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Saison 2016-2017

Théâtre L'Échangeur, Bagnolet
Présentation

Ce qui nous regarde

Myriam Marzouki
théâtre

24 janvier > 9 février

- 1h30

S'emparer d'un sujet brûlant d'actualité, d'un sujet qui occupe des pages et des pages de journaux, qui enflamme les débats télévisés, qui transcende les idéologies, qui jour après jour, tel un phénix, ressuscite dans les fantasmes et les peurs de tous ceux qui se sentent menacés, pour, l'espace d'un moment, faire un arrêt sur images.

Tel est le désir de Myriam Marzouki, en proposant un théâtre documentaire et subjectif, qui parle à la première personne. Loin des clichés de toute sorte, loin des affirmations définitives, des condamnations sans appel ou des engouements inconditionnels, elle imagine un temps suspendu propice à la réflexion, un moment d'ouverture des imaginaires qui se construit à partir de documents divers – photos de famille, textes, documents vidéo - d'expériences vécues, de musique et de danse.

Elle veut partager une réflexion sur ce « voile », le plus souvent se révélant être un foulard, qui est devenu l'élément essentiel caractérisant LA femme musulmane, identique, comme un modèle unique cloné à l'infini. Mais de quoi « le voile » est il le nom ? Sinon celui d'un signe « mobile, flottant, divers, contradictoire », porteur de valeurs religieuses, de valeurs culturelles, de revendications multiples, signe aussi intéressant à questionner que « la mini-jupe, les talons hauts, le bikini » qui ont il y a quelques années provoqué des débats sociétaux intenses.

Se référant à Pierre Bourdieu, Myriam Marzouki défend l'idée que « lorsqu'on regarde un objet social avec beaucoup d'attention on finit par y voir la société toute entière ». En l’occurrence cette société française empêtrée dans son histoire, refusant souvent d'analyser ses contradictions. En déplaçant le regard, en ralentissant un peu pour mieux voir et mieux entendre, le théâtre permet de dépasser les jugements définitifs pour « éclairer le réel » et tenter de cerner la richesse de la diversité des valeurs, des singularités et des imaginaires.

La presse en parle


Sceneweb, le 21 mai 2016 par Stéphane Capron (lire l'article)
Ce qui nous regarde prolonge l’exploration des imaginaires contemporains menée par Myriam Marzouki depuis la création de sa compagnie : un théâtre politique en forme d’essai poétique, théâtral, chorégraphique et plastique, une tentative de déplacer les perspectives pour dépasser le dualisme.

Générique

Conception et mise en scène Myriam Marzouki

Avec Louise Belmas, Rodolphe Congé, Johanna Korthals Altès, Waël Koudaih.
Avec la participation de Rahama Aboussaber-Tebari, Sabrina Cabralès, Hanane Karimi, Soreya Mammar.

D’après des extraits de textes de Virginie Despentes, Alain Badiou, Pier Paolo Pasolini, Patrick Boucheron et Mathieu Riboulet.

Montage et dramaturgie Myriam Marzouki et Sébastien Lepotvin

Musique Rayess Bek
Lumière Eric Soyer
Vidéo Julie Pareau
Scénographie Bénédicte Jolys
Costumes Laure Mahéo
Regard chorégraphique Magali Caillet-Gajan
Assistanat mise en scène Isabelle Patain

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Production déléguée Théâtre Dijon Bourgogne — Centre dramatique national.

Coproduction MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Comédie de Saint-étienne — Centre dramatique national, Théâtre de l’Union — Centre dramatique national du Limousin, Comédie de Valence — Centre dramatique national Drôme-Ardèche, Compagnie du dernier soir.

Coréalisation L'Échangeur — Cie Public Chérie

Avec le soutien de la Maison des métallos — Paris, du Pôle culturel d’Alfortville, de la Ferme du Buisson — Scène nationale de Marne-la-Vallée, du Centre national du théâtre, de la DRAC Île-de-France et d’ARCADI.

Biographie(s)
Myriam Marzouki

Après avoir mené de front une formation universitaire qui l'a conduite à l'agrégation de philosophie, et une formation théâtrale à l'École du Théâtre national de Chaillot, Myriam Marzouki crée en 2004 la Compagnie du dernier soir. S'écartant du théâtre de répertoire, elle privilégie dans ses projets les adaptations de textes non dramatiques qui lui semblent plus aptes à parler du monde tel qu'il est aujourd'hui. Cherchant à faire entendre sur le plateau des formes de narrations contemporaines et inventives, elle monte le texte de Jean-Charles Massera United Problems of Coût de la Main d’œuvre, puis Europeana, Une brève histoire du XXe siècle de Patrick Ouredník et Laissez-nous juste le temps de vous détruire d'Emmanuelle Pireyre avant de présenter au Festival d'Avignon 2013, Le Début de quelque chose adapté du roman éponyme de Hugues Jallon. Ses spectacles reflètent son engagement pour un théâtre politique jouant des ambiguïtés pour « semer le trouble » chez le spectateur, un théâtre privilégiant la langue et l'esthétique du plateau plutôt que le message purement citoyen.

D'origine tunisienne par son père, elle s'est aussi intéressée aux enjeux politiques et touristiques de ce pays, sujet qu'elle a abordé dans la Session Poster organisée par Boris Charmatz en 2011 au Festival d'Avignon, où elle performe Invest in Democracy, une conférence théâtrale imaginée à partir de documents politiques, journalistiques et publicitaires publiés avant et juste après « la révolution de jasmin » de janvier 2011.

Dans un monde en plein bouleversement, au Nord comme au Sud, le théâtre reste pour Myriam Marzouki le lieu où il est toujours possible de prendre le temps de la réflexion grâce à la fiction qui permet de dépasser une réalité oppressante et mouvante. Cherchant à sortir du quotidien, des images de magazines, des lieux communs et des analyses superficielles elle propose un partage de questionnements ouvert et sans tabou.

Et aussi…
  • Bande-annonce
  • Désislamiser la question du voile, la tirer sur le terrain du féminin et du féminisme
tarifs

de 10€ à 15€

Événements

Rencontre et débat - dimanche 29 janvier à 15h au Théâtre L’Échangeur

Carte blanche à Myriam Marzouki - mercredi 1er février au Magic Cinéma de Bobigny

Retrouvez Waël Koudaih alias Rayess Bek en concert avec La Mirza dans Love and Revenge, le 25 novembre 2016.

À savoir

Théâtre l’Échangeur
59 avenue du Général de Gaulle
93170 Bagnolet
+ d'infos

Un service de restauration est proposé sur place.