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Ma Reine des neiges
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Pouchkine
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Comme un lundi
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| Danse Orientale |
| Blackland |
| Telefavela |
| Bobrauschenbergamerica |
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du 11 au 13 février |
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Raconter l'histoire des hommes, est-ce
que ce n'est pas pour ça qu'on a inventé le théâtre.
Est-ce que ce n'est pas là qu'il est le plus vital, le plus
beau, le plus ardent. Mieux, le théâtre donne à
chacun d'entre nous un « droit à l'histoire ».
Depuis Zamiatine, repris par Orwell et tant d'autres, l'humanité
se résigne à un étrange fatalisme : la fin
de l'histoire et après Auschwitz, la fin de l'être. La
personne humaine remplacée par un numéro, sans passé,
sans destin. Le théâtre dit le contraire, à savoir
que chacun d'entre nous a sa propre histoire et que tous ensemble,
nous façonnons même notre propre épopée.
Nous devons revendiquer ce droit inaliénable à l'histoire.
La force du théâtre, c'est de nous montrer dans le temps
jamais bref de la représentation
les éclats de cette histoire commune. Le temps est important
sans lequel, l'histoire se réduit au fait divers qui envahit
tout, le théâtre notamment. Patrick Sommier, février 2005 |
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| Ma Reine des neiges / Castorf / Andersen - 11 > 13 FEV 2005 | |
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Dans ce monde où Bill Gates a imprimé sa marque, le succès que rencontre Harry Potter m'intéresse. Ce monde-là veut des contes. Frank Castorf s'empare cette fois-ci d'Andersen. Le conte qu'il a porté sur scène est bien sûr le plus noir : La Reine des neiges. Andersen raconte en sept histoires ce qu'il advint du monde, une fois que le diable eut fabriqué un miroir magnifiant la laideur et anéantissant la beauté. Les plus beaux paysages deviennent des épinards cuits et les plus belles personnes deviennent laides. Le miroir explose en milliards de particules et le malheureux qui en prend une dans l'oeil voit les choses tout de travers ! "Chez Andersen, je retrouve une théorie naïve de la connaissance, une culture de la question comme dans L'Idiot de Dostoievski." Un hommage au grand écrivain danois pour le bicentenaire de sa naissance. |
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Pouchkine
/ Murray / Banlieues Bleues - 11 > 12 MARS 2005
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Pouchkine, cet immense poète qui incarne aux yeux des russes et du monde entier l'essence même de la littérature classique russe, était métis. Il était le petit-fils d'un noir acheté par le Tsar à Constantinople au XVIIIe siècle. Pouchkine raconte lui-même son histoire dans la nouvelle Le Nègre de Pierre le Grand. C'est le célèbre jazzman américain David Murray, qui ressuscitera le poète pour dire sur scène par le chant, la chanson, le récit et les musiques en russe, en anglais, en français, que l'Afrique, la Russie, l'Europe et l'Amérique sont, malgré leurs différences évidentes, inextricablement liées dans leurs histoires et leurs cultures. |
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| Comme
un lundi / Tazartès - 7, 14 et 29 MARS 2005 |
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C'est le jour de relâche qu'a choisi Ghédalia Tazartès pour faire entendre la voix des poètes et rendre ainsi la vie au plateau. Son travail unique, de compositeur et de chanteur, est le résultat d'un mélange entre des genres que l'on pourrait croire inconciliables. À la fois récits de griots africains, chant de muezzin, complaintes des rues, plainte yiddish, son travailvocal est une appropriation des sons les plus divers qu'il malaxe et transforme pournous les offrir avec une immense force. |
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| Danse
Orientale / La Cie Fleur d'Oranger / Nuit d'Egypte - 19 MARS 2005 |
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Russie, Amérique, Allemagne, Hongrie, il n'y a guère dans ce Standard idéal 2005 que Ghédalia Tazartès, enfant de Salonique, pour représenter l'Orient : la moitié de ce que nous sommes. Ghédalia et un jour de mars, à trois nuits du printemps, une soirée dédiée à la danse orientale sur les pas de la Sulamite et le souvenir de Salomé. Fleur d'Oranger et Terres Mêlées, c'est le nom des deux compagnies d'artistes qui nous initieront aux poèmes dansés, évocation de ce paradis perdu de l'Andalousie d'avant la reconquête. |
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| Blackland / Schilling / Tasnády - 22 MARS > 3 AVR 2005 | |
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Poursuivant son désir d'un théâtre ancré dans l'histoire de son pays, Arpád Schilling et sa troupe proposent un cabaret burlesque et musical pour raconter l'entrée de la Hongrie dans l'Union Européenne. Inspirée par le théâtre de Gogol, provoquant et sans concession sur l'état mental et moral des Hongrois, cette satyre met en scène politiciens hongrois et européens, braqueurs de banque et prêtres pédophiles, soldats américains et terroristes irakiens... Si HazámHazám racontait la passé récent, Blackland est une projection dans l'avenir incertain de l'Europe. |
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| Telefavela
/ Pollesch - 7 > 10 AVR 2005 |
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Sur le modèle détourné des feuilletons brésiliens, les "Telenovelas", René Pollesch et la troupe de la Volksbühne planchent sur la mondialisation, l'informatisation, le néo-libéralisme dans sa phase des maxi-profits. Tout cela à travers une histoire de famille, où tous, sans exception, recherchent maladroitement amour et argent. Sur le plateau, sans caméra et sans écran, c'est la question de notre devenir qui est posée : que restera-t-il quand nous aurons perdu nos illusions, nos valeurs et tous nos sentiments ? |
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| Bobrauschenbergamerica
/ Anne Bogart / Charles L.Mee - 13 > 17 AVR 2005 |
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Inspiré de la vie et de l'oeuvre du peintre, sculpteur, musicien, photographe, Robert Rauschenberg, figure historique du Pop Art, le travail d'Anne Bogart et de la SITI Company revisite les mythes et les réalités de la société américaine à travers un collage d'histoires au rythme des chansons, des musiques et des danses. Une traversée délirante du passé, du présent et du futur des Etats-Unis dans une sorte de kaléidoscope exubérant et sans complaisance. C'est la première fois que cette troupe new-yorkaise joue en France. |
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