Die Präsidentinnen / Jan Bosse
Prinzessinnendramen / M. Simon

La Mouette / Schilling / Tchekhov

Kunst und Gemüse / C. Schlingensief
Prater Saga 5 / René Pollesch
 
6 janvier > 5 février 2006

3 > 5 FEV 2006
vendredi et samedi à 19h, dimanche à 15h30
salle de répétition

LA MAGIE DU DESESPOIR

Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz, Berlin

Texte et mise en scène René Pollesch
Décor Bert Neumann
Costumes Tabea Braun
Caméra Ute Schall
Dramaturgie Aenne Quinones
Lumières Franck Novak
Son Martin Renning
Assistant à la mise ne scène Andreas Kebelmann
Assistant à la scénographie Chasper Bertschinger, Ben Neumann
Assistant son Matthias Richter

Avec Inga Busch, Christine Groß,
Marc Hosemann, Bernhard Schütz


Production Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz

Traduction française Joseph Schmittbiel
Régie surtitrage Patrick Lecoq
Spectacle en allemand surtitré
Le spectacle a été créé le 20 mars 2005 au Prater.
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Durée : 1h30 sans entracte
 
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MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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Dans la presse
Soap Politique. Comment dénoncer l'économie de marché alors que les artistes s'exploitent eux-mêmes, au nom du rêve qui les anime ? En glissant joyeusement de l'agit-prop à l'agit-pop. Sabrina Weldman. Beaux-Arts, janvier 2006.
 
Rencontre
Le théâtre dans sa relation à l'industrie culturelle avec René Pollesch, Christoph Schlingensief. Rencontre en collaboration avec le Goethe Institut, à la MC93 Bobigny
Samedi 4 février à 15 h 30
   
A lire ou relire
Théâtre à Berlin l'engagement dans le réel,  Alternatives Théâtrales 82
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Où en sommes-nous, aujourd’hui, avec la solidarité ? Celle d’un contrat social entre gouvernants et gouvernés, qui disparaît de plus en plus de la politique actuelle – mais aussi la simple solidarité entre deux personnes qui s’aiment ?
René Pollesch, le directeur artistique de la seconde scène de la Volksbühne à Berlin, consacre la cinquième et dernière partie de sa “Saga” dans le style des telenovelas au “réel dans l’amour” et révèle, dans l’intensité avec laquelle nous nous déshumanisons dans nos relations, ses dimensions les plus sombres. Comme d’habitude, le cinéma fait son apparition dans ce théâtre rempli d’images, d’allusions et de références culturelles ; cette fois-ci, c’est l’univers d’Ingmar Bergmann qui nous salue de loin. Mais René Pollesch ne s’intéresse pas exclusivement aux abîmes psycho-pathologiques de l’homme et de sa vie privée. Son théâtre dénonce la force productive que constitue la perfidie humaine comme un fondement économique à partir duquel le sujet élabore des mécanismes, afin d’assurer sa propre “sécurité” dans ce monde désolidarisé. La vie en couple serait-elle purement et simplement basée sur la production mystérieuse d’argent, et profondément marquée par l’éternelle situation concurrentielle ?

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© Thomas Aurin
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La saga du Prater composée de cinq spectacles évoque un monde dans lequel on devrait, selon Giorgio Agamben, stopper la machine dominante de notre conception de l'homme, et se remettre en question dans l'espace laissé béant ! Parvenir à transmettre tout cela dans un film vidéo, nous permet également de construire des images qui nous aideront, d'une manière ou d'une autre, à comprendre nos actes. Produire des images sur ce qui n'est pas encore saisissable pourrait être une devise de René Pollesch. Pour cela, l'auteur-metteur en scène, électron libre du théâtre allemand, a développé ces dernières années une forme théâtrale singulière. Le matériau (les textes qu'il écrit) reste tout le temps utilisable, il n'y a pas d'histoires et de personnages au sens traditionnel.

