Conditions d'existence — Biosphère de la guerre et conditions de vie
Conditions d'existence — Biosphère de la guerre et conditions de vie
Après une première édition imaginée avec Felwine Sarr, le Festival d’Automne confie l’École du soir 2026 à Forensic Architecture.
Sous la direction d’Eyal Weizman, cette agence d’investigation, installée à l’université Goldsmiths de Londres, est composée de chercheurs et chercheuses qui développent des méthodes d’enquête sur les violences d’État, à la croisée de l’art, du droit et du journalisme.
Intitulé Conditions d’existence, cet après-midi de rencontres à la MC93 sera construit en plusieurs chapitres, constitués d’entretiens menés par Eyal Weizman et Ghassan Abu Sitta avec des invités.
Les « conditions d’existence » désignent l’environnement composite qui soutient à la fois les formes de vie biologique et culturelle. Le terme est issu de la Convention des Nations unies sur le génocide, qui interdit notamment d’infliger délibérément à un groupe « des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique », mais il ne s’applique pas uniquement au champ du génocide. La dégradation ou la destruction de l’environnement compromet la capacité d’un peuple à survivre et devient un moyen de contrôle des populations. Les dimensions sociale, numérique et biologique de la vie ne sont pas distinctes : les atteintes portées à un domaine amplifient et aggravent les dommages causés par la destruction des autres. Lorsque les institutions culturelles sont détruites, la capacité d’une société à s’organiser et à offrir des soins mutuels se dégrade également, ce qui affecte la résilience physique, biologique et sociale qui aurait autrement pu atténuer les pires effets de la rareté, de la toxicité ou de la famine.
Avec le Festival d'Automne 2026
Thématiques
- Déstabilisation / Conditions de vie, dysmorphie et biosphère de la guerre : la transformation des services essentiels à la survie quotidienne en armes ; la spécificité de la blessure coloniale
- Médecine de libération : l’économie politique de la blessure / Architecture de la résistance
- Aliénation, désaliénation et réparation : critique de l’humanitarisme et de l’espoir militant
INVITÉ·ES
- Paul B. Preciado, chercheur, commissaire d'exposition et écrivain
- Lara Sheehi, chercheuse
- Michel Fehrer, philosophe
Kali Rubaii, anthropologue
Programme à venir
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Salle Oleg Efremov
5€
Réservations à venir









