mc93_icon_1 mc93_icon_10 mc93_icon_11 mc93_icon_12 mc93_icon_13 mc93_icon_14 mc93_icon_15 mc93_icon_16 mc93_icon_17 mc93_icon_18 mc93_icon_19 mc93_icon_2 mc93_icon_20 mc93_icon_21 mc93_icon_22 mc93_icon_23 mc93_icon_24 mc93_icon_25 mc93_icon_26 mc93_icon_3 mc93_icon_4 mc93_icon_5 mc93_icon_6 mc93_icon_7 mc93_icon_8 mc93_icon_9 menu-billetterie menu-calendrier menu-offcanvas menu-participez menu-saison noir_et_rouge_01 noir_et_rouge_02 noir_et_rouge_03 noir_et_rouge_04 noir_et_rouge_05 noir_et_rouge_06 noir_et_rouge_07 noir_et_rouge_08 noir_et_rouge_09 nouveau_symbol_01 nouveau_symbol_02 nouveau_symbol_03 nouveau_symbol_04 nouveau_symbol_05 nouveau_symbol_06 nouveau_symbol_07 nouveau_symbol_08 nouveau_symbol_09 pass-illimite
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies, nous permettant d'améliorer votre expérience d'utilisation. OK

La Fabrique d’expériences

Présentation

Dans les yeux de Léonora Miano

Marianne et le garçon noir
Jeudi 21 septembre à 19h30 à la MC93 – Salle Oleg Efremov

À l'occasion de la sortie de Marianne et le garçon noir, La Colline - théâtre national, la MC93 et les éditions Fayard proposent une soirée avec l'auteure Léonora Miano, accompagnée des contributeurs du livre : Amzat Boukari Yabara, Elom20ce, Yann Gael, D' de Kabal, Akua Naru, Wilfried N'Sondé et Insa Sané.

Présentée par Wajdi Mouawad, la rencontre sera suivie d'une séance de dédicace à la librairie de la MC93.

L’expérience noire en France n’est pas articulée. Le mot lui-même reste difficile à prononcer, on parle volontiers de Blacks dans un pays ne connaissant pas de Whites. Embarrassée par ce qu’ils lui rappellent de son histoire, la France préfère à ses Noirs ceux des autres et ne leur a proposé que des représentations étrangères. Ces dernières ne furent d’ailleurs pas préservées de préjugés racistes.

Josephine Baker devint la vedette que l’on sait en mimant une Afrique fantasmée. Elle fut incarcérée dans une identité factice, essentiellement corporelle. En France comme ailleurs, les Noirs sont réduits à leur corps, animalisés, hyper-sexualisés. La figure de l’homme noir est associée à la violence, au crime. Elle est aussi assignée à la misère ou au divertissement. La pensée de ces hommes, leur sensibilité, intéressent peu. Lors du décès d’Adama Traoré en juillet 2016, j’ai rédigé une tribune publiée par Libération. N’en ont été retenues que les phrases relatives à la présence disruptive du corps noir dans l’espace français. Dans le cas de Théo Luhaka, la presse et l’opinion se sont focalisées sur la violence faite au corps, sans que soient mentionnées les répercussions psychologiques de l’agression, au-delà de la victime. On ne s’est pas interrogé non plus sur ce que l’acte posé disait des structures sociales l’ayant rendu possible. Car le geste ne s’est pas engendré lui-même et le racisme qu’il cristallise n’est pas de nature individuelle. 

Marianne et le garçon noir ne se limite pas à un propos sur le corps noir. Il importait d’aller plus loin, de travailler sur l’intime et sur le politique. Le choix de donner principalement la parole à des figures masculines s’est imposé pour deux raisons. D’abord, ils sont les premiers concernés par le choc des masculinités qui se joue dans les cas de brutalités policières. Ensuite, la multiplicité de leurs voix n’est jamais entendue. C’est ce silence que je souhaite contribuer à briser. Il s’agit d’ouvrir un espace propice à des conversations nécessaires, urgentes.

Léonora Miano

        

Dates
  • jeu 21 septembre 2017 – 19h30
tarifs

Gratuit sur réservation

Vous souhaitez réserver par téléphone ?
Contactez-nous au +33 (0)1 41 60 72 72