mc93_icon_1mc93_icon_10mc93_icon_11mc93_icon_12mc93_icon_13mc93_icon_14mc93_icon_15mc93_icon_16mc93_icon_17mc93_icon_18mc93_icon_19mc93_icon_2mc93_icon_20mc93_icon_21mc93_icon_22mc93_icon_23mc93_icon_24mc93_icon_25mc93_icon_26mc93_icon_3mc93_icon_4mc93_icon_5mc93_icon_6mc93_icon_7mc93_icon_8mc93_icon_9menu-billetteriemenu-calendriermenu-offcanvasnoir_et_rouge_01noir_et_rouge_02noir_et_rouge_03noir_et_rouge_04noir_et_rouge_05noir_et_rouge_06noir_et_rouge_07noir_et_rouge_08noir_et_rouge_09nouveau_symbol_01nouveau_symbol_02nouveau_symbol_03nouveau_symbol_04nouveau_symbol_05nouveau_symbol_06nouveau_symbol_07 nouveau_symbol_08nouveau_symbol_09pass-illimite

Saison 2016-2017

La Commune, Aubervilliers
Présentation

Amphitryon

Sébastien Derrey
théâtre

30 septembre > 13 octobre

- 3h

C’est l’un des mythes littéraires les plus troublants. Profitant de l’absence du général thébain Amphitryon, le dieu Jupiter usurpe son apparence pour séduire son épouse, la belle et vertueuse Alcmène. Mais la nuit qui scelle leur union se prolonge dans le cœur de chacun : qui dans le dieu travesti en humain a aimé véritablement Alcmène ? Qui est aimé par elle ? Que cherchent les dieux dans l’amour des hommes ? Que reste-t-il à l’homme à qui on a volé l’identité qui le rendait aimable ? 

Du vacillement du « moi » jusqu’à l’effondrement des certitudes, les personnages de Kleist font l’épreuve de la plus violente des dépossessions. Pourtant la perte n’est pas, ici, synonyme d’anéantissement. Et si le manque, la précarité de l’identité, étaient autant de ressources pour réaffirmer la confiance absolue en autrui ? Un salut, ressuscitant  la foi amoureuse ? 

Générique

Mise en scène Sébastien Derrey
Texte Heinrich von Kleist

Traduction Ruth Orthmann et éloi Recoing (éditions Actes Sud)

Avec Frédéric Gustaedt (Amphitryon), Olivier Horeau (Sosie), Catherine Jabot (Charis, un général), Fabien Orcier (Jupiter), Nathalie Pivain (Alcmène), Charles Zévaco (Mercure) et Sébastien Derrey (un officier)

Et la participation en alternance de Anne-Marie Fernier, Anne Giraud,
Marie Brunel, Patrick Baudin, Jacques Lepine, Marie Fabry (un(e) citoyenne(e) de Thèbes)

Lumière Ronan Cabon
Scénographie Olivier Brichet
Son Isabelle Surel
Costumes Elise Garraud
Maquillage Cécile Kretschmar

Régie générale Pierre Setbon
Régie lumières Éric Louchet
Régie Plateau Pierre Leblond
Électricienne Delphine Perrin
Décors Atelier MC93

-

Production déléguée Compagnie Migratori k. merado.

Coproduction MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre Garonne — scène européenne Toulouse, Centre dramatique national de Besançon Franche-Comté, La Commune — Centre dramatique national — Aubervilliers. Avec l’aide de la DRAC Île-de-France, d’ARCADI — Dispositif d’accompagnement et de la SPEDIDAM.

Avec le soutien du Studio-Théâtre de Vitry.

Remerciements au théâtre de l’Echangeur (Bagnolet), Sabine Macher et Frédéric Vossier.

Biographie(s)
Sébastien Derrey

Sébastien Derrey débute en 1994 comme assistant de Marc François. De 1996 à 2009, il devient dramaturge de Claude Régy, de La mort de Tintagile de Maurice Maeterlinck, jusqu’à Ode Maritime de Fernando Pessoa.

Parallèlement, il est acteur pour Marc François (La Mort de Pompée et Cinna de Corneille, 1994 ; Macbeth de Shakespeare, 1996 ; Le Roi sur la place d’Alexandre Blok, 1998), Noël Casale (Ce qui n’a pas été écrit d’après Virginia Woolf, 1995 ; Le Pont de Brooklyn d’après Leslie Kaplan) qu’il assistera également (Clémence de Noël Casale, 2000), David Lerquet (L’Association provisoire de Serge Cartellier, 2001-2002). 

En 2005, il cofonde la cie migratori k. merado, au sein de laquelle il met en scène Est (2005), Célébration d’un mariage improbable et illimité de Eugène Savitzkaya (2006), EN VIE/Chemins dans la langue de Pierre Guyotat d’après les textes de Pierre Guyotat (2009), Mannekjin (2011) et Tahoe (2013) de Frédéric Vossier, 2011-2013, qui forment un diptyque.

Sébastien Derrey collabore parallèlement avec d’autres équipes et metteurs en scène, récemment avec Stéphane Olry et Corine Miret de La Revue Éclair, pour la Pièce d’actualité N°7 qu’ils présenteront à la Commune en septembre 2017.

Passionné par la Langue des Signes Française, il anime depuis 2006 des ateliers de théâtre pour sourds et malentendants.

Heinrich von Kleist

Issu d’une famille de militaires, il nait à Francfort-sur-l’Oder. Il commence une carrière dans l’armée qu’il quitte en 1799 pour se consacrer aux études et notamment à la physique et aux mathématiques. Il se fiance une première fois avec Wilhelmine von Zenge en 1800 et s’installe à Berlin afin de travailler au ministère de l’économie. Très vite, Kleist doute de son aptitude au service et rêve d’une vie d’indépendance. L’armée, les études scientifiques, le fonctionnariat, rien ne le retient longtemps. Même chose pour ses relations amicales et amoureuses, déjà hantées par le désir d’un double suicide qu’il propose à plusieurs personnes qui lui refusent cette fusion dans la mort. Il se passionne pour l’œuvre de Kant qui marquera à jamais son esprit, ses projets. De ses lectures Kleist plonge dans une profonde dépression. Il quitte sa compagne et entreprend une longue série de voyages à travers l’Europe. C’est à cet instant que Kleist découvre la puissance de l’art et révèle sa nature littéraire. Il écrit des nouvelles, des pièces de théâtre et lance également différentes revues littéraires qui restent éphémères.

En 1807, Kleist est soupçonné d’espionnage et se fait arrêter par les français. Il sera incarcéré quelques mois au Fort d’Anjou puis transféré à Châlons-sur-Marne avant d’être libéré. Son « Amphitryon, une comédie d’après Molière » paraît pendant sa captivité. Il s’installe alors à Dresde. En 1808, il subit l’échec de la représenta on de sa pièce La Cruche cassée et se fâche violemment avec Goethe suite à la publication de Penthésilée. Rejeté et incompris par ses contemporains (le courant roman que allemand), Kleist ne convainc pas de sa singularité et essuie plusieurs échecs et humiliations. Il achève l’écriture du Prince de Hombourg en 1811. Le 20 novembre 1811, Kleist et Henriette Vogel, une musicienne avec qui il entretient une relation amoureuse depuis un an, se donnent rendez-vous au bord du lac de Wansee près de Potsdam où ils se donnent la mort. Kleist tire une balle à Henriette, atteinte d’un cancer, puis retourne l’arme contre lui. On peut lire sur sa tombe un vers tiré du Prince de Hombourg : « Nun, o Unsterblichkeit, bist du ganz mein » (Maintenant, ô immortalité, tu es toute à moi !)