Les mises en scène de Pollesch traitent de ce qui est d'ordinaire marginalisé dans le théâtre : les vies des acteurs ainsi que la confrontation avec leurs situations professionnelles et biographiques a pour objectif de développer une sorte d'appareil théorique qui s'appliquerait à la vie de chacun d'entre eux. "Mes travaux s'attaquent à certains imaginaires et à certaines images que nous traînons toujours avec nous, selon lesquels nous aimerions agir, alors que cela ne nous est plus possible. Ce conflit m'intéresse beaucoup. S'il existe chez moi une perte d'orientation dans les relations sociales, mes textes me servent de repères."

Pendant plusieurs saisons, René Pollesch a écrit cette saga en cinq parties pour la scène berlinoise du Prater, petite salle de la Volksbühne. Parfois d"autres metteurs en scène ont été invités à porter ses textes à la scène, dans une scénographie toujours conçue par Bert Neumann.

Dans Prater Saga 1 - Mille démons te souhaitent la mort, (en 2004), deux jeunes vidéastes Twopence-Twopence et Diabolo tournent un film dans la luxueuse villa de Bigman en Afrique. Ils construisent ainsi de manière provisoire les représentations d'une vie rêvée. Le lendemain cependant ils sont déjà partis car il s'agit avant tout de passer le "cap de la journée".
Dans Prater Saga 2 - Twopence-Twopence et la Voodoothèque, Bigman ne croyant plus aux relations humaines matérialise son désarroi amoureux en épousant un objet en l'occurrence un canapé. Quant à Diabolo, il incarne le diable.
Ce jeune homme, dénué de tout sentiment est central dans Prater Saga 3 Dans ce quartier, le diable est une mine d'or.
Dans Prater Saga 4 Diabolo-Dommage qu'il soit un diable, les personnages n'en finissent pas de se concerter et agissent de manière énigmatique, ils tentent par exemple de définir une machine à concevoir l'homme, qui sera abandonnée parce qu'elle tourne à vide.

Dans Prater Saga 5, La magie du désespoir on retrouve les éléments évoqués dans les quatre volets précédents, tous les personnages s'interrogent pour remettre tout en question. René Pollesch traite de façon très personnelle le sujet universel qu'est "l'amour" et les liens affectifs entre humains. Mais il dénonce l'intensité avec laquelle tout se désagrège aussi bien la vie de couple que les relations humaines... Son théâtre dénonce aussi la force productive que produit la perversité de l'Homme comme un fondement économique. Comme d'habitude, le cinéma fait son apparition dans ce théâtre remplit d'images, d'allusions et de références culturelles ; cette fois-ci, c'est l'univers d'Ingmar Bergman et plus particulièrement de Scènes de la vie conjugale qui est au centre de cette ultime Saga.

