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Saison 2016-2017

MC93, Bobigny
Présentation

Nicht Schlafen

Alain Platel
danse

23 > 27 mai

- 2h

Nicht Schlafen se nourrit des lieder de Gustav Mahler mais aussi de certains aspects de la biographie du compositeur. Ce dernier meurt en 1911 à Vienne dans ce moment charnière du début du XXe siècle. Le metteur en scène Alain Platel se penche sur ce siècle naissant, à la lumière de l’ouvrage de l’historien Philipp Blom : Les années vertigineuses : Europe, 1900-1924.

Ces premières décennies, incertaines et chaotiques ne sont pas sans rappeler notre propre entrée dans le XXIe siècle et c’est bien ce parallèle que souhaite mettre en lumière Alain Platel. Intérêt historique donc, mais aussi esthétique. La musique de Gustav Mahler est le reflet des incertitudes de son temps et exacerbe les émotions de l’époque. Ses grandes symphonies alternent entre trivialité et gravité et libèrent l’écriture musicale de l’époque. Un romantisme apocalyptique donc, qui emboîtera progressivement le pas du modernisme.

Alain Platel interroge cette révolution artistique et la vie de ce grand artiste autrichien pour signer une œuvre résolument contemporaine, à l’image du credo de la compagnie. « Cette danse s’inscrit dans le monde et le monde appartient à tous. » Le directeur musical Steven Prengels crée un paysage sonore dans lequel fourmillent des samples issus de notre environnement naturel et des sons de la vie quotidienne. À cela se mêlent des traditions polyphoniques des chanteurs congolais Boule Mpanya et Russell Tshiebua. Ensemble, ils offrent au plateau fraîchement rénové de la MC93 un ballet sensible et contemporain  à l’image de l’œuvre riche et éclectique des Ballets C de la B.

Générique

Mise en scène Alain Platel

Composition et direction musicale Steven Prengels

Création et interprétation Bérenger Bodin, Boule Mpanya, Dario Rigaglia, David Le Borgne, Elie Tass, Ido Batash, Romain Guion, Russell Tshiebua, Samir M’Kirech

Dramaturgie Hildegard De Vuyst
Dramaturgie musicale Jan Vandenhouwe
Assistance artistique Quan Bui Ngoc
Scénographie Berlinde De Bruyckere
Création lumière Carlo Bourguignon
Création son Bartold Uyttersprot
Création costumes Dorine Demuynck
Régisseur plateau Wim Van de Cappelle
Photographie Chris Van der Burght

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Production Les ballets C de la B.

Coproduction Ruhrtriennale, La Bâtie-Festival de Genève, TorinoDanza, La Biennale de Lyon, L’Opéra de Lille, Kampnagel Hamburg, MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Holland Festival, Ludwigsburger Schlossfestspiele, NTGent. Distribution Frans Brood Productions. Avec l’appui de la ville de Gand, de la Province de la Flandre-Orientale, des autorités flamandes, du Port of Ghent.

En partenariat avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Remerciements Université de Gand et Prof. Dr. Paul Simoens et Marianne Doom, Guy Cuypers & team, Alexi Williams, Bart De Pauw, Bob et Monir, K49814, Isnelle da Silveira, Lieven Vandeweghe, Griet Callewaert, les volontaires et le personnel de l’atelier Berlinde De Bruyckere, Pierre Philippe Hofmann, Manège de Hoefslag in De Pinte, Warner Classics. 

Biographie(s)
Alain Platel

Alain Platel est orthopédagogue de formation et autodidacte en tant que metteur en scène. En 1984, il forme avec des amis et membres de sa famille une troupe fonctionnant en collectif. À partir de Emma (1988), il se distingue plus clairement en tant que metteur en scène. Il crée Bon-jour Madame (1993), La Tristeza Complice (1995) et Iets op Bach (1998), des productions qui propul-sent les ballets C de la B (c'est le nom adopté par la troupe) au sommet international. En com-pagnie de l'auteur Arne Sierens, il accomplit un effet comparable pour la compagnie de théâtre jeune public Victoria de Gand, en proposant Moeder en kind (1995 Mère et enfant), Bernadetje (1996) et Allemaal Indiaan (1999 Tous des Indiens). 

Après Allemaal Indiaan (Tous des Indiens), Alain Platel annonce qu'il ne produira plus de nouveaux spectacles. Mais Gerard Mortier le convainc de créer Wolf (2003), une pièce sur Mozart pour la Ruhr-Triennale. Le projet choral Coup de Choeurs monté par Alain Platel à l'occasion de l'ouver-ture du nouveau KVS marque le début d'une étroite collaboration avec le compositeur Fabrizio Cassol. vsprs (2006) signale un changement de cap. L'exubérance des spectacles précédents, s'ex-primant par la diversité des interprètes et les thèmes abordés, cède la place à une plus grande introspection et une plus grande nervosité, en révélant un univers de pulsions et d'aspirations. Et aussi de violence, comme dans Nine Finger (2007) avec Benjamin Verdonck et Fumiyo Ikeda. 

Après le style baroque de pitié! (2008), Out Of Context – for Pina (janvier 2010) constitue une ré-flexion quasiment ascétique sur l’arsenal de mouvements entourant les spasmes et les tics. A travers ce langage du mouvement, Alain Platel poursuit logiquement sa recherche d’une traduc-tion pour les sentiments trop forts. Son aspiration à quelque chose qui dépasse l’individu est de plus en plus palpable. 

En collaboration avec Frank Van Laecke, Gardenia (juin 2010) s’est créé, dans lequel la fermeture d’un cabaret pour travestis constitue le point de départ d’une plongée au coeur des vies privées d’un mémorable groupe de vieux artistes. En 2015, Alain Platel et Frank Van Laecke renouvè-lent leur collaboration avec la création de En avant, marche !, un spectacle qui s'inspire de la tradi-tion des orchestres de fanfare et des harmonies et dont la direction musicale est dans les mains du compositeur Steven Prengels. 

A la demande de Gerard Mortier, Alain Platel a créé C(H)OEURS (2012) avec les fameuses scènes chorales des opéras de Verdi. Dans un deuxième temps, il y a ajouté des morceaux de l’oeuvre de Richard Wagner. Dans C(H)OEURS, son plus vaste projet jusqu’à présent, Platel, avec ses danseurs et le choeur du Teatro de Madrid, explorera à quel point la beauté d’un groupe puisse être dangereux. La connotation politique de spectacles comme tauberbach (2014) et Coup Fatal (collaboration avec Fabrizio Cassol 2014) réside dans la joie de vivre et l'énergie qui écla-tent de la scène et qui manifestent des moyens de (sur)vivre dans des circonstances indignes comme sur un dépotoir (tauberbach) ou dans la réalité quotidienne des musiciens au Congo (Coup Fatal). « Lust for life » comme moyen de rébellion. 

Mais pour éviter tout malentendu: Platel ne cherche pas forcément l'expansion. Sa collaboration à des petits projets comme Nachtschade (pour Victoria en 2006) et le coaching comme pour Pieter et Jakob Ampe et leur création Jake & Pete’s big reconciliation attempt for the disputes form the past (2011) en sont la preuve. Ces deux projets ont d'ailleurs laissé des traces indéniables dans ses pensées sur ce qu'est le théâtre. 

Entre-temps, il a multiplié les films de danse en toute discrétion, que ce soit avec la réalisatrice britannique Sofie Fiennes (Because I Sing en 2001, Ramallah!Ramallah!Ramallah! en 2005 et VSPRS Show and Tell en 2007) ou en solo avec les ballets de ci de là (2006), une plongée impressionnante dans la vie d’une troupe formée il y a vingt ans et qui nous amène jusqu’au Vietnam et au Burki-na Faso. Il s’agit aussi et surtout d’une ode à la ville de Gand, son port d’attache. 

les ballets C de la B

les ballets C de la B (Gand/Belgique), troupe créée par Alain Platel en 1984, est à présent une compagnie se faisant régulièrement acclamer en Belgique et ailleurs. Au fil du temps elle a adop-té une structure de plate-forme de travail réunissant plusieurs chorégraphes et danseurs. Depuis toujours, les ballets C de la B tiennent à associer des artistes, actifs dans différentes disciplines et venus d'horizons différents, à leur processus de création dynamique. Le mélange unique de vi-sions artistiques diverses, rend impossible toute définition exacte des ballets. Pourtant, une es-pèce de « style maison » se dessine. Il est populaire, anarchique, éclectique et engagé, sous la devise « Cette danse s'inscrit dans le monde, et le monde appartient à tous ». 

Et aussi…
  • Bande-annonce de Nicht Schlafen
tarifs

de 9€ à 25€
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À savoir

MC93
Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
9 boulevard Lénine
93000 Bobigny