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Saison 2016-2017

Pablo Neruda, Bobigny
Présentation

La Mort de Danton

François Orsoni
théâtre

10 > 23 octobre

- 2h

Deux cent vingt-deux ans nous séparent des journées tragiques où Georges Danton et ses amis sont exécutés, dévorés par cette Révolution française qu’ils ont enfantée et qui a rayonné dans toute l’Europe, faisant trembler les tyrans et donnant de l’espérance aux peuples soumis.

Georg Büchner, en fils déçu de ce grand mouvement, construit cette Mort de Danton en imaginant les héros déchus incarcérés et continuant à parler, à discuter, à s’affronter, enfants des Lumières qui ici se dévoilent hors des clichés héroïques.

C’est à la révélation de cet intime que s’intéresse François Orsoni, à ces troubles profondément humains ressentis par ceux qui vont mourir et qui nous apparaissent si proches dans ces moments où les masques tombent face à la mort annoncée.

Cinq acteurs interpréteront tous les rôles de cette tragédie, véritable autopsie de la révolution à laquelle se livre le médecin Büchner. Il dépeint avec force l'ivresse qui s'est emparée de ces hommes et de ces femmes, la violence de la lutte pour le pouvoir, la force du peuple qui rend la révolution possible, la misère du peuple qui la rend changeante et instable.

C'est dans l'urgence que le jeune Georg Büchner, alors âgé de 22 ans, écrit sa première pièce en cinq semaines, entre janvier et février 1835. Il est surveillé par la police de l’Électorat de Hesse depuis qu'il a publié un pamphlet, Le Messager Hessois, considéré comme révolutionnaire par le prince électeur Guillaume II.

Condamnant l'idéalisme de Schiller et de Goethe en inventant un théâtre neuf, expérimental dans une langue d'une vitalité étonnante, Büchner détruit de l'intérieur ce qui aurait pu n'être qu'un théâtre documentaire pour créer de toute pièce une forme poétique et politique qui nous oblige à regarder les hommes du passé par le présent de nos questionnements.

LA PRESSE EN PARLE


Marianne, le 13 octobre 2016 par Jack Dion (lire l'article)
"On assiste donc aux débats enfiévrés qui suivent toutes les périodes révolutionnaires, quand s’impose le choc des consciences, des choix, des hésitations, des trahisons. On mesure combien ces événements, dans leur aspect dramatique et par leur défi aux puissants, ont pu imprimer la mémoire collective"

Générique

Mise en scène François Orsoni

Texte Georg Büchner
Traduction Arthur Adamov
Avec de courts extraits de Michel Houellebecq, Angélica Liddell et Pierre Michon.

Avec Brice Borg, Jean-Louis Coulloc’h, Mathieu Genet, Thomas Landbo, Yannick Landrein, Jenna Thiam.

Dramaturgie Olivia Barron
Musique Thomas Landbo et Rémi Berger
Lumières Dominique Bruguière
Costumes Pascal Saint André
Perruques Cécile Larue
Construction décors Atelier MC93

Régisseur général Antoine Seigneur-Guerrini 
Régisseur son Rémi Berger
Régisseur plateau Karim Hamache
Chef électricien Olivier Bentkowski

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Production Théâtre de NéNéKa.

Coproduction Collectivité Territoriale de Corse, Ville d’Ajaccio, MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Théâtre de la Bastille.

Avec la participation artistique du Jeune théâtre national.

Biographie(s)
François Orsoni

C'est au retour d'un séjour professionnel en Californie que François Orsoni, spécialiste de macro-économie monétaire, décide de s'inscrire dans une école de théâtre. Il a alors vingt-sept ans et débute comme acteur, avant de s'intéresser à la mise en scène pour présenter successivement L'Imbécile et Le Bonnet du fou de Luigi Pirandello. Sa rencontre avec les comédiens Alban Guyon, Clotilde Hesme et Thomas Landbo, l'encourage à fonder, en 1999, sa propre compagnie : le Théâtre NéNéKa.

Plaçant la parole au centre de sa démarche artistique, François Orsoni et ses acteurs questionnent successivement Pirandello, Pasolini, Boulgakov, Büchner, Olivier Py, Dea Loher, Maupassant, Brecht (Jean La Chance et Baal) et plus récemment Ödön von Horváth (Jeunesse sans Dieu), ne négligeant pas un théâtre pour tous les publics en adaptant deux livres de Chen Jyang Hong, Le prince Tigre et Le Cheval magique de Han Gan.

Les auteurs qu'il choisit dénoncent chacun à leur manière l'ordre établi et les faux-semblants, ils dérangent et bouleversent en allant aux plus profonds des questionnements et des contradictions de la humaine condition. Le choix de ces textes est aussi très souvent lié aux lieux, intérieurs ou extérieurs, dans lesquels ils seront présentés et bien sur aux acteurs qui les donneront à entendre. François Orsoni aime travailler avec de longues périodes d'improvisation permettant aux acteurs de créer dans une grande liberté. Soucieux de les faire évoluer dans des scénographies d'une extrême simplicité, il attend d'eux qu'ils deviennent des corps qui disent, au service d'un texte qui parle.

Georg Büchner

Né à Godelau près de Darmstadt, Georg Büchner est le fils d'un brillant chirurgien hessois. À Darmstadt, puis à Strasbourg et à Giessen, il étudie les humanités classiques ainsi que la philosophie et la science modernes : Descartes et Spinoza, les sciences naturelles, l'anatomie et la psychologie constituent ses principaux sujets de recherche. 

En outre, sa haute exigence intellectuelle et politique, son goût de l'agitation républicaine font de lui précocement un étudiant isolé et contraint de chercher des refuges, chez ses parents ou à l'étranger. 

C'est dans ces moments de pauses forcées qu'il écrit les quatre oeuvres que nous lui connaissons : deux drames, La Mort de Danton (1835) et Woyzeck (1836) ; une nouvelle, Lenz (1835) ; et une comédie, Léonce et Léna (1836). Il se destine à l'enseignement et à la recherche en philosophie et en anatomie, mais meurt du typhus en 1837.