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© Thomas Aurin
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René Pollesch est né en 1962 à Friedberg. Il étudie l'art dramatique à Giessen avec Andrzej Wirth et Hans-Thies Lehmann et participe, entre autres, aux projets scéniques d'Heiner Müller, George Tabori et John Jesurun.
Après ses propres pièces et mises en scène à la Probebühne de Giessen, il travaille avec sa compagnie à Frankenthal, exécute ses premières commandes pour le Théâtre am Turm à Francfort et met en scène son texte sur la TAT-Probebühne. Il traduit et adapte Ovide, Shakespeare et Purcell. Par ailleurs, pour la maison d'édition de théâtre Rowohlt, René Pollesch fait de nouvelles traductions de Comédies de Joe Orton. En 1996, il reçoit une bourse pour travailler au Royal Court Theater à Londres où il assiste aux séminaires de Harold Pinter, Caryl Churchill et Stephen Jeffries. En 1997, il reçoit une bourse de l'Akademie Schloss Solitude à Stuttgart.
En 1998, Pollesch écrit et fait notamment des mises en scène pour la Hamburger Kammerspiele, le Berliner Ensemble et le Schauspiel Leipzig. La ZDF diffuse le film Ich schneide schneller qu'il a mis en scène pour la télévision. Pendant la saison 1999/2000, il travaille comme auteur en résidence au Luzerner Theater, et à l'automne 2000 à la Deutsche Schauspielhaus. En décembre 2000, a lieu la première de sa pièce Frau unter Einfluss (Femme sous influence) à la Volksbühne.
Depuis la saison 2001/2002, René Pollesch est Directeur artistique du Prater, petite salle de la Volksbühne à Berlin.
Au Prater, Pollesch met en scène avec les décors de Bert Neumann ses textes : Stadt als Beute (septembre 2001), Insourcing des Zuhause-Menschen in Scheiss-Hotels (octobre 2001) et Sex (janvier 2002). Pour la saison 2003/2004, 24 Stunden sind kein Tag, Escape from New York et Freedom beauty truth and love sont à l'affiche de la Volksbühne - cette trilogie est invitée aux Rencontres de théâtre à Berlin en 2002, et aux Jours de théâtre à Mülheimer en mai 2002. La première de Das Revolutionäre Unternehmen comme de Soylent Green ist Menschenfleisch, sagt es allen weiter ! a lieu au Prater. Pollesch poursuit durant cette saison au Prater son travail sur les conditions de vie et de travail précaires. Il a présenté en octobre 2003 dans un nouveau décor de Bert Neumann Der Leopard von Singapur. En janvier 2004, il crée Telefavela. Premier volet de la trilogie Zeltsaga. Suivent en février 2004 Svetlana in a favela, crée au Luzern Theater et Pablo au supermarché, créé en mai 2004 au Ruhrfestspiele, Recklinghausen.
En 2004, il crée une nouvelle Saga au Prater composée de cinq spectacles. Il signe la mise en scène du premier volet Prater-Saga 1 1000 Dämonen wünschen Dir den tod en 2004 et Prater Saga 5 La magie du désespoir en 2005. Pour la première fois, il invite des metteurs en scène à travailler sur son matériau : Jan Ritsema, God Squad et Stefan Pucher. En 2005, Stadt als Heute a été filmé par Irene von Alberti, Miriam Dehne et Esther Gronenborn.
A côté de ses mises en scène à la Volksbühne, il travaille aussi à Stuttgart, Hambourg, Hanovre, Stockholm, Lucerne, São Paulo, Santiago du Chili et Vienne.
En juin 2001, René Pollesch a reçu le prix d'art dramatique de Mülheimer ; en 2002, il a été élu "auteur de l'année" par un sondage réalisé par le magazine Theater Heute pour sa Trilogie Zeltsaga au Prater.

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 "Cette chose qui se retrouve devant moi est-elle encore du genre humain ou s'agit-il purement de biomasse, d'une forme physiologique ? Y-a-t'il encore un but qui nous ferait agir autrement qu'avec l'attention de faire du profit ?"

René Pollesch

   
Mise en scène à la MC93
  Telefavela 7>10 AVR 2005 dans le cadre du 2eme festival Le standard idéal
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liens internet
Site internet de la Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz
Présentation du spectacle sur le site de la Volksbuhne
Biographie de René Pollesch sur Théâtre-contemporain.net
Biographie de René Pollesch sur le site du Goethe Institut (en allemand)
Biographie de René Pollesch sur le site du Goethe Institut (en français)
Courrier Théâtrallemand - Gros Plans - Réflexions sur le théâtre de René Pollesch, Nr.3 - Juin 2004
Marquer la normalité - Par Barbara Engelhardt
Entretien entre René Pollesch et Katrin Bettina Müller sur les méthodes de travail de René Pollesch - Octobre 2005 - Goethe institut
Alternatives théâtrales, n° 82 : "Théâtre à Berlin - L'engagement dans le réel"
Quelques pistes de réflexion autour du Théâtre contemporain allemand. SACD Entr'actes
Atelier de Création Radiophonique
HEIMAT VOLKSBÜHNE - chez nous, à Prenzlauer Berg. 18 juillet 2004.
La Volksbühne, entre avant garde et "ostalgie". L'Humanité, 20 août 2001.
La Freie Volksbühne de Berlin
 
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