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La Fabrique d’expériences

Présentation

Catherine Boskowitz

Résidence Théâtre - Arts visuels et sonores

Invitée en février 2016 par Hortense Archambault à présenter une lecture à la Maison des parents du quartier de l’étoile à Bobigny, Catherine Boskowitz renoue avec le territoire de la Seine-Saint-Denis qu’elle connait bien : son aventure théâtrale a débuté à Aubervilliers où elle a fondé la compagnie ABC en 1985.

Ces deux dernières années, elle participe activement aux rencontres initiées par l’auteur et metteur en scène Lazare et suit les différents banquets que propose Daniel Conrod, écrivain en résidence à la MC93. Du dialogue qui s'établit entre eux, et avec la MC93, naît l’idée que Catherine Boskowitz débutera sa résidence quand celle de Daniel Conrod finira, comme un passage de relai ouvrant sur un nouveau projet de rencontre et de création théâtrale dans le territoire balbynien.

Suivre la résidence de Catherine Boskowitz sur le journal de bord en ligne

"Metteure en scène, dessinatrice, initiatrice de projets réunissant de nombreux artistes, je travaille en France, en Haïti, en Colombie, dans plusieurs pays d'Afrique et au Moyen-Orient. Je voyage aussi en Europe. À l’intérieur de ce mouvement, de ces allers-retours, je construis avec mon équipe et des artistes étrangers un travail de création où le théâtre occupe une place essentielle.

Aujourd'hui à Bobigny pour deux ans, je rencontre des habitants de la ville avec lesquels je composerai des écritures textuelles, visuelles et sonores pour mon prochain spectacle LE PIRE N'EST PAS TOUJOURS CERTAIN qui sera présenté en automne 2019 à la MC93.

Le dernier texte de Patrick Chamoiseau « Frères migrants » est mon point de départ... Ce texte anticipe une révolution des consciences, un avenir à rêver, à bâtir AVEC les gens qui fuient leurs pays et s'exilent aujourd'hui en Europe.

Il est le chemin, la colonne vertébrale, le fil qui me conduira à l'écoute d'autres récits, ceux des habitants de Bobigny dans cette ville faite de migrations successives, en perpétuel mouvement... Un lieu de tous les possibles... L'imaginer comme une ville utopique dans un futur proche est un projet passionnant !

Avec la comédienne Estelle Lesage qui m'accompagne lors de ma résidence, il s'agit d'inscrire mon geste artistique dans la suite de celui de Patrick Chamoiseau. S'emparer de  Frères Migrants pour le donner à lire, à penser, à partager avec les balbyniens qui le souhaitent, et ainsi imaginer la dramaturgie du spectacle à venir : Une pièce d'anticipation.

Dès ce premier semestre 2018, nous commençons à inventer différents protocoles d'écritureS avec certaines associations balbyniennes et un groupe d'amateurs de théâtre. À travers le dessin, la construction d'objets scénographiques, le jeu, des enregistrements sonores et des captations d'images, nous allons fabriquer des installations visuelles et théâtrales qui traceront les pistes de la création à venir.

Dans le spectacle final prévu à l'automne 2019 à la MC93 et qui sera joué par des acteurs professionnels, il m'apparait dès aujourd'hui, que certaines parties de Frères migrants et les pistes développées à Bobigny, seront le socle poétique et politique du spectacle."

Catherine Boskowitz

Biographie(s)
Catherine Boskowitz

Depuis 1985, date de la création de ma compagnie à Aubervilliers, j'ai mis en scène des textes de Mishima, Shakespeare, Yves Renaud, Jean-Pierre Renault, Eric Da Silva, Ibsen, Tchékov, Jean Genet, Ahmadou Kourouma, Hodda Barakat, Amre Sawa, Raymond Queneau, Jean Racine, Dieudonné Niangouna, Marcel Mankita, Armand Gatti, Jean Genet, Fadwa Soleimane, Heinrich von Kleist... Et collaboré à la mise en scène de certains spectacles d'Eric Da Silva, de Frédéric Fachéna et plus récemment, de Leyla Rabih et du chorégraphe Andreya Ouamba.

C’est au théâtre que je m’attache à tisser le lien entre Art et Société, à questionner l’époque contemporaine par l’écriture du plateau et des arts visuels..

A partir de vecteurs pluriels tels que la scène, l’image, la performance, le dessin, la composition du son, entourée de mon équipe,  je présente mes spectacles au public comme des variations autour des œuvres choisies. 

Mes points de départ : un texte/un auteur/une pensée … et en diagonale, faire surgir sur scène, ou en espace urbain, pendant la représentation, un contrepoint : une figure réelle du monde contemporain.

Depuis plusieurs années, en collaboration avec Jean-Christophe Lanquetin, scénographe et vidéaste, j'explore plus précisément des dispositifs où l'improvisation de l'acteur devient performance et où le rapport au spectateur est requestionné dans l'espace de la représentation.

Dans l'un de mes derniers spectacles La dernière interview, la scène prenait la forme d’un studio de tournage et invitait les spectateurs à être à l’intérieur même du dispositif.  Il s’agissait de mettre en scène le dernier entretien  télévisé de Jean Genet incarné ici par le dramaturge et acteur congolais Dieudonné Niangouna. Celui-ci, à certains moments de la représentation, « décrochait » du spectacle, pour répondre au présent, en tant qu’artiste d’aujourd’hui, aux questions qui étaient posées à Genet l'année de sa mort. Ces décrochages étaient improvisés et la prestation de l’acteur prenait alors la forme d’une performance.

Dans un autre , Le Projet Penthésilée de Heinrich von Kleist, joué au Théâtre d'Ivry en 2015. « La scène est un champ de bataille » signale Kleist, aux premières lignes de son ouvrage. Le dispositif de départ est une installation qui devient une salle de commandes des armées (cf la situation room) où le public est libre de circuler sur le plateau comme dans la salle, pendant le prologue. L’action de la pièce, l’irruption d’une armée de femmes sans Etat (les amazones) qui provoque le brouillage et l’altération du dispositif de guerre conçu par les puissants de ce monde, se déroule ensuite dans différents espaces sans frontières entre scène et salle.

Plusieurs variations performatives intitulées Penthésilées et que j'ai mises en scène, ont été données en Haïti au Festival des Quatre chemins de Port-au-Prince dans le cadre des Scénographies urbaines. Ces Penthésilées ont été présentées sur des places publiques.

Dans mon dernier spectacle, Fictions ordinaires-Ficciones cotidianas conçu en collaboration avec le scénographe et vidéaste Jean-Christophe Lanquetin, il s'agit d'un spectacle entre théâtralité, performance et arts visuels, élaboré et présenté dans le contexte d’un quartier de Medellin (Colombie), en espace urbain, à partir des fictions ordinaires de ses habitants, puis réinscrit dans d’autres contextes urbains notamment en Martinique, en Haïti et à  Strasbourg.