine de l'opéra et du théâtre musical, Nicholas and Alexandra (Los Angeles Opera 2003), direction musicale : Mstislav Rostropovich. Marina : Un esprit captif (American Opera Projects). Opéra de Chambre, sur la poétesse Russe Marina Tsvetaeva. Livret conçu à partir comprenant  des passages de poèmes, de lettres et de mémoires de Tsvetaeva ainsi que d'Anna Akhmatova, Ossip Mandelstam, et Boris Pasternak, amis, amants et compagnons en poésie de Tsvetaeva. Lilith  (2001) et Les sept pêchés capitaux (New York City Opera au Lincoln Center). Gertrude and Alice (The Foundry Theatre). Intimations for saxophone (adapté du livre de Sophie Treadwell sur l'Age du Jazz) (Janvier 2005) (Arena Stage, Washington)

 

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... C'est facile que faire ressentir la même chose à un public entier. Je pense que c'est du fascisme et trop facile, et que le public se sent petit. Ce qui m'intéresse c'est de créer des moments sur le plateau où tout le monde dans le public ressent quelque chose de différent. Et c'est plus difficile à faire, de créer un moment où les associations du public sont ouvertes et non ferlées. Je crois que le théâtre est profondément une forme d'art. Je le traite comme une forme d'art. Je l'aborde une forme d'art. Je dois donc me poser des questions comme, comment est-ce que je travaille comme artiste dans le théâtre? Une des notions fondamentales, pour moi,  c'est que l'art ça doit ouvrir, et non obturer et définir.

... James Baldwin disait, "Le propos de l'art c'est de mettre à nu les questions qui ont été données par les réponses." Si le théâtre est une forme d'art, alors sa fonction est de nous arrêter plutôt que de nous mettre en mouvement, de nous river sur place. Quand on voit les tableaux de Cézanne représentant des pommes, on n'a pas envie de manger les pommes ... on est rivé sur place par la pommité des pommes. Je veux créer quelque chose qui crée des questions plutôt que des réponses.  Parce que dès qu'on a une réponse ... on le sait tous ... on s'endort. mais avec une  question on est irrité et éveillé, et ça m'intéresse de créer un théâtre qui nous irrite et nous éveille. Ça n'empêche pas que ce soit distrayant, ça devrait l'être. Dix pour cent devrait être distrayant.
... Mais il y a les 90 pour cents restants qui devraient avoir des effets différents. Le théâtre, je crois,  est né de la terreur. Les gens font de l'art pat terreur de la vie. Si je ne faisais pas de théâtre, je serais extrêmement malheureuse ... je serais dans un état d'entropie. Dans le ravissement des répétitions, je peux créer un environnement auquel je crois. Dans cet environnement il y a une tentative d'aller vers le poétique,  de dilater l'être humain pour en faire quelque chose d'extraordinaire.

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liens internet
La Siti Company
 
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Patchwork étoilé. Armelle Héliot. Le Figaro, 15 avril 2005.